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Russie: interrogations et colère après la crue qui a fait plus de 170 morts


La Russie s'interrogeait dimanche sur les causes d'une violente crue qui a fait plus de 170 morts dans le sud-ouest du pays, où le mécontentement des habitants enflait en dépit des assurances données par le pouvoir et de l'aide annoncée par le président Vladimir Poutine.

Au total, 171 personnes ont péri dans la catastrophe, dont 159 pour la seule petite ville de Krymsk et ses environs de l'arrière-pays de la riviera russe de la mer Noire, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police à Moscou.

C'est la zone la plus touchée par les pluies torrentielles tombées dans la nuit de vendredi à samedi. Les 12 autres victimes ont été recensées dans la station balnéaire de Gelendjik et le port voisin de Novorossiisk, le plus important de la côte russe de la mer Noire.

Nombre d'habitants de la zone sinistrée ont affirmé n'avoir été avertis d'aucune manière avant le déferlement de la crue qui les a surpris dans leur sommeil entre 2H00 et 4H00 du matin samedi.

Face à une foule en colère lors d'une réunion dimanche à Krymsk, le gouverneur de la région de Krasnodar, où se trouvent les zones sinistrées, a assuré que les autorités avaient fait tout leur possible.

"C'est comme un tremblement de terre, c'est impossible à prévoir, vous croyez que ça a été fait par l'homme?" a lancé le gouverneur, Alexandre Tkatchev.

"Oui!", ont crié des habitants reprochant aux pouvoirs publics de ne pas les avoir alertés.

"Pour ce qui est de l'alerte, vous pensez qu'on pouvait venir chercher chacun? Et vous auriez quitté vos maisons?", a leur a demandé M. Tkatchev.

"Oui!" ont crié des habitants.

La liste des morts n'a cessé de s'allonger au fur et à mesure du reflux de l'eau et de l'avancée des opérations de secours auxquelles participent un millier de volontaires Cosaques et 600 militaires, selon l'agence Interfax.

"On ouvre les maisons: des cadavres", a expliqué dans la nuit le chef du district de Krymsk, Vassili Kroutko, lors d'une réunion de crise avec le président Vladimir Poutine.

Celui-ci a décrété un jour de deuil national lundi.

Pour le même jour, les services météorologiques annoncent à nouveau de fortes pluies et de la grêle dans la région.

La zone sinistrée présentait dimanche un paysage de désolation, avec par endroits des amas de voitures et d'arbres, des pans entiers de bitume retournés, des maisons éventrées et d'autres portant les traces de ce que les habitants ont décrit comme un "mur d'eau" ayant mesuré jusqu'à sept mètres de haut.

"On déblaie comme on peut, il n'y a aucune aide, notre maison s'est effondrée et il ne reste que les murs", a déclaré à l'AFP une femme, Irina Morgounova.

Selon les autorités locales, plus de 12.000 habitants et 4.000 habitations ont été touchés par le désastre dans ce district qui compte près de 60.000 habitants.

Nombre d'entre eux soupçonnent un lâcher d'eau d'une retenue artificielle située en amont de la ville.

"On n'a jamais vu ça. La vague de sept mètres a tout emporté. Ce n'est pas la pluie. Ils ont ouvert les vannes, mais personne ne le dira jamais", a dit Mme Morgounova.

Le président Vladimir Poutine s'est rendu sur place samedi soir.

"C'est comme un tsunami", a-t-il déclaré en observant la région inondée depuis le hublot de son hélicoptère, avant de se poser à Krymsk.

Lors d'une réunion de crise, il a notamment interrogé dans le détail le chef du district de Krymsk sur l'heure à laquelle il avait reçu une alerte sur le risque de crue et sur la façon dont il l'avait retransmise à la population.

"A quelle heure ?", a demandé à plusieurs reprises M. Poutine, l'air grave, après que le maire lui a répondu avoir reçu l'alerte à 22H00 vendredi.

"J'ai demandé au chef du comité d'enquête russe de venir ici, il va vérifier les actes de tous les responsables : comment est venue l'alerte, quand elle est venue, quand elle aurait pu venir, quand elle aurait dû venir et comment chacun a agi", a alors déclaré M. Poutine.

Une enquête a été ouverte pour homicides par imprudence.

M. Poutine s'est aussi fait répéter plusieurs fois par un responsable que la retenue artificielle de Neberjdaevskoe, située en amont de Krymsk et destinée à alimenter en eau potable Novorossiisk, n'avait pu effectuer aucun lâcher d'eau intempestif ayant pu causer la catastrophe, autre que le simple délestage naturel par son conduit de trop-plein.

Le président russe a par ailleurs promis des aides financières pour les maisons détruites et des indemnisations, notamment 2 millions de roubles (50.000 euros) pour chaque famille de victime.

Par AFP

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Publié : 08/07/12 - 08h20
Mis à jour : 08/07/12 - 21h10
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