Toute la semaine, France-Soir vous fait découvrir ce que sont devenues les « maisons de l'horreur », ces lieux qui, un jour, ont été le théâtre de crimes atroces. Troisième étape, Sart-Custinne, chez Michel Fourniret.
Jeudi 8 octobre 2009, tribunal civil de Dinant, en Belgique. Le juge François Francis examine la demande de saisie-exécution de la maison de Michel Fourniret. Celle du 18, rue de Vencimont, à la sortie de Sart-Custinne, près de Gedinne. Une bâtisse en pierre située à une dizaine de kilomètres de la frontière française, que celui qu'avait surnommé les médias le « monstre des Ardennes » avait achetée avec son épouse, Monique Olivier, en 1991. En passant la frontière, ils voulaient échapper à Jean-Pierre Hellegouarch, à qui Fournet avait dérobé le butin du « gang des postiches ». Le fils du « couple diabolique », Sélim - baptisé ainsi en l'honneur d'un compagnon de cellule de Fourniret - est alors âgé de 2 ans et demi.
Le 26 juin 2003, les gendarmes s'apprêtent à faire irruption dans la maison. Ils soupçonnent Fourniret d'avoir, un peu plus tôt dans la journée, essayé d'enlever une adolescente à Ciney, à 50 kilomètres plus au nord. En début d'après-midi, Marie Ascension, 13 ans, part faire des courses quand le conducteur d'une camionnette blanche lui demande son chemin. Il lui propose de l'accompagner, elle accepte. L'homme devient brutal, la ligote, la jette à l'arrière du véhicule et repart. Par chance, elle parvient à s'échapper. Une automobiliste la recueille et prévient les secours après avoir noté le numéro de la plaque d'immatriculation du Citroen C25 qui prend la fuite : BMP 967. À 16h55, les gendarmes, qui ont identifié le propriétaire du véhicule, se rendent à Sart-Custinne pour l'arrêter. Ils retrouvent, dans la camionnette, une carte postale écrite par Marie, un lit de camp, des taches de sang, des préservatifs, une jupe d'enfant et des débris d'ampoule d'éther. Dans la maison, ils mettent la main sur plusieurs armes à feu et remarquent que des chaînes sont fixées à un mur. Le lendemain, la Belgique découvre dans la presse le visage de Michel Fourniret.
Le 28 mai 2008, le couple diabolique est condamné par la cour d'assises de Charleville-Mézières à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres et deux assassinats de jeunes filles en France et en Belgique. Michel Fourniret et Monique Olivier doivent verser comme indemnisation 1 888 000 euros aux parties civiles. Le couple étant insolvable, celles-ci ont demandé à la justice belge de saisir la maison de Sart-Custinne en vue d'en obtenir la vente et de percevoir une partie des sommes qui leurs sont dues. Mais lorsqu'ils ont acheté la maison, en 1991, Michel Fourniret et Monique Olivier en avaient laissé la nue-propriété à leur fils, Sélim. Il en est le propriétaire légal. Voulaient-ils protéger leur patrimoine au cas où ils se feraient attraper un jour ? Lors de l'audience du 8 octobre 2009, le tribunal a répondu qu'il n'était « pas rapporté à suffisance que l'acte incriminé a été fait dans le but de frauder les droits des créanciers » et a rejeté la demande des parties-civiles.
Aujourd'hui, la maison de Sart-Custinne est à l'abandon. Les fenêtres ont été condamnées avec des plaques de bois. « Elle appartient toujours au fils de Fourniret qui ne veut pas la vendre. En plus, elle est encore sous scellés, il y des enquêtes judiciaires qui se poursuivent je crois », nous confie une secrétaire de la mairie de Gedinne. A l'époque, Monique Olivier avait déclaré aux enquêteurs que son mari avait assassiné, entre 1996 et 2000, plusieurs jeunes filles venues pour s'occuper de leur petit garçon. Mais elle n'a jamais voulu désigner l'endroit précis où les corps étaient enterrés. Les fouilles, effectuées entre 2004 et 2006, n'ont jamais abouti et les adolescentes jamais retrouvées. Sélim, lui, a changé de prénom. Il s'est rapproché de la famille du premier mari de sa mère, Monique Olivier, et de ses deux demi-frères, âgés de 27 et 28 ans. Le jeune homme a refait sa vie dans la région de Vallauris, dans les Alpes-Maritimes, et ne porte aucun intérêt à la maison de Sart-Custinne. L'employée de la mairie, elle, aimerait qu'elle soit abattue rapidement. « Mais il faudra encore attendre ».
Jeudi, le chateau de « l'Ogre des Ardennes »
A l'époque, Monique Olivier avait déclaré aux enquêteurs que son mari
avait assassiné, entre 1996 et 2000, plusieurs jeunes filles venues pour
s'occuper de leur petit garçon. Mais elle n'a jamais voulu désigner
l'endroit précis où les corps étaient enterrés.
Cette maison devrait ne plus exister, je ne comprends pas ce "fils" ! A la place je mettrais un chêne avec une plaque ! :
Un jour, les jours de cette maison saigneront car chaque fois qu'il s'est passé un crime ou des tortures sanglantes dans une maison, les murs de celle-ci se mettent un jour à saigner. Même quand elle sera détruite, il se passera quelque chose à l'endroit où elle a été construite et où des jeunes filles innocentes ont souffert le martyre.
amazonia, le 25 mai à 04:14
Ben26, le 25 mai à 00:02
Ce type ne peut pas, légitimement, prétendre au titre de "président des Français" car il a ...
amazonia, le 24 mai à 19:36
pour les chirurgiens hommes et femmes ! ROBOTS super progrès . les chirurgiens/ médecins ...
amazonia, le 24 mai à 19:29
le maxi rétropédalage des gauchos ! de la mini -jupe a la burqua ! silence! aujourd'hui ! ou ...
amazonia, le 24 mai à 19:19
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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