L'avocat général, au lieu de cuisiner l'accusé, s'est penché avec sévérité sur l'enquête menée par les policiers de la brigade criminelle, qui ont suivi avec insistance la piste de la culpabilité de Marc Machin.
Philippe Courroye, l'avocat général du procès de David Sagno, a poussé dans ses retranchements le policier en charge de l'enquête sur le meurtre de Marie-Agnès Bedot, en décembre 2001. Il a pris soin de relever méthodiquement toutes les approximations et les errements de la prestigieuse brigade criminelle. Philippe Courroye est revenu sur le « témoignage cardinal » d'une infirmière, qui avait emprunté le même chemin que Mme Bedot ce jour-là à la même heure, faisant état d'un homme l'ayant abordé par des propos salaces. L'infirmière avait ensuite reconnu de façon quasi-certaine sur un album photo puis derrière une vitre sans tain Marc Machin, fiché comme agresseur sexuel.
« Oui, son témoignage a orienté l'enquête », concède le commissaire Denis Collas. Pourtant l'infirmière « décrit un homme de 25 ou 30 ans, or Marc Machin n'a que 19 ans au moment des faits », reprend le procureur. « Sans ce témoignage vous ne seriez jamais allé vers Marc Machin? », demande M. Courroye. « Oui, c'est vrai », répond le policier. « Cela ne vous a pas étonné que Mac Machin soit aussi précis sur son emploi du temps mais qu'il conteste l'agression de l'infirmière? », reprend l'avocat général. Une fois encore, le policier a une explication: « Je pense qu'il avait un trou de mémoire », plaidant les nombreux mensonges de M. Machin. Au cours de sa cinquième audition, Marc Machin avoue les faits sans jamais décrire son geste. « Bien sûr, on s'est efforcé de conforter ces éléments avec des preuves », affirme Denis Collas. « Vous avez retrouvé des empreintes ? De l'ADN? », demande Philippe Courroye. Réponse négative de l'enquêteur.
Sous les yeux du père de Marc Machin, Philippe Courroye porte l'estocade: « Vous pensez que Marc Machin est toujours l'auteur du meurtre? ». « Ben non », souffle le policier, ajoutant toutefois qu'il était convaincu de sa présence sur le pont de Neuilly ce matin du 1er décembre. « On fait un métier difficile et la vérité n'est pas toujours celle qu'on croit », a déclaré le commissaire Denis Collas.
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BleuM, le 22 mai à 20:50
Toujours d'accord avec vous Bleusun , c'est un plaisir de vous retrouver...Je vous ai découvert ...
oeildelynx, le 22 mai à 20:48
Ils sont heureux les simples d'esprit.
pasloi, le 22 mai à 20:47
Au fait l'histoire ne nous dis pas de quel doigt il sagissait, car si c'est un pouce je ...
cesar75, le 22 mai à 20:46
il suffit de taper djamei debbouze, et vous saurez tout sur ce triste sire...
Wiseman, le 22 mai à 20:34
Je n'aime pas Moscovici, mais je suis également persuadé que si la Grèce sort de l'euro, cela ...
nellyolson, le 22 mai à 19:37
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HeyBaal, le 22 mai à 16:42
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Bluesun, le 22 mai à 18:45
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pasloi, le 22 mai à 20:25
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rafale, le 22 mai à 18:30
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