Le ministre de l'Education répond aux attaques sur le nombre de cours non tenus.
FRANCE-SOIR A Epinay-sur-Seine, 85 % des absences de courte durée n'ont pas été remplacées. Dans la Somme, le nombre de journées non remplacées dans le premier degré a été multiplié par 2,5 en deux ans. Comment l'expliquez-vous ?
LUC CHATEL Il y a des pics d'absences souvent liés à des maladies –épidémies de grippe ou de gastro-entérite – pendant lesquels nous devons mobiliser un grand nombre de remplaçants. C'est ce qui se passe actuellement ; mais à d'autres moments les remplaçants sont en surnombre. Il faut pouvoir être réactif, mais notre système souffre de trop de rigidité.
F.-S. Un rapport a montré qu'un élève perdait en moyenne, sur l'ensemble de sa scolarité, un an en temps de cours non remplacés...
L. C. C'est un chiffre suprenant, très supérieur à nos données statistiques : une semaine en moyenne par an dans le second degré. Quoi qu'il en soit, mon rôle est de garantir la continuité du service public de l'éducation. Les parents doivent savoir que lorsqu'un professeur n'est pas remplacé, cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien. Dans le second degré, les élèves sont accueillis en permanence pour faire leurs devoirs. Dans le premier degré, ils sont répartis dans les autres classes. Je ne dis pas que ces solutions sont idéales, voilà pourquoi je me suis attaqué avec volontarisme au problème des remplacements.
F.-S. Il y aurait donc, selon vous, suffisamment de remplaçants ?
L. C. Oui. Cette année, il y a 5.800 professeurs en surnombre dans le premier degré, ce sont des professeurs qui n'ont pas d'affectation dans une école et qui contribuent au remplacement. En outre, il y a 27.000 remplaçants dans le premier degré et 28.000 dans le second degré. En moyenne, nous mobilisons, selon les périodes de l'année, entre 60 % et 80 % de nos titulaires sur zone de remplacement (TZR), cela signifie qu'ils sont suffisamment nombreux. La difficulté réside dans la capacité à les mobiliser rapidement et au bon endroit. Le problème est encore plus difficile à gérer dans le second degré en raison des disciplines : il peut y avoir des professeurs disponibles en mathématiques, mais des besoins en anglais.
F.-S. L'an dernier, vous avez annoncé des mesures, comme le recours à des jeunes retraités ou à des étudiants. Quels sont les résultats ?
L. C. J'ai réorganisé le système de remplacement. Nous avons décidé de l'assouplir en mettant fin au délai de carence. Nous avons aussi désigné un responsable du remplacement par établissement et un responsable par académie pour une meilleure efficacité. Ces mesures sont effectives depuis la rentrée. Nous avons également assoupli le système des zones de remplacement : un professeur disponible dans une académie peut faire un remplacement dans l'académie voisine. Nous avons constitué un vivier supplémentaire de remplaçants : il s'agit notamment d'étudiants en fin de parcours et de professeurs retraités. Les premiers résultats sont encourageants : dans le second degré, les remplaçants ont été mieux employés en décembre 2010 qu'en décembre 2009, avec un taux d'activité passant de 81,9 % en décembre 2009 à 84 % en décembre 2010. Le taux de couverture du remplacement, c'est-à-dire le pourcentage de journées remplacées, est, quant à lui, à un niveau toujours élevé de 96 %.
F.-S. Comment interprétez-vous alors que les parents d'élèves de centaines d'écoles protestent contre le manque de remplaçants ?
L. C. Malgré nos efforts, la continuité du service public n'est pas totalement garantie, je comprends que ce soit un scandale pour les parents. Toutefois, ils doivent noter que nous prenons le problème à bras-le-corps et que les premiers résultats sont encourageants.
Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, a présenté lundi quelques idées pour relever ...
1 commentaire
cours des comptes
plus de 23 000 fonctionnaires détacher de leurs administration pour gérer les SYNDICATS
on manque de PROFESSEUR
osez M Chatel,en remettre dans l"éducations national et le problème sera régler
Ah oui ... en déversant quelques millards d'€ prévus pour l'enseignement public vers le privé? Vivement le coup de balai ... parce qu'il ne vaut rien comme on disait chez l'Or...
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LE SEIGNEUR DES SONGES, le 22 mai à 23:36
:) a partir de ce jour, je vous invite à écrire noir sur blanc et dans le moindre détail même ...
mamala, le 22 mai à 23:28
Mais quand vous voyez des gens plein de pognon? ca donne envie....combien sont très ...
MlNOSII, le 22 mai à 23:28
il nous faut une revenche Marine avait raison on va sortir de l'euro ,la différence sa sera par ...
LE SEIGNEUR DES SONGES, le 22 mai à 23:28
:) staprèm juié donné les 2 zétoil de l'euro flouz le 7 et le 1, dans l'royaume des songes, ...
Keskidi, le 22 mai à 23:24
L'égalité, ce n'est pas l'égalitarisme socialiste. L'égalité, c'est de faire en sorte de ...
nellyolson, le 22 mai à 22:02
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HeyBaal, le 22 mai à 16:42
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Bluesun, le 22 mai à 18:45
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pasloi, le 22 mai à 23:15
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rafale, le 22 mai à 18:30
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