La flambée de la valeur de l’or a, ces derniers mois, provoqué une augmentation de la délinquance. Vols à l’arraché, cambriolages, braquages de bijouteries se sont multipliés, encouragés par les facilités de rachat du métal précieux.
Depuis quelque temps, l’expression « valoir son pesant d’or » prend toute sa mesure. Jamais le métal jaune ne s’est échangé contre autant de billets verts. Mercredi, l’once d’or (à peu près 31,10 grammes) était cotée à 1.532 $. Un prix jamais atteint dans l’histoire. A titre de comparaison, la même once valait 35,20 $ en janvier 1968, soit 43 fois moins. Une hausse fulgurante qui s’est amorcée au début des années 2000. La faute, pêle-mêle, à la crise économique, aux incertitudes géopolitiques, à la baisse du dollar et à la menace de l’inflation. L’or, c’est de notoriété publique, est la valeur refuge par excellence en temps tourmentés. Un refuge aux airs de caverne d’Ali Baba, qui attire les convoitises.
L’aubaine est d’abord commerciale, car revendre ses vieux bijoux lorsque le cours de l’or est haut peut considérablement aider à arrondir les fins de mois. Cela marche aussi pour les acheteurs, qui voient une occasion inespérée de ramasser des réserves de métal précieux et de faire des marges professionnelles importantes en faisant fondre le métal pour le revendre sous forme de lingots. De fait, la hausse de la valeur de l’or a suscité bon nombre de vocations. Sur Internet, à la télé, sur les marchés et dans les bijouteries traditionnelles, tout le monde se lance avec avidité sur le marché. Les officines spécialisées dans le rachat de bijoux et autres comptoirs de l’or ont fleuri un peu partout dans le pays depuis quelques années. Publicités racoleuses à l’appui, chacun est invité à vider ses fonds de tiroirs pour se remplir les poches, le tout de manière « discrète », si ce n’est « anonyme », rétribué en liquide et souvent à distance.
« C’est très tentant pour les gens, à un moment où le pouvoir d’achat est au plus bas. Ceux qui vendent leurs bijoux ont besoin de liquidités très rapidement, les entreprises de rachat d’or profitent de la misère », assure Pierre Azema, délégué national province du syndicat Alliance Police. D’autant que le commerce de l’or en France est « encadré » mais relativement libre, et donc difficile à contrôler. De quoi attiser l’appât du gain facile. « Les voyous sont là où est l’argent », confirme Pierre Azema, qui explique que « la hausse du prix de l’or a entraîné une nouvelle vague de délinquance ».
Tous les types de malfaiteurs ont fait leur affaire des fluctuations boursières. L’étendue nouvelle des possibilités « d’écouler » la marchandise provoque une flambée de petite délinquance d’amateurs, souvent très jeunes, qui se lancent principalement dans le vol à l’arraché et le cambriolage de particulier. La région de Marseille, particulièrement touchée par le phénomène, est partie en croisade contre les vols avec violences, « cette délinquance qui traumatise les victimes », selon le procureur de la ville. Les braqueurs amateurs se déplacent également dans les bijouteries, dont les tenanciers sont particulièrement inquiétés par le phénomène. Pour Jean-Baptiste Donnet, de l’Union française de la bijouterie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, la hausse du cours de l’or a développé un phénomène de délinquance plus « spontanée » : « Ce ne sont plus les bandes organisées qui sévissaient jusqu’à maintenant, mais des malfaiteurs qui passent devant un commerce par hasard et reviennent un peu plus tard pour la dévaliser. Ils sont dangereux, ont moins de sang-froid, c’est ce qui explique que beaucoup de braquages aient dégénéré ces derniers temps. »
Les syndicats de professionnels de la bijouterie ont commencé à s’organiser pour assurer leur défense. Reçus par le ministre de l’Intérieur le 21 avril dernier, ils entendent sensibiliser la profession et mettre en place de nouveaux moyens de prévention en coopération avec les forces de l’ordre. Commerçants, policiers et victimes réclament aussi un durcissement de la législation sur la vente du métal jaune, pour éviter que la fièvre de l’or ne devienne une épidémie.
Dans un entretien à la Repubblica, "Don" Tonino Screti, ancien trésorier de l'association ...
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il sont alaffut en plus publicitee par la presse il surveille renseignee vous avant de portee cet bijoux roger
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ALHTZ, le 21 mai à 16:48
Je pense qu'il faut qu'il arrête de se la péter le Président Normal. Lors de ses réunions, ...
LE SEIGNEUR DES SONGES, le 21 mai à 16:37
Marc62, le 21 mai à 16:37
Il faut bien faire la différence entre les gens "normaux" : Ouvriers, employés, avocats , ...
Packaging1, le 21 mai à 16:34
attendons pour voir ce qui sort de ces négociations. Combien de militaires resteront sur place ...
Jigoro, le 21 mai à 16:33
Autrefois (après la deuxième guerre mondiale) tous les enfants qui arrivaient au "certificat ...
nellyolson, le 21 mai à 15:30
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HeyBaal, le 21 mai à 16:06
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Bluesun, le 20 mai à 19:58
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pasloi, le 21 mai à 14:45
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