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Nucléaire iranien - Des propositions rejetées par la communauté internationale

Politique

Publié le 19 avril 2010 à 17h24
Mis à jour le 21 septembre 2010 à 17h24

Invoquant un « manque de confiance » envers les Occidentaux, Téhéran a exigé qu'un échange soit simultané et se fasse sur son territoire. Ces conditions ont été rejetées par les grandes puissances, entraînant la décision de l'Iran de produire lui-même l'uranium enrichi à 20% dont il dit avoir besoin.

L'Iran cherche à discuter avec le Conseil de sécurité de l'ONU d'un échange de son uranium faiblement enrichi contre du combustible enrichi à 20%. Ces propositions ont été rejeté par la communauté internationale, dont la France qui a estimé que ce marché est contraire aux exigences posées par l'Occident. Dans la matinée de ce lundi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a approuvé plusieurs sites pour l'installation de nouvelles usines d'enrichissement d'uranium, malgré les menaces de nouvelles sanctions de la communauté internationale inquiète de la politique nucléaire de l'Iran.

« Les propos tenus hier par (le chef de la diplomatie iranienne) Manouchehr Mottaki s'ajoutent aux multiples déclarations des autorités iraniennes évoquant un échange simultané de l’uranium faiblement enrichi contre le combustible pour le TRR (réacteur de recherche de Téhéran), ce qui est contraire à l'offre de l'AIEA et ne répondrait pas aux préoccupations de la communauté internationale », a expliqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

Des négociations tendues

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a proposé en 2009 que l'Iran livre 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, laquelle serait chargée de l'enrichir à 20% avant sa transformation, en France, en combustible pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran. Téhéran a refusé les termes de cette offre, exigeant que l'échange soit simultané et qu'il se fasse sur son territoire, des conditions que les grandes puissantes ont rejetées.

En réaction, le 22 février, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, avait indiqué que son pays entamerait dans l'année la construction de deux nouveaux sites d'enrichissement d'uranium « qui auront chacun la même capacité » que celui de Natanz (centre). L'Iran ne dispose actuellement que d'une seule usine d'enrichissement d'uranium à Natanz, qui peut en principe accueillir jusqu'à 50.000 centrifugeuses mais n'en abrite pour l'instant qu'environ 8.000. Téhéran a également commencé le 9 février à y enrichir de l'uranium à 20%, dont il a déjà produit 5 kilos, selon M. Salehi.

Craintes occidentales

Israël, qui redoute comme les Occidentaux que Téhéran ne cherche à se doter de l'arme atomique malgré ses démentis répétés, n'a pas exclu une frappe militaire contre les sites nucléaires iraniens. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et les trois pays européens (France, Grande-Bretagne et Allemagne), membres du groupe des Six, ont entamé des discussions sur de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a annoncé dimanche que l'Iran allait discuter dans les prochains jours avec les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de les convaincre de renoncer à ces sanctions.
Par Actu France-Soir
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