L'accident majeur survenu dans la centrale nucléaire de Fukushima n'a pas été anticipé, aucun modèle n'existe. Mais les experts pensent, pour l'instant, que le pire peut encore être évité.
Dans l'âpre bataille de Fukushima, les employés de Tepco (Tokyo Electric Power) s'acharnent toujours à remettre en route les circuits de refroidissement des quatre réacteurs endommagés. Avec les moyens du bord, proches du bricolage d'urgence. « De l'eau radioactive s'est écoulée dans les bâtiments où les employés doivent intervenir, ce qui gêne considérablement leur travail », rapportait dimanche Thierry Charles, directeur de la sûreté de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Une plate-forme flottante de 136 mètres de long avec des réservoirs d'une capacité de 10.000 tonnes doit arriver à Fukushima d'un jour à l'autre pour évacuer les nappes d'eau contaminée infiltrées dans les installations.
Car une fuite radioactive a déjà atteint l'océan Pacifique, s'écoulant par une fissure dans une fosse reliée au réacteur 2. Le colmatage à l'aide de ciment a échoué. Les ouvriers vont retenter leur chance en mélangeant... de la sciure, du papier journal et des polymères, une substance visqueuse très absorbante. Les autorités japonaises ont prévenu qu'il faudrait « probablement plusieurs mois avant de stopper les fuites radioactives ». « Il est préférable que la contamination se répande dans l'océan plutôt que dans l'air que les habitants respirent, d'autant plus que la substance radioactive se dilue dans un volume d'eau énorme. Mais il faut prévoir un impact sur la chaîne alimentaire à travers la contamination des algues, des coquillages et des poissons », souligne Thierry Charles.
Les avis divergent. « Il y a beaucoup d'incertitude sur l'état réel des réacteurs, explique Yves Marignac, directeur de l'agence d'information sur le nucléaire Wise-Paris. On ne peut pas écarter un scénario d'aggravation, car on est quasiment sûrs qu'il y a une fusion partielle du cœur des réacteurs 1, 2 et 3. » Les ouvriers n'arrivant pas à injecter suffisamment d'eau, le combustible en surchauffe fond. De nouveaux dégagements d'hydrogène pourraient provoquer à nouveau des explosions. « Difficile d'évaluer la situation, observe Yves Marignac. Un homologue américain affirme que 70 % du réacteur 1 est fondu... Les autorités japonaises parlent de 3 %. En réalité, personne n'en sait rien. »
Même incertaine, on veut croire à une situation stabilisée. « Il semble que les piscines soient sous contrôle. A moins qu'il se produise un nouveau séisme, le pire est derrière nous », assure Thierry Charles. Yves Marignac se montre plus sceptique : « Les autorités japonaises donnent des informations très rassurantes sur l'état des piscines, mais cela ne correspond pas à ce que je vois sur les images, où elles apparaissent très dégradées. »
« Le scénario du pire, c'est n'importe quel événement qui conduirait à une dispersion de la radioactivité : incendie, explosion, nouvelle secousse », indique Yves Marignac. L'hypothèse la plus dramatique serait la fusion complète du cœur du réacteur. Un magma de combustible et de métal fondu, le corium, transpercerait la cuve avant d'attaquer les 8 mètres de béton situés sous l'enceinte de confinement et de se répandre dans le sol. Si cette lave radioactive se mélangeait avec de l'eau, cela provoquerait une explosion de vapeur extrêmement violente. Le contact avec le béton pourrait aussi entraîner une explosion d'hydrogène. Dans les deux cas, des éléments radioactifs seraient massivement rejetés dans l'atmosphère, à une très grande distance. « On sait que les enceintes des réacteurs 2 et 3 ne sont plus étanches en raison des indications de pression. Mais nous ne sommes pas certains qu'il y ait une fuite du corium », tempère Thierry Charles. « On ne peut pas écarter totalement ce scénario, mais ce n'est pas le plus probable aujourd'hui », ajoute Yves Marignac.
Non. « C'est un scénario complètement inédit », observe Thierry Charles. « La situation de Fukushima n'a jamais été modélisée, renchérit Yves Marignac. C'est la première fois que plusieurs réacteurs sont touchés en même temps et qu'il y a une fusion partielle du réacteur avec une explosion d'hydrogène qui dégrade l'enceinte de confinement. C'est aussi la première fois que les circuits de refroidissement sont hors service aussi longtemps. Les autorités japonaises avaient d'ailleurs écarté cette possibilité dans les années 1980 : elles n'ont envisagé qu'une panne de quelques heures. Tout ceci témoigne d'un échec dans la conception de la centrale. » Le Japon devra payer le prix fort. « Il faudra au moins dix à vingt ans avant que la situation revienne totalement à la normale », selon Thierry Charles.
Un peu plus d'un an après l'accident nucléaire de Fukushima, les autorités japonaise ont ...
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merci pour l'info plus credible que l'habituel "rejet dans l'atmosphere ou dans l'ocean sans impact sur le plan sanitaire".
Et merci à l'industrie nucléaire pourvoyeur maladies immunitaires, de surconsommation, de gaspillage et de rentabilité à court terme.
quand les ironies ne suffisent plus que faudra t-il faire?
Pourquoi votre photo d'illustration montre-t-elle une centrale "intacte" ?
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LE SEIGNEUR DES SONGES, le 22 mai à 19:45
:) je vais la rendre beaucoup plus forte tata martine je vais lui donner kekchoze de très ...
Procuranté, le 22 mai à 19:42
Honnètes gens, faut voir !Les promoteurs immobiliers ne sont pas des apôtres. Poue le reste, ...
henri4, le 22 mai à 19:41
un UV cela va, trois UV bonjour les dégâts...Le problème est que dès que l'on autorise, il ...
Wiseman, le 22 mai à 19:37
Mieux vaut tard que jamais! Il existe bien des gens qui passent leur baccalauréat bien plus ...
nellyolson, le 22 mai à 19:37
les socialos vont osés dire qu'ils ont mis les moyens hahaha on va etre au premiere loge pour rire
nellyolson, le 22 mai à 19:22
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HeyBaal, le 22 mai à 16:42
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Bluesun, le 22 mai à 18:45
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pasloi, le 22 mai à 18:42
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rafale, le 22 mai à 18:30
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