L'opposition a tiré à boulets rouges sur les annonces faites mercredi par le Premier ministre au sujet des mesures de réduction de la dette.
Martine Aubry : Pour la candidate à la primaire PS interrogée sur RTL, « on réduit les déficits, mais on accroît les risques d’une récession ». « On peut faire de la relance à condition de la financer », a-t-elle ajouté, rappelant que le projet du PS prévoyait la modulation de l’impôt sur les sociétés de 20 à 40 % en fonction des bénéfices réinvestis. « C’est l’arbre qui cache la forêt », a-t-elle jugé au sujet de la contribution exceptionnelle sur les ménages disposant de revenus supérieurs à 500.000 euros par an. « L’impôt de solidarité sur la fortune n’est pas touché. On vient de leur donner 1,8 milliard, on leur demande 200 millions d’euros ». Dans une interview au Parisien réalisée avant les annonces de François Fillon, la maire de Lille a également affirmé qu'elle « (reverra) à la baisse le salaire du président et des ministres si elle est élue en 2012 ».
Ségolène Royal : La patronne de Poitou-Charentes et candidate à l'investiture socialiste pour 2012 s'est fendu d'un communiqué : « Le gouvernement avait la possibilité d'améliorer l'état des finances publiques en rétablissant de la justice fiscale. Il a malheureusement choisi le matraquage fiscal des Français en multipliant les hausses d'impôts et réduisant encore les marges d'action des services publics. Cet effort ne vaut pas pour tout le monde. "L'effort exceptionnel" des plus grandes fortunes représente seulement 2% des économies et recettes nouvelles décidées par le gouvernement ».
Hervé Mariton : Dans une déclaration à l'AFP, le député UMP de la Drôme a jugé que « le gouvernement a raison d'être ambitieux dans l'effort de réduction des déficits publics. Chacune des mesures proposées, sous réserve d'affinement, est recevable. Mais dans la répartition entre recettes fiscales supplémentaires et économies, je regrette que le gouvernement n'ait pas davantage fait porter les efforts sur les secondes ».
Manuel Valls : Le plan d'autérité annoncé n'était « ni à la hauteur des défis économiques et financiers que la France doit affronter, ni juste pour les Français », a jugé dans un communiqué le député maire d'Evry, également en lice pour la primaire PS. Manuel Valls estime que le Premier ministre s'était livré « à un exercice d'autosatisfaction sur la politique économique menée par le gouvernement depuis l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy ».
Jean-Louis Borloo : Ces mesures « ne sont pas à la hauteur des enjeux soulevés par la crise financière de cet été », a estimé le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, dans un communiqué. Elles ne permettent pas non plus « le nécessaire rééquilibrage entre taxation du travail et taxation du capital », explique-t-il également. Ces propositions, ajoute-t-il, « demeurent conjoncturelles et ne sont qu’une réponse à l’annonce du gouvernement d’une croissance révisée à la baisse (1,75 % contre 2 % prévu initialement) ». Il relève également que « l’absence de toute information, même conditionnelle relative à la taxe sur les transactions financières mérite d’être expliquée ».
Christian Jacob : « C'est un plan courageux qui a vocation à contribuer au retour de la croissance. Il vise à maintenir le pouvoir d'achat des revenus les plus faibles, la compétitivité des entreprises et, en même temps, nous permet de tenir les engagements de baisse de nos déficits », a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale dans une déclaration à l'AFP. « Dans ce contexte, raison de plus d'aller au Congrès pour voter la règle d'or. On espère que les socialistes vont enfin avoir une attitude responsable quant à la diminution des déficits ».
Jean-Luc Mélenchon : Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a estimé mercredi que « la politique d’austérité qui vient d’être décrétée, étranglant le budget de l’Etat et des collectivités territoriales » était « un contre-sens dramatique ». « Elle creusera les inégalités sociales. Ainsi sur onze milliards de coupes claires définitives, les riches ne donneront que moins de 10 % et encore à titre provisoire. Les riches ne paient que pour un temps et les autres pour toujours. Rien sur les banques rien, sur les superprofits des très grands groupes », écrit-il.
Jean-Michel Baylet : « Même si elles sont encore timides, les mesures annoncées par François Fillon étaient nécessaires. Après quatre ans de dérapage des déficits publics, il était plus que temps que le gouvernement se décide enfin à redresser la barre », a jugé le président du Parti radical de gauche (PRG), candidat à la primaire PS, dans un communiqué.
Gérard Larcher : « Le Premier ministre a annoncé des mesures courageuses et indispensables applicables dès 2011. Elles sont économiquement adaptées à la conjoncture et réparties de la manière la plus équitable possible afin de préserver notre pacte social, qu'il s'agisse de l'augmentation de la taxation sur les hauts revenus ou de celle sur les plus-values des placements financiers », a commenté le président UMP du Sénat.
François Bayrou : Le président du MoDem a qualifié mercredi de plan de « rustines » les mesures d’économies budgétaires annoncées par François Fillon, estimant qu’elles n’étaient pas à la hauteur de la gravité de la situation de la dette française. « C’est un plan de rustines : on va mettre des taxes sur les sodas, augmenter les prix du tabac pour la 1000e fois, raboter ici ou là… », a-t-il réagi.
Marine Le Pen : La présidente du Front national a jugé mercredi que les mesures d’économies budgétaires annoncées par François Fillon sonnaient comme une « nouvelle charge contre les classes moyennes » et que les Français paient la « gestion calamiteuse de la crise ».
Eva Joly : La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle a déploré les mesures « cosmétiques » annoncées mercredi par François Fillon face à la crise, le jugeant « prisonnier du court terme et de ses arrière-pensées électorales ». Pour l’ex-juge, « le gouvernement fait reposer les effets de la crise sur les couches de la population les plus vulnérables et coupe dans les aides aux économies d’énergie. Mais il préserve les niches fiscales favorables aux plus aisés, les niches polluantes, les niches électoralistes ou la niche Copé, symbole d’une Europe de la concurrence fiscale ».
Dominique de Villepin : L’ex-Premier ministre considère le plan d’austérité comme « un début, une prise de conscience » ajoutant qu’après « quatre années d’une politique dispendieuse, le gouvernement revient sur terre ». Mais ce plan reste selon lui « insuffisant ». « Je regrette que la contribution des plus riches ne soit que très symbolique », a-t-il dit au sujet de la taxe de 3 % sur les ménages qui gagnent plus de 500.000 euros. « Je plaide pour une nouvelle tranche de l’impôt sur les revenus ».
En France, c’est désormais officiel, on vient de changer de cap, de décor et même, carrément, ...
36 commentaires
"gestion calamiteuse de la crise"
Jusqu'à Raymond Barre la France était en équilibre.
Depuis, la nullité de tous nos politiques successifs fait que la FRANCE est dans une vaste dégringolade à cause d'emprunts incessants.
Le PS en son temps a largement contribué à ce surendettement de la France.
Ils savaient tous qu'ils menaient le pays et les français dans le mur.
serait été étonnant que les mesures prises fassent consensus, mais patience vous allez avoir tout loisir de mettre en place vos mesures en 2012 Mme AUbry, et de plus les français seront prêts à avaler des couleuvres
Je sais que vous auriez préféré que le gouvernement fasse le sale boulot, et bien non, bravo Mr FIllon vous l'avez joué finement.
Comme d'habitude ce sont toujours les memes qui vont trinquer.Qu'a prevu le gouvernement au niveau de leurs depenses .Combien vont-ils encore debourser pour leurs campagne electorale alors que d'autres francais vont devoir encore se serrer la ceinture.vive la france ou plutot pauvre france!!!
Les plans d'austérité ne marchent jamais.
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Il faut rendre l'intitative économique aux ménages et aux entreprises,
en taillant les dépenses de l'Etat
pour DIMINUER les IMPOTS pour TOUT LE MONDE ...
et non les augmenter !
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Depuis que l'Etat a pris l'initiative économique en ne cessant d'augmenter les impôts,
- soi-disant pour soutenir l'activité économique - ...
ça n'a jamais si mal marché : plus on paye d'impôts, plus il y a de pauvreté, de chômage, et de médiocrité.
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Pourquoi ?
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Parce que les gouvernements ont caché qu'ils ne finançaient les dépenses d'Etat qu'EN PARTIE par l'impôt, par électoralisme,
le reste étant financé sans bruit par le CREDIT des Banques.
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Résultat : les dettes se sont accumulées,
donc les impôts n'ont cessé d'augmenter, restreignant progressivement la consommation et les marges bénéficiaires des entreprises, et donc le chômage a augmenté.
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Le résultat à long terme est donc LE CONTRAIRE de ce que prétendent les tenants de la relance de l'économie par l'intervention de l'Etat.
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C'est au point que le crédit est devenu OMNIPRESENT.
Autrefois, on n'aurait jamais prêté de l'argent à quelqu'un qui n'avait que sa paye, lequel n'aurait d'ailleurs pas songé à demander un prêt.
Aujourd'hui, même pour manger, se vêtir et élever ses enfants, il faut bénéficier d'un crédit ... !
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Bien entendu, rendre l'initiative économique aux ménages et aux entreprises,
n'a de sens que si on reprend nos frontières économiques, et qu'on garantit le produit de nos efforts par le retour d'une monnaie nationale (le Franc), et le retour aux douanes raisonnées.
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On ne peut pas gouverner une passoire.
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Inutile de "faire l'europe" : c'est un panier percé !!!
Il faudrait savoir pourquoi on augmente les impôts, alors qu'on ne cesse de tailler dans les dépenses publiques !
Où passe la différence ?
il faut que l'état arrête de dépenser : plus aucun argent pour les campagnes électorales de tous ces bandits
Sur ce journal, j'ai appris que Monsieur Luc Mélenchon diposait d'un revenu annuel de : 440.000 euros au titre de ses seules indemnités électives.
Si le seuil d'imposition avait été fixé à : 300.000 euros, par exemple, nombreux auraient été les politiciens à mettre la main à la poche
En fixant le seuil à : 500.000 euros, je les soupçonne fortement de se mettre à l'abri du nouvel impôt.
L'Economie politique est pour moi un concept abscons indissociable de celui de politique économique.
Je considère donc arbitrairement et pour mon modeste usage personnel, l'ensemble des deux comme la capacité d'apprécier les situations dans lesquelles une question économique doit prévaloir sur une question politique et inversement. Et ça, c'est clair!
Dans le cas qui nous intéresse, remarquons le retour intéressant de propositions de politique économiques propres à combattre les méfaits du mondialisme, pour ne pas dire les méfaits des mondialistes!
Par exemple : La restauration des frontières et des contrôles douaniers, celles du contrôle des prix et des changes, etc.
Ce sont évidemment des décisions économiques qui doivent être prises le plus rapidement possible
Mais nous sommes en 2011, dans un contexte géopolitique auquel nous ne pouvons pas échapper. Dans ce contexte, tous nos partenaires, ou concurrents ou adversaires, sont gouvernés par le pouvoir mondialiste (y compris l'Allemagne Fédérale, notre principal partenaire).
Traduisez : Dans ce contexte de guerre économique mondialisée tout séparatisme isolé contraire au pouvoir dominant est voué à l'hostilité (pour ne pas dire plus si l'on prend comme exemple le cas du cacao Ivoirien de m. Bagbo) des pays gérés par les capitalistes financiers. C'est à dire, pour le moment et en toute simplicité, tous nos partenaires commerciaux actuels.
Conclusion : Si nous décidons d'agir isolément, nous serons passés à la moulinette dans l'année qui suivra par des forces en mesure d'interrompre instanément nos approvisionnements comme de suspendre nos contrat de ventes!
Par des forces qui, en dernière analyse, seront en mesure de déterminer le taux de conversion de notre franc!
Par des forces qui seront même en mesure de nous mettre à plat par des conflits sociaux internes comme elles s'en sont déjà montrée capables en mai 68!
On peut en rire! On peut aussi relire les informations géopolitiques de cette dernière année.
Dans ces conditions, une décision politique s'impose aux choix économiques comme mesure de survie : celle de surseoir jusqu'à ce que nous ayons trouvé des alliances et des soutiens nous permettant de faire face raisonnablement.
Par contre, ce que nous pourrions faire dans l'instant, c'est commencer à renvoyez l'Europe actuelle dans son coin par des mesures ponctuelles de protectionnismes judicieusement choisies. ça qui aurait au moins le mérite de faire réfléchir le capitalisme financier sur les avantages et sur les inconvénients de faire des grimaces à la France et à l'Europe et ceci sans aller jusqu'au clash!
A condition de voter pour des hommes qui en soient capables!
Mme Brochen est très à l'aise pour critiquer M. Fillon.
Que décide-t-elle dans le cas de M. Guérini ?
Y aurait il des squelettes dans le placard ?
Dans son élection comme première secrétaire ?
Bien sûr il s'agit d'une question, pas de diffamation.
En meeting à Strasbourg, Jean-Luc Mélenchon a affirmé son souhait de débarrasser la vie ...
La présidente du Front National n'exclut pas, au cas par cas et si son candidat ne pouvait pas se ...
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messa2, le 22 mai à 23:01
Mélenchon veut ''éradiquer politiquement'' Le Pen. C’est super doux aux oreilles pareille ...
mamala, le 22 mai à 23:01
Bien obligé des fois!!!!! quand ca presse.
MlNOSII, le 22 mai à 23:00
vous étes trop fort Monsieur vive Mélenchon et oui le vote Front National est juste un vote ...
BRZmabro, le 22 mai à 23:00
Pour certaines personnes pas de soucis, il y a des associations qui paient les loyers dans le ...
Wiseman, le 22 mai à 22:59
Mais pensons à vivre lorsque tout va bien plutôt que d'avoir des troubles hypocondriaques ...
nellyolson, le 22 mai à 21:26
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HeyBaal, le 22 mai à 16:42
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Bluesun, le 22 mai à 18:45
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pasloi, le 22 mai à 21:01
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rafale, le 22 mai à 18:30
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