Mis en examen pour viol en août 2010, l’assassin présumé d’Agnès était sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.
Matthieu était âgé de 16 ans lors des faits commis dans le Gard en août 2010. Mis en examen pour viol, il a effectué quatre mois de détention provisoire. Les experts psychologues qui ont rencontré le jeune homme ont relevé des « troubles de la personnalité » et l’ont jugé « réadaptable », a déclaré Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Clermont-Ferrand. Sur la base de cette expertise, un juge a accepté sa demande de mise en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès. Les modalités de ce contrôle-suivi médical, scolarité en internat, interdiction de séjour dans le Gard – ont été fixées par le juge d’instruction, le juge des libertés et de la détention, en accord avec un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), et avec l’avis favorable du parquet de Nîmes. « Cela me paraît logique au vu des éléments dont les juges disposaient », observe une ancienne juge des enfants. « Ce sont des personnes normalement compétentes qui ont fait leur travail et malheureusement les choses ont mal tourné », analyse Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny.
« A l’époque, ce garçon avait 16 ans. Sur 100 jeunes de cet âge-là qui font ce genre de chose, 95 % vont se tenir tranquille et ne jamais recommencer », explique Roland Coutanceau (*), psychiatre et criminologue. Les 5 % restants, les plus dangereux sont, eux, difficilement repérables. Mais il existe tout de même, selon le psychiatre, « deux manières » de les identifier comme tel. Et de détailler le processus : « On s’interroge d’abord sur la personnalité du mineur. Est-il malade mental ? Atteint de troubles de la personnalité ? Est-il immature, impulsif, mégalomane, paranoïaque, tordu dans sa relation avec les autres… » Ensuite, le spécialiste invite à s’interroger au niveau criminologique, sur le mode opératoire utilisé par l’adolescent. Et là, selon Roland Coutanceau, plusieurs critères doivent amener à la plus grande prudence. « L’utilisation d’une arme est un signe d’alerte, la séquestration, le fait que la victime ait été humiliée… L’organisation, la préparation de l’agression, sont des signes très inquiétants. Il y a enfin à prendre en compte le discours de la plaignante. La façon dont elle décrit l’agression qui traduit l’intimité de l’homme dans l’action. »
« Nous avions des éléments de sa scolarité, mais pas connaissance de son passé judiciaire. On savait qu’il avait eu des ennuis avec la justice, mais on n’en connaissait pas la nature. Et nous n’avions aucun contact avec les services de justice », a déclaré, hier, Philippe Bauwens, directeur du collège-lycée cévenol du Chambon-sur-Lignon. Puis la direction du collège a finalement reconnu avoir eu connaissance des quatre mois de prison effectués par le jeune homme sans connaître le motif de l’incarcération. « Nous avions accepté dans notre établissement, un jeune garçon convaincu de viol », a commenté, « sidéré » Jean-Michel Hieaux, vice-président du Collège cévenol. Une discrétion qui s’explique par le fait que l’affaire étant encore à l’instruction et donc couverte par le secret. Dans ces circonstances,
le psychiatre et le psychologue qui suivaient Matthieu n’étaient probablement pas informés des détails de la première affaire. Difficile dans ce cadre-là de pouvoir « traiter » l’adolescent. « Si le thérapeute n’est pas au courant du détail du passage à l’acte, il n’a pas les éléments pour travailler le jeune avec ses tentations morbides », relève Roland Coutanceau.
*Roland Coutanceau, Les blessures de l’intimité, Odile Jacob, octobre 2010.
Prenant pour exemple le meurtre d'Agnès, Pierre Moscovici et Manuel Valls, deux piliers de la ...
32 commentaires
simplement a à l'évocation de cette phrase : je savais qu'il avait eu des ennuis avec la justice..le directeur aurait du en savoir plus
il pourra argumenter sur tout ce qu'il veut, il n'a pas fait son travail les psys dans le meme sac, le psy de l'établissement le savait, donc qu'ils arrettent d'envoyer des arguments factuels, ils faut qu'ils commencent a tous a analyser leur érreur, et qu'ils l'a reconnaisse....y a plus a polémiquer sur le pourquoi du comment, un crime a été commis ils doivent tous etre juger et payer..
L'expert s'il se juge mal payé fait-il une expertise minute entre deux portes?Pas de lien justice psychiatrie, suivi psychiatrique insuffisant, psys qui travaillent en solo sans se préoccuper du passé.........
Comment une personne ayant perpétré un premier crime sexuel avec préméditation à 15 ans peut etre jugé non dangeureux et laissé livré à ses pulsions dans un internat mixte ?
Il a prémédité, il préméditera. N'avons nous pas assez d'exemple de meurtriers en série pour les crimes sexuels?
il est temps que les experts nous proposent des solutions pour proteger ces malades et les victimes potentielles des consequences de ces affections mentales.
D'autres journaux parlent du fait que le suivi médico-légal du présumé assassin prévoyait que celui-ci devait aller dans un internat. D'accord pour l'internat, mais un internat de garçons qui l'aurait mis de fait à l'écard des filles. Or là c'est un internat mixte qui l'a reçu. Je vois deux responsabilités fortes : celle de la justice qui ne s'assure pas que l'internat retenu met le garçon effectivement à l'écart de filles, celle de la famille de ce garçon qui opte pour un internat mixte alors qu'elle savait les problèmes de son fils.
Récidivistes et sous contrôle???? Cherchez l'erreur.....
Pendant que les PSY, se posent un tas de questions, sans aucune gêne, le récidiviste opère..
Quant au personnel de l'établissement celui-ci dit ne pas savoir.....Mensonge..
Les autres collèges n'en n'ont pas voulu.....Quand on sait qu'un futur élève a eu des soucis avec la justice, son rôle est de s'informer afin de protéger les autres élèves....et Agnès aujourd'hui ne viendrait pas agrandir le nombre des victimes....
Il faut supprimer cette corporation de psy, d'experts à 2 balles,tous ces ramasse monnaies qui ont surtout l'intelligence de la récupération de pognon!
Ca n'a pas de sens.
Si on est pas sûr que le mec soit un violeur, ok, on peut pas le garder enfermé. C'est pas terrible comme solution, mais les fausses accusations ça arrive et plus souvent qu'on ne le croit.
Si on est sûr que le mec est un violeur mais qu'il se trouve dans ces circonstances un peu en marge entre le rapport consenti et le viol mais qu'il est sain d'esprit, pareil, on peut envisager de le relacher.
Mais si on est sûr que c'est un violeur et qu'en plus il est malade, donc récidiviste en puissance, et que malgré tout on le relache quand même, à quoi ça sert d'avoir des experts ?
Qu'on propose une loi : tous les violeurs relachés seront confiés dans les familles des juges et des experts judiciaires.
Là je pense qu'ils prendront leur boulot un peu plus à coeur ...
t
Un internat mixte...! Quel parent de jeune fille mettrait sa fille dans un internat mixte ou est hébergé un violeur..? Quand on connaît les cas de récidives .. Bonjour les psys et les magistrats!! Ce n'était pas leur propre fille..
la direction de l internat savait que cet individu avait fait de la
prison.au mois de juin il passe en conseil de discipline pour violences sur des filles.la le directeur se devait de contacter la gendarmerie pour leur demander des precisions sur son incarceration,et prendre la decision de le virer.il y a mise en danger de la vie d autrui.j irai meme jusqu a non assistance a personnes en danger,pour l ensemble des filles de cet internat
Et donc c'est lui qui, pour son premier viol, était parti en chasse de sa victime avec un couteau et une corde ?
C'est ça "réadaptable" ?
On sait qui c'est l'expert ? Il va venir défendre son rapport devant les caméras ? C'était quoi le contexte, c'était midi ou 17h passé, cocher la case "réadaptable" impliquait moins de paperasse avant de rentrer à sa maison ?
C'est vraiment n'importe quoi.
@audipapa62 si vous pouvez affirmer que les directeurs ont un accès libre et systématiques aux casiers judiciaires des élèves et que les gendarmes divulguent ce genre d'information dans une affaire en cours d'instruction, alors votre accusation est fondée. A défaut faudrait peut être éviter de porter des accusations à tort et à travers.
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renard357, le 21 mai à 13:36
NON C'EST PAS "nouveau" que vous nous emmerdez avec ce mot....merci
bidule 1er, le 21 mai à 13:35
que ce MR ne cherche pas une mauvaise excuse ? c'est trop grave , on aimerait que se soit ...
Black swan, le 21 mai à 13:35
Franchement je ne vois pas la mafia tuer des étudiants!? Probablement un acte isolé comme le dit ...
Black swan, le 21 mai à 13:27
Le crirc pourrait avoir servi à frapper et non à frappée...
renard357, le 21 mai à 13:26
nellyolson, le 21 mai à 13:03
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HeyBaal, le 21 mai à 13:23
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Bluesun, le 20 mai à 19:58
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pasloi, le 21 mai à 02:43
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rafale, le 21 mai à 12:33
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