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Drame familial dans la Meuse

Faits divers


Un homme a tué, mardi, son épouse et blessé son fils avant de se suicider.

Peu après 15 heures, le corps est repêché par les plongeurs venus de Strasbourg, à l’endroit où se rencontrent la Meuse et le canal
Peu après 15 heures, le corps est repêché par les plongeurs venus de Strasbourg, à l’endroit où se rencontrent la Meuse et le canal MaxPPP

Dimanche, la famille participait à un pique-nique avec d’autres habitants d’Inor, sur les bords du canal. Tandis que Jean-Michel Dormoy, 56 ans, jouait au football avec son fils âgé de 8 ans, son épouse, Chantal, 49 ans, s’occupait de leur fille de 13 ans. Sous un soleil de plomb, la famille paraissait unie. « Ils avaient de la joie de vivre », explique une voisine, présente à l’événement. Rien ne laissait présager que Jean-Michel allait tuer son épouse et blesser grièvement son fils, lundi matin. Avant de se donner la mort.

Une masse à fendre le bois

Il est un peu plus de 7 heures quand les pompiers arrivent devant la maison située au 68, route principale. A l’intérieur, ils découvrent, dans son lit, le corps sans vie de Chantal. Elle a été frappée à plusieurs reprises par une masse à fendre le bois. Plus loin, dans une autre chambre, ils retrouvent le corps inanimé du petit dernier. Lui aussi a reçu des coups avec la même arme. Il a subi un « énorme traumatisme facial », indique à l’Agence France-Presse le procureur de la République de Verdun, Yves Le Clair. L’enfant a été héliporté vers le centre hospitalier de Nancy. Il se trouve en soins intensifs. Son pronostic vital est engagé. L’adolescente, elle, a également subi de nombreuses violences. Elles présentent des blessures à l’avant-bras mais « a pu se sauver et a donné l’alerte », poursuit le procureur.

Le père de famille, lui, a pris la fuite. Il est alors activement recherché par les gendarmes de la compagnie de Verdun, sous les ordres du commandant Pierre-Yves Letrong. Les militaires quadrillent le périmètre autour du village en quête du moindre indice. Un hélicoptère de la section aérienne de Metz survole le village et le canal durant toute la matinée. Vers 10 heures, les gendarmes aperçoivent la voiture de Jean-Michel. Elle était garée sur un petit chemin, à proximité de la Meuse. La brigade cynophile de Bar-le-Duc est appelée en renfort. Le chien suit une piste. Puis il s’arrête sur les rives du fleuve. Peu après 15 heures, le corps est repêché par les plongeurs venus de Strasbourg, à l’endroit où se rencontrent la Meuse et le canal. À quelques mètres à peine de la scène de crime. « C’est un suicide », affirme Yves Le Clair.

« Des gens très agréables »

Une enquête est en cours pour déterminer les causes du drame. « Il n’y a aucune explication. Il n’y a pas désordre dans la maison, le suspect ne présentait pas d’alcoolisation massive », souligne le procureur. Dans le village, les habitants sont sous le choc. Les deux enfants du couple allaient à l’école communale. « Ils étaient très gentils, très bien élevés. Je les ai gardés jusqu’à l’été dernier », explique une proche. La directrice de l’établissement, seule pour gérer toutes les classes, affirme que « le nécessaire a été fait par rapport aux enfants, avec la mise en place d’une cellule psychologique ». Le gérant de l’Auberge du Faisan d’Or connaissait bien le couple. « Ce sont des gens très agréables », raconte-t-il. Jean-Michel avait perdu son emploi l’année dernière. Il travaillait depuis quelques semaines en tant qu’ouvrier à quelques kilomètres de son domicile. Il était aussi membre du conseil municipal d’Inor depuis 2008. Chantal, elle, était aide-soignante dans une maison de retraite à Stenay. « C’était une fille du pays. Ses parents étaient cultivateurs. Elle s’occupait très bien de ses enfants. Elle leur avait même acheté un âne », confie une voisine.

Thibaut Chevillard et Jean Rioufol
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Réactions à cet article1 commentaire

  • Anonyme-77656, le 28 juin à 09:13

    Anonyme-77656
    alpinistes

    Moi je commence à en avoir assez de toujours entendre la même rengaine pour ces alpinistes du dimanche pour la plupart. Ils connaissent les risques et dans ce cas il faut les assumer, car personne ne les oblige à prendre ces risques et sans parler du coût de l'organisation des secours pour le contribuable. Par contre la presse est beaucoup moins volubile, pour ne pas dire muette lorsqu'un pauvre malheureux est tué sur son lieu de travail : et pour lui c'est une obligation et non un loisir.



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Publié : 28/06/11 - 06h34
Mis à jour : 28/06/11 - 06h40
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