La démission de Jean-Paul Huchon, c'est maintenant ! C'est en substance ce qu'ont demandé ce lundi trois jeunes élus UMP de la région Ile-de-France. Pour expliquer cette revendication, Pierre-Yves Bournazel, Geoffroy Didier et Géraldine Poirault-Gauvin s'appuient sur un point du programme présidentiel de François Hollande. Durant la campagne, le nouveau président de la République avait pris l'engagement de ne pas avoir comme proche collaborateur quelqu'un qui a été condamné par la justice. Ce qui est le cas du président socialiste du conseil régional. Jean-Paul Huchon s'est refusé à tout commentaire.
Dans un communiqué, Pierre-Yves Bournazel, Geoffroy Didier et Géraldine Poirault-Gauvin, qui sont aussi secrétaires nationaux de l'UMP, ont fait savoir qu'ils exigeaient du socialiste « de renoncer à la présidence avant la prochaine séance plénière qui se déroulera fin septembre », au nom de la promesse de campagne présidentielle de François Hollande « à ne pas s'entourer, une fois élu, de personnes condamnées par la justice ». Dans une interview au Journal du Dimanche du 15 avril, le candidat Hollande avait pris des engagements particulièrement stricts concernant son entourage en cas de victoire à la présidentielle. « Je n'aurai pas autour de moi à l'Elysée des personnes jugées et condamnées », avait-il assuré, sans préciser la nature des condamnations.
Doublement condamné
Pour les élus UMP franciliens, « Jean-Paul Huchon ayant été lui-même lourdement deux fois condamné par la justice notamment pour de graves faits de prise illégale d'intérêts », il ne devrait plus bénéficier du soutien du chef de l'Etat et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Dans l'entourage du président du conseil régional d'Ile-de-France, on fait valoir que « pendant que les élus UMP s'amusent à asséner des contre-vérités, Jean-Paul Huchon est à la conférence sociale, aux côtés du président de la République, du gouvernement et des syndicats, pour discuter de la meilleure façon de sortir de la crise ». Et de préciser que le Conseil d'Etat « ne l'a pas condamné ».
Jean-Paul Huchon avait été condamné par la cour d'appel de Paris en novembre 2008 à six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêt. En cause : des contrat passés par la région Ile-de-France en 2002 et 2003 avec trois sociétés de communication, dans laquelle sa femme était salariée. Par ailleurs, en juillet 2011, le Conseil d'Etat avait rejeté ses comptes de campagne pour les régionales de 2010, l'obligeant à rembourser 1,6 million d'euros qu'il avait déjà perçus au titre des frais de campagne. Mais à l'issue de cette bataille juridico-politique de six mois, le président de la région Ile-de-France n'avait pas non plus été déclaré inéligible.





























































