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La fin de la Belgique est-elle proche ?

International

Publié le 5 septembre 2010 à 13h16
Mis à jour le 5 septembre 2010 à 12h58

Oui, selon une des responsables politiques belges les plus importants, Laurette Onkelinx, qui a appelé à « se préparer à la fin de la Belgique ». Le royaume qui préside actuellement l'Union européenne est paralysé par des désaccords irréconciliables entre wallons et flamands.

« Espérons d’abord que ça n’arrive pas parce qu’en cas de scission, ce sont les populations les plus fragiles qui en paieront le prix le plus lourd », a-t-elle déclaré dans un entretien paru dimanche dans le quotidien La Dernière Heure.

La scission, voeu de nombreux Flamands

« D’un autre côté, on ne peut plus ignorer que parmi une grande partie de la population flamande, c’est un voeu », a poursuivi Mme Onkelinx, vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique dans le gouvernement qui gère les affaires courantes.

« Donc, oui, il faut se préparer à la fin de la Belgique. Sans quoi on risque d’être les dindons de la farce », a-t-elle jugé. « Quand je vois les courriers que je reçois... Énormément de personnes imaginent que cela est possible. Les politiques doivent donc s’y préparer », a averti Mme Onkelinx, figure du parti socialiste francophone dirigé par Elio Di Rupo.

Deux médiateurs pour relancer les négociations

Celui-ci a mis fin vendredi à ses négociations avec les dirigeants séparatistes flamands pour trouver une issue à la crise belge.

Le roi des Belges Albert II a annoncé samedi soir la désignation de deux médiateurs, les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, un francophone et un flamand, pour tenter de relancer les négociations visant à former un gouvernement et surmonter ainsi la crise politique.

Un haut responsable du parti socialiste francophone, Philippe Moureaux, a brisé un tabou cette semaine en évoquant la scission du pays. « On est jusqu'à présent dans un processus de délitement de l'Etat. On va peut-être entrer dans l'organisation progressive de la séparation », a-t-il dit.


Par Actu France-Soir
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Réactions à cet article2 commentaires

  • Théodora, le 6 sep à 08:22

    Théodora
    Un referendum

    Bien que l'entité "belge", ne tienne plus à grand chose, tout se

    passe comme si de rien n'état.

    Les affaires courantes sont traîtées comme d'habitude et la population continue de ronroner en vaquant à ses activités.

    Le touriste de passage à Bruxelles serait bien loin d'imaginer un pays "en crise". Que faut-ils aux belges pour s'émouvoir d'une telle situation, pour qu'enfin ils bougent, demander le droit à la parole par le biais d'un referendum?

    Ils leur manquent tout simplement ce sentiment d'appartenance qu'on les vieilles nations.

    Alors séparation, confédération ne poussez pas les beges dans leurs derniers retranchements! ! Ils n'en ont pas! Pays imaginaire, avec la tête dans les nuages à la Magritte!

    La chute sera d'autant plus violente!



  • nord_in, le 7 sep à 03:44

    nord_in
    En tant que Bruxellois...

    ...je me permets de rajouter que cette crise n'affecte en rien la vie quotidienne des belges d'une manière générale pour la simple et bonne raison que très très peu d'information (et de surcroît très vague) ne passe à travers les médias. Déjà, laissez-moi vous dire que la presse française (tout comme les médias belges francophones - je ne lis pas la presse flamande) a une très mauvaise manière d'expliquer le problème de BHV, les enjeux du refinancement des entités fédérées et la question de la parité linguistique. Il suffit de voir la carte de la Belgique proposée par TF1 pendant le JT de 20h qui date de je ne sais plus quand.


    Bref, la raison de ce bordel: la particratie en Belgique ! Les différents partis dits traditionnels se partagent le pouvoir (avec +/- d'alternance selon les régions, les enjeux d'actualité (ex: charleroi, agusta, la dioxyne, dutroux...) touchent tous les partis de droite comme de gauche. Toutes sortes de scandales de part et d'autre de la frontière linguistique. La "Belgique de papa" c'est ça, le clientelisme, l'assistanat, l'hypocrisie, la corruption, les intérêts privés, l'évasion fiscale à hauteur de millards d'euros, le poids de structures fédérales féodales et bien trop complexes pour que les citoyens ne s'y retrouvent et s'y intéressent, une monarchie conservatrice, sans pouvoir mais tout de même influente... En France on leur coupe la tête non ? Ici on les nourrit et on les loge, et pas dans des logements sociaux !!!


    Les flamands ont tjrs été de droite... le CDV est un parti conservateur tantôt de droite, tantôt de gauche... ils ont presque toujours dirigé la belgique depuis la 2e GM. En wallonie, ancienne source de revenus de la belgique, avec son charbon et son acier ont fait de la belgique la 2e puissance économique mondiale (sans oublier l'uranium, le diamant, l'or du congo!) pendant un bon moment. Tout s'est écroulé, et qd les mines ont fermé et que les industriels de l"acier ont commencé à quitter l'europe pour produire moins cher en asie, le chomage a grimpé.... il est en moyenne de 15% constamment en wallonie, 25% à bruxelles et 9% en flandre !


    Autre problème: le financement des régions... en belgique on peut travailler librement dans n'importe quelle région et surtout, on paie ses impôts sur le revenu dans la région dans laquelle... on vit! Résultat sur Bruxelles: 350.000 travailleurs interrégionaux viennent de remplir les poches à Bruxelles, n'y paient aucun impot et alors que parmis ces 350000 travailleurs se trouvent également les mieux rémunérés, il s'agit d'un énorme manque à gagner ! CSQ de tout ça: étant donné que l'argent public national (donc fédéral) est redistribué selon l'apporte de chaque région, Bruxelles qui 'paie' des flamands et des wallons perd beaucoup d'argent car nous créons de la richesse mais nous n'en profitons pas. Sans oublier que la plupart se rendent à Bruxelles en voiture causant embouteillages, accidents, alertes pollution et pénuries de places de parking sans oublier un réseau de transport cher et très mal organisé faute de financement adéquat.


    La france veut récupérer une ville comme Bruxelles pour récupérer toutes les fortunes françaises qui ont fuit à cause de l'ISF, nous savons que les politiciens français n'en ont strictement RAF de notre sort ! Les flamands n'emporteront jamais Bxl car 90% non-nerlandophone, il resterait 50000 flamands à bruxelles sur 1,2 millions d'habitant (sans compter les étrangers en transit en permanence !) et les bruxellois ne veulent pas remplacer la flandre et devoir financer la misère wallone (qui se remet plutôt bien mais vu que c'est une région socialiste depuis 40 ans, certains ont leurs petites habitudes si vous voyez ce que je veux dire...).


    Le pire, le peuple ne sait rien de ce qui est dit, de ce qu'il adviendra de leur pays qu'ils aiment tous, flamands et wallons forment un vieux couple qui se dispute pour des questions idiotes alors que l'on cherche à construire l'Europe... Notre pays est perdu mais pas parce que nous ne l'aimons plus, pas parce que nous ne nous aimons plus entre nous mais parce que nos politiciens sont assoifés de pouvoir et d'argent.... et la belgique est très très très riche !



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