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Vendredi 31 octobre, 12:19
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Justice : En direct du tribunal correctionnel de Créteil

Un jour au tribunal correctionnel


France-Soir vous fait partager, en live, des instantanés d'audience des chambres correctionnelles de Créteil. Quand les "petites" histoires racontent de grandes vérités.

SIPA/CHAMUSSY/SIPA

EN DIRECT du palais de justice de Créteil.

C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi. Rendez-vous mercredi prochain !

Les jugements :

- Abdel A. est relaxé des faits de violence et violence sur ascendant et condamné pour le reste : douze mois de prison dont six avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Maintien en détention, obligation de soins. Il lui est interdit de revoir son frère et ses parents.

-Abdallah M., jugé pour violence conjugale, est condamné à douze mois de prison dont six avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Il devra se soigner, travailler. Il lui est interdit de revoir son ex-épouse.

- Foudil S. et Mokrane N. sont respectivement condamnés à trois et six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour le vol d'un GPS.

- Arnaud F., jugé pour possession et utilisation de stupéfiant, est condamné à un an de prison ferme, sans mandat de dépôt, eu égard aux études et aux soins qu'il mène pour s'en sortir.

- Bassem O., jugé pour violence conjugale, est relaxé. Son épouse, dont la probité a été mise en cause à l'audience, avait envoyé son justificatif médical quinze jours après les faits.

- Ewen C. et Jonathan C. sont respectivement condamnés à dix mois dont cinq avec sursis (pas d'incarcération) et huit mois avec sursis pour des violences et menace avec arme (non chargée).

- Jessy B. est condamné à un an de prison ferme, avec mandat de dépôt. Le scooter avec lequel il avait, sous cannabis, percuté un femme sur un passage piéton, est saisi.

19h25. Le tribunal se retire pour délibérer.

19h10. Le jeune homme est en double récidive. Il est étudiant en licence de sciences économiques à Paris II. « J'attends les résultats avec impatience », dit Arnaud F., qui fume du cannabis depuis qu'il a « onze-douze ans ». Le procureur « ne voit pas de raison d'éviter la peine plancher » : il requiert quatre ans de prison dont deux avec sursis avec mise à l'épreuve. Il ne demande pas le mandat de dépôt. L'avocate du jeune homme demande la clémence et insiste sur les efforts réalisés par le prévenu pour se sevrer et s'insérer.

19h. Arnaud F., 22 ans, sa voix faible et sa mise impeccable se présentent à la barre. Il a été contrôlé avec 11g d'herbe sur lui, à Bonneuil-sur-Marne, et 130 g de résine de cannabis à son domicile. Le tout alors qu'il était sous bracelet électronique après avoir été condamné pour trafic de stupéfiants. Selon lui, sa consommation est « très importante ».

Accusé de frapper son épouse, il dit être la victime d'une manipulatrice

18h50. Pour l'avocat du prévenu, les certificats médicaux apportés par l'épouse sont antidatés et ne correspondent pas aux blessures reçues. Cette dernière n'est pas présente dans la salle. « Elle a faxé un certificat disant qu'elle était enceinte : elle ne l'est pas. Elle a fait une demande de pension pour un enfant... qui n'est pas à elle. Les amis de mon client font l'objet d'harcèlement. Elle les appelle en pleine nuit ! Mon cient en a assez », pointe le conseil de Boussem O.

18h45. « Les chambres pénales sont utilisées pour régler les problèmes conjugaux de monsieur et madame, c'est une perte de temps insupportable. Il restent ensemble ! Pourquoi ? Car il veut rester en France. Mais il faut qu'ils arrêtent de se voir. Ils nous fatiguent avec leurs histoires d'amour », lance le parquetier qui requiert douze mois de prison dont six avec sursis.

18h40. « Vous ne voulez pas divorcer ? », interroge la présidente. « Je sais pas, faut que j'en parle avec mon avocat ». Libyen de nationalité, il vit en France depuis 2008 et n'a plus de papiers depuis juillet 2010. La présidente sous-entend que Boussem O. reste marié avec elle pour pouvoir demeurer en France. L'homme ne répond pas.

18h24. Boussem O. a déjà été condamné à deux reprises pour des violences sur sa concubine, ces dernières années. « J'en ai marre d'avoir des problèmes à cause de ça, madame le juge. Cette dame m'a laissé dans des difficultés horribles. J'ai été condamné pour des fausses accusations. Elle était alcoolique, elle fait de la sorcellerie. Je ne l'ai jamais touché, je ne tape personne », lance-t-il. L'homme se présente comme la victime de cette femme qui lui « appelle la police en permanence. Elle veut encore aujourd'hui que je revienne avec elle ! C'est bon, maintenant. »

18h17. Ce fameux document est un courrier prouvant qu'il suit bien son obligation de soins. « Ce n'est pas ce que je demande », souffle la présidente. « Je n'étais pas dans le Val-de-Marne », assure-t-il, s'attirant les foudres du tribunal : « Vous l'avez vous-même reconnu, monsieur ».

18h15. Boussem O. doit répondre de faits de violences sur sa concubine. En l'espèce, une gifle et un coup de poing. L'homme, en état de récidive, avait l'interdiction de rencontrer sa victime et de se rendre dans le département du Val-de-Marne. A l'audience, il nie les faits et affirme détenir un document prouvant son innocence. Son avocat n'était pas au courant...

"On va finir à minuit je pense..."

18h10. L'audience reprend après une pause de 10 minutes, la première depuis 13h30. Huit dossiers restent encore à étudier. « On va finir à minuit, je pense », note le greffier...

17h44. Le procureur de la République, Christophe Le Petitcorps, requiert huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Eu égard à leur casier lourdement rempli et aux faits avérés et reconnus. Même si les faits se résument au vol d'un GPS.

17h28. Foudil S., 34 ans, et Mokrane N., 26 ans, comparaissent pour avoir « pillé » une voiture à Alfortville, en janvier dernier. Les faits sont expédiés en une minute par la présidente. Début de lassitude après quatre heures d'audience sans une seule pause ? Ou tout simplement parce que tous deux reconnaissent les faits sans sourciller.

17h15. Le tribunal examine le cas de Abdallah M., dont le procès s'achève. Il est jugé pour avoir frappé son épouse et l'avoir menacé de mort. Il comparait détenu et reconnaît les faits. Dans la salle d'audience du TGI de Créteil, plusieurs personnes, des membres de la famille de l'auteur et de la victime, sont en pleurs. Pour son avocat, cet homme de 35 ans paye le fait d'avoir stoppé brusquement son traitement anti-épilepsie.

17h10. Après une longue pause dûe à un problème technique qui n'est du fait ni du tribunal, ni de l'auteur de ces lignes, le "live" peut reprendre :-).

Il vise un policier avec un pistolet factice

16h04. L'avocate des deux jeunes hommes - qui plaide avec un châle autour de la gorge, rarissime - note que ses deux clients viennent de familles soudées et ont déjà eu des expériences professionnelles. Ils seraient parfaitement insérés, selon elle, qui réclame en priorité d'éviter le mandat de dépôt. Les deux jeunes hommes disposent d'un casier judiciaire vierge.

15h50. Le procureur est perplexe. « Ils sont partis chercher des armes pour revenir sur les lieux où ils ont commis des violences. Et ils n'ont pas trouvé mieux que chercher une réplique d'arme de poing. Pointer une arme sur un fonctionnaire de police, ce n'est pas rien. Celui-ci aurait pu ouvrir le feu ! » Il demande des peines de prison mixtes sans mandat de dépôt.

15h35. Deux très jeunes hommes pénètrent dans le box. Âgés de 19 et 20 ans, Ewen C. et Jonathan C. sont deux amis. Lundi soir, à Limeil-Brevannes (Val-de-Marne), leur embardée alcoolisée est passée par un restaurant. De fil en aiguille, ils s'en prennent à un restaurateur, avec qui des coups sont échangés. La raison : ils auraient payé leur repas mais n'auraient pas été servis comme ils le désiraient. Après être partis une première fois, les deux jeunes hommes reviennent, armés d'un couteau et d'une arme de poing non chargée. C'est à ce moment qu'ils ont été interpellés par les policiers, contactés par le restaurateur.

Sans assurance, sous cannabis et en liberté surveillée : le scootériste avait grièvement blessé une piétonne

15h25. « Vous voulez le mettre deux ans en prison et révoquer sa semi-liberté ? Pourquoi pas ? C'est une politique d'élimination ! », ironise l'avocat du jeune homme. « Son amie est dans la salle. Elle me confirme qu'il ne boit plus et qu'il ne fume presque plus. Il faut le recadrer. Je vous demande la relaxe sur la récidive et la conduite ». Jessy B. reprend la parole pour conclure : « Pendant mes 48h de garde à vue, je me suis inquiété de l'état de santé de la victime. J'ai fait preuve d'une grande débilité et d'une grande irresponsabilité en fumant du cannabis. » Le jeune homme quitte le box. Jugement en fin d'audience.

15h15. « Pour quelqu'un qui se retrouve en semi-liberté, en état de récidive légale, M. B. n'a aucune circonstance atténuante ! Les faits sont tout à fait grave ! C'est pas lui qui va payer ! » Le procureur de la République requiert deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt, la confiscation du véhicule et l'interdiction d'utiliser une véhicule terrestre durant trois ans.

15h05. « Je suis en train de changer. Je me suis mis au sport. J'ai arrêté de boire. Je dois commencer un travail en intérim au marché de Rungis dans 15 jours », assure-t-il. « Même si le tribunal n'en tient pas compte, je tiens à présenter mes excuses à cette dame, jamais je n'ai voulu la mettre dans cet état. C'est moi qui me suis rendu aux policiers, de mon plein gré. Je suis prêt à mettre en oeuvre tout ce qui est possible pour la dédommager. »

15h. La lecture du casier judiciaire de Jessy B. est bien longue. De nombreux faits de violences aggravées, d'outrages et de délits routiers. A 24 ans, il a déjà passé plusieurs années sous les verrous. Il est issu d'une famille monoparentale et a eu de « nombreux problèmes à s'intégrer ». Il a été suivi pendant de nombreuses années par la Protection judiciaire de la jeunesse. Sorti de l'école en 3e, il est titulaire d'un CAP de cariste.

14h50. « Il m'est arrivé quelque chose qu'on voit à la télé tous les jours. Je n'arrive pas à y croire. Regardez mon visage ! Et je n'arrive pas à marcher », lance la victime. Le prévenu la joue profil bas. « J'ai eu des problèmes avec le cannabis et l'alcool, et j'essaye d'arrêter. Depuis le 6 mai, je n'ai pas fumé un joint tout seul ». La présidente semble circonspecte : le taux de THC (la molécule active du cannabis) était important chez Jessy B., qui a reconnu avoir « tiré sur le joint d'un ami, une heure avant les faits ».

14h50. Alors que l'auteur présumé affirme être venu en aide à sa victime, une femme d'une cinquantaine d'années, cette dernière assure qu'il s'est enfui.

14h45. Le jeune homme s'exprime clairement et humblement. Il dit avoir été vigilant au niveau d'un feu « orange en permanence et bien connu à Choisy-le-Roi », avoir « tourné la tête et percuté cette dame ».

14h35. Au moment des faits, l'auteur se trouvait en liberté surveillée. Il profitait de son week-end. Selon les constations, la victime marchait sur un passage protégé quand elle a été percutée, dimanche dernier, vers 23h50.

14h30. Nouvelle affaire. Entre dans le box un jeune homme de 24 ans, Jessy B. Dimanche dernier, 20 mai, au volant de son scooter non assuré, il a percuté une piétonne, à Choisy-le-Roi, lui infligeant de graves blessures : une ITT de 21 jours, un traumatisme crânien avec perte de conscience, une entorse des cervicales et de douleurs lombaires. Le jeune homme avait fumé du cannabis, et agi en récidive.

Le prévenu tente de quitter son box

14h24. Retour au calme. Plaidoirie vibrante. « Cet homme, il me crève le coeur. Ca me mine de le voir en larmes. Pour moi, sa place n'est pas forcément en prison. Mais il devra prendre un traitement, c'est évident. Des pièces, je n'en ai pas. Mais je vais vous donner cette lettre écrite par ses enfants. Car il n'est pas un mauvais bougre. Quelle doit être la mesure qui doit être appliquée ? », poursuit l'avocate, à nouveau coupée par son client qui se lance dans une diatribe sur les conditions de détention. Le conseil demande la clémence. Jugement à la fin de l'audience.

14h22. Moment d'émotion intense. L'avocate de la défense lit une lettre écrite par ses enfants. « Papa, je t'aime, reviens vers nous ». Abdel A ne tient plus. En larmes, il tente de quitter son box. Les policiers l'en empêchent.

14h18. L'avocate de la défense n'a pas la partie facile, tant son client ne s'est pas aidé durant l'audience, vu son comportement ombrageux et même orageux. « Je suis très embêtée. Je n'ai pas le sentiment que M. A. soit vraiment responsable. Il n'a pas toujours conscience de tout ce qu'il peut faire », précise l'avocate. Les larmes recommencent à couler sur les joues d'un prévenu qui ne tient pas en place, se levant et s'asseyant avec régularité. « J'ai voulu savoir s'il était un père. J'ai une certitude. Il s'occupe de ses trois gamins ».

14h10. Le procureur de la République prend la parole. « M. A. n'a pas visiblement pas vu les mêmes choses que les plaignants. On a deux témoignages qui viennent nous dire que, non, il n'a pas été arrosé avec un extincteur. Que oui, il a mis la salle de bain à sac, après y avoir été enfermé par son petit frère. Un témoin extérieur dit qu'il a porté des coups, qu'il a bousculé sa mère. Il exagère tout en permanence ! », lance le magistrat, régulièrement coupé par un prévenu énervé. Le représentant du ministère public requiert 24 mois de prison dont six avec sursis et mise à l'épreuve, ainsi qu'une interdiction de rentrer en contact avec ses parents. Le maintien en détention est requis.

"Je ne consomme pas. Juste un joint par soir, c'est tout"

14h05. L'homme est accusé d'avoir également trafiqué des cachets en détention. « C'est pas un trafic, c'était pour dépanner », répète-t-il. « Consommez-vous beaucoup de cannabis ? », interroge la présidente. La réponse : « Mais non, pas du tout, allez, un joint par soir, c'est rien ». Le prévenu semble de plus en plus nerveux.

13h56. L'expertise psychiatrique est accablante pour le prévenu. « Il est instable, impulsif, incapable de gérer ses émotions. Il a tenté maladroitement de me manipuler », relate l'expert. Abdel A. avait été interné d'office durant six mois, en 2004, après un « épisode délirant psychotique aigu ». Au final, l'homme a une « personnalité border-line » et une « grande facilité au passage à l'acte ». L'homme est considéré comme accessible à une sanction pénale.

13h55. Pendant son combat avec son jeune frère, âgé de 21 ans, la salle de bain a été ruinée. Lavabo cassé, baignoire itou. Au final, le seul blessé dans la rixe est... l'auteur des faits. Une interruption temporaire de travail (ITT) de six jours.

13h50. « J'ai trois enfants, une vie un peu farfelue mais j'aime mes parents, je vais les voir tous les jours ». Plusieurs témoignages de sa famille mais aussi d'une amie de la famille assurent qu'Abdel A. a bel et bien agressé son père et son frère, dans leur appartement, à l'aide d'un couteau. Le prévenu nie en bloc : « cette soi-disant amie, je ne la connais même pas ! ».

"On n'est pas des animaux"

13h44. Le prévenu, âgé de 37 ans, paraît profondément bouleversé. Il fond en larmes. Il est accusé d'avoir agressé et menacé son père et son frère. Ce qu'il nie formellement. « Je n'ai jamais fait ça. C'est mon frère de sang. On est pas des animaux », lâche-t-il dans un sanglot.

13h35. « Il y a une personne dans la salle que je ne voulais pas voir », lance le prévenu, coupant la présidente dans son résumé des faits. Il est calmement mais fermement remis à sa place.

13h33. Le premier prévenu comparaît détenu. Abdel A. aurait menacé son père, chez qui il habite à Cachan, d'un couteau.

13h30. L'audience correctionnelle de comparution immédiate s'ouvre, au palais de justice de Créteil. La salle d'audience est moderne. Au sol, une confortable moquette, tachée par endroits. La salle est presque pleine. Comme à l'accoutumée, les visages se font graves. «L'audience sera longue», note le jeune greffier. Plusieurs dossiers vont se rajouter dans l'après-midi.

Par Julien Balboni
Publié : 23/05/12 - 12h43
Mis à jour : 24/05/12 - 13h04
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