Une bande de voleurs a été arrêtée en Italie en possession d’un fabuleux butin : une douzaine de tableaux de maîtres dérobés à une riche résidente monégasque.
L’arrestation est digne d’une scène culte du film L’aventure, c’est l’aventure. Comme Lino Ventura et Aldo Maccione, c’est au hasard d’un banal contrôle routier que les malfaiteurs de l’histoire se sont fait prendre. Aucun des deux n’a cependant eu la présence d’esprit de s’écrier : « J’ai volé la voiture ! » en hommage au film ou pour justifier de l’étrange chargement que les autorités ont retrouvé dans leur véhicule. Les automobilistes ont cependant trouvé une autre excuse savoureuse, quoique assez peu crédible.
Le 28 mai dernier, les carabiniers italiens arrêtent la voiture en question aux abords de la ville de Monza, non loin de Milan. A son bord, deux hommes de 46 et 50 ans. Aucun d’eux n’a le permis de conduire, l’assurance n’est pas en règle. Surtout, un tableau est caché dans le coffre à bagages. Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’une nature morte du peintre italien Giorgio Morandi, figure de proue du courant artistique Novecento, une toile estimée à 200.000 €. « Un cadeau », jurent les larrons en guise d’explication. Leur version ne convainc pas les policiers, d’autant que les deux hommes n’ont pas des CV de premiers communiants : l’un a déjà été condamné pour fraude et l’autre est fraîchement sorti d’une prison où il séjournait pour « infractions contre le patrimoine ». Renseignements pris, la toile de Morandi est inscrite au fichier des œuvres d’art recherchées par Interpol et son vol a été signalé par la sûreté publique de Monaco en mars de cette année.
Grâce à cette prise, les enquêteurs remontent la piste des voleurs de tableaux jusqu’à Albenga, une ville de Ligurie proche de la frontière française. Là, dans l’angle d’une cour d’immeuble, ils découvrent un conteneur. Dans celuiu-ci, au milieu de diverses crèmes et objets de toutes sortes, une valise de voyage rouge, de marque Samsonite. Dans la valise, un formidable butin : une dizaine de toiles peintes par des grands maîtres du XIXe siècle, des pièces uniques qui ont fait le tour du monde pour être exposées dans de nombreux musées, comme en témoignent les étiquettes des célèbres établissements toujours collées à l’arrière de leurs cadres. Entassés dans le bagage, les enquêteurs mettent au jour quatre autres natures mortes de Morandi, deux toiles d’Andy Warhol représentant le premier président de la République populaire de Chine, Mao Tsé-toung, un tableau du peintre cubiste Fernand Léger datant de 1935, une toile de l’Italien Virginio Ghiringhelli, un portrait de femme de Balthus, et deux peintures ethniques japonaise et indienne du XIXe siècle.
Un lot de chefs-d’œuvre de la peinture estimé à près de 2,5 millions d’euros. Des petites toiles, pour la plupart, « certainement choisies pour leurs dimensions réduites qui les rendent plus faciles à transporter et pour leur valeur artistique inestimable », explique le capitaine Andrea Ilari, commandant de la brigade chargée des recherches. « Ce ne sont pas des œuvres faciles à revendre, poursuit-il. Elles sont aisément identifiables et traçables, grâce aux étiquettes sur leur verso, qui témoignent de leur passage dans les plus importantes galeries européennes (dont la Tate Gallery de Londres). »
C’est certainement parce qu’ils avaient trouvé un acheteur pour le Morandi que les deux Italiens ont pris le risque de transporter le tableau dans une voiture. Selon la police italienne, il s’agirait d’un acte isolé, sans rapport avec un réseau organisé. Les deux hommes incriminés ont été arrêtés, ainsi que leur complice présumée, une Roumaine de 36 ans. Mais le plus étonnant est que la totalité de la collection aurait été, selon le journal Monaco-Matin, dérobée sans effraction à un seul et même endroit : la demeure de Paola Folon à Monte-Carlo. La dame n’est pas n’importe qui : veuve de l’artiste belge Jean-Michel Folon, célèbre pour ses affiches et ses aquarelles, elle est aussi la fille de Gino Ghiringhelli, directeur de la célèbre galerie milanaise Il Milione et ami de Giorgio Morandi. Grande connaisseuse de l’art contemporain, Paola Folon posséderait une très importante collection personnelle. Une collection dont elle serait si fière qu’elle n’aurait pu faire autrement qu’en parler, estime la presse italienne sur la foi d’une indiscrétion de la police. Absente de sa demeure au moment du vol, la collectionneuse devrait sa mésaventure à son incapacité à tenir sa langue, d’après la même source, qui précise que « ses bavardages lui ont été fatals ».
amazonia, le 18 mai à 12:54
la critique : RECIPROCITE ? UMPS ? les humoristes plus mous ! comme notre capt'ain de ...
amazonia, le 18 mai à 09:55
vous dite = LA FRANCE en récession? des emprunts pour qui? Distribution de millions au Mali ...
amazonia, le 17 mai à 19:56
la guerre du mensonge aussi le poid des mots et choc des photos! PSG tour eiffel =qatar l'image ...
MESSAWOOD57, le 17 mai à 19:12
C’est curieux ! Pourquoi Debré réclame-t-il un gouvernement d’Union Nationale ? Et puis , le ...
MESSAWOOD57, le 17 mai à 18:49
Il n’y a rien à Merkel…Isé Hollande agit pas esprit commercial et commercialement ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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