Le médiateur de l'ONU Kofi Annan a annoncé jeudi que Damas l'avait informé d'un "retrait partiel" de ses troupes de trois villes rebelles mais a souligné que le conflit faisait toujours un nombre "alarmant de victimes".
« Le gouvernement m'a informé d'un retrait partiel de trois localités: Idleb, Zabadani et Deraa », a déclaré Kofi Annan devant l'Assemblée générale de l'ONU, précisant que ce retrait n'était pas confirmé jeudi.
Comme l'annonce l'AFP, le régime syrien a intensifié ses assauts jeudi contre les rebelles au moment même où l'ONU confirmait que Damas avait jusqu'au 10 avril pour retirer ses chars des villes, avant un cessez-le-feu total 48 heures plus tard. Jeudi, l'armée a attaqué Douma, près de Damas, et bombardé des localités des province de Homs (centre), Idleb (nord-ouest), Alep (nord) et Deraa (sud), tuant 18 civils, dont trois enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). En outre, 19 soldats et un rebelle ont péri dans de violents combats, en particulier à Homs, a ajouté l'OSDH. Devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, l'envoyé des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a annoncé que Damas l'avait informé d'un « retrait partiel » de ces troupes de trois villes rebelles.
Kofi Annan a, par ailleurs, affirmé que le régime syrien devait « agir davantage et de manière urgente » pour tenir ses promesses de désengagement militaire (retrait de troupes des villes et renoncement à utiliser des armes lourdes dans ces villes) avant la date limite du 10 avril que Damas a acceptée ». « Il faut des mesures immédiates et vérifiables pour compléter l'application de ces engagements dans les jours qui viennent », a-t-il, de surcroît, affirmé. Si Damas tient parole, Kofi Annan a souhaité que toutes les hostilités, de la part du pouvoir et de l'opposition, cessent « le jeudi 12 avril à 6H00 du matin heure de Damas » et que les combattants reçoivent des ordres clairs de déposer les armes. « Je demande instamment au gouvernement et aux dirigeants militaires de l'opposition de donner des instructions claires pour que le message parvienne à chaque combattant et soldat sur le terrain dans tout le pays », a-t-il en effet déclaré. Du côté de l'opposition, le médiateur de l'ONU a affirmé déceler une volonté de cesser les hostilités dès que les forces gouvernementales auront mis fin à leurs opérations. « Tous nos interlocuteurs ont promis d'appeler à la fin des violences une fois que le gouvernement syrien aura rempli de manière manifeste ses engagements concernant les armes lourdes et les retraits de troupes », a-t-il souligné.
Damas s'est engagé à appliquer le plan de Kofi Annan mais à condition que les rebelles, que le régime qualifie de « terroristes », cessent au préalable leurs attaques. Les insurgés affirment de leur côté qu'ils ne déposeront pas les armes avant un retrait des troupes. Un responsable syrien cité par Al Watan a affirmé jeudi que le régime n'était tenu ni par un « délai » ni par une « date butoir » pour retirer ses troupes des villes. « La date du 10 avril est liée au début de l'opération et non à la fin du retrait de troupes et elle ne constitue pas un délai en tant que tel », a-t-il souligné, sous couvert de l'anonymat. Faisant presque écho à ces déclarations, la Russie, principal soutien au régime de M. Assad depuis le début de la révolte en mars 2011, a de nouveau mis en garde les Occidentaux contre les « menaces et ultimatums » à l'encontre de Damas. Elle avait assuré mercredi que l'opposition ne battrait pas les forces gouvernementales, même si elle était armée « jusqu'aux dents ».
Cependant, pour l'instant, a constaté Kofi Annan, « un nombre alarmant de victimes et d'abus continuent d'être signalés tous les jours et les opérations militaires contre la population civile n'ont pas cessé ». « J'ai demandé de manière urgente au gouvernement (syrien) de respecter complètement ses engagements », a-t-il déclaré. « Nous devons réduire au silence les tanks, les hélicoptères, les mortiers, les canons et faire cesser toutes formes de violence: abus sexuels, tortures, rapts, destructions de maisons, déplacements forcés et autres exactions y compris sur des enfants ».
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs annoncé jeudi qu'il pourrait visiter des prisons en Syrie, en vertu d'un accord conclu avec les autorités. Une première visite doit avoir lieu à la prison centrale d'Alep, mais la date n'a pas été précisée. « Entre 25.000 et 30.000 personnes sont actuellement détenues en Syrie » et « plus de 100.000 personnes ont connu l'incarcération » depuis la mi-mars 2011, a affirmé Abdel Rahmane, président de l'OSDH.
Les violences en Syrie ont fait au moins 107 morts, dont 74 civils, ce samedi, alors que le ...
3 commentaires
Jacko34hlt, le 18 juin à 19:44
Supprimer les strates et vous aurez moins de cumul ! Imaginez un petit peu :Commune, communauté ...
BRZmabro, le 17 juin à 05:39
BRZmabro, le 17 juin à 05:33
Il faut voter cette Loi à la rentrée et la faire appliquer dès le mois de janvier 2014
BRZmabro, le 17 juin à 05:28
Quand le gouvernement fera réellement le nécessaire pour éviter le cumul des mandats...les ...
Soleil-Bleu, le 16 juin à 21:19
Sarko avait promis, nous avons vu le travail... Hollande a promis selon ses espérances, la ...
nellyolson, le 4 juin à 22:18
402690 points
3706 commentaires
En savoir plus sur nellyolson
HeyBaal, le 26 jui à 17:29
391150 points
5570 commentaires
En savoir plus sur HeyBaal
pasloi, le 3 mai à 21:48
254290 points
2433 commentaires
En savoir plus sur pasloi
Bluesun, le 26 jui à 17:21
238550 points
2987 commentaires
En savoir plus sur Bluesun
rafale, le 25 jui à 23:39
186280 points
1063 commentaires
En savoir plus sur rafale




