» S'identifier
Vendredi 10 février, 03:26
Accueil > Actualité > Politique > Woerth fait machine arrière

Woerth fait machine arrière

Politique

Publié le 3 septembre 2010 à 05h30
Mis à jour le 3 septembre 2010 à 08h26

Le ministre du Travail a reconnu jeudi qu’il était intervenu dans l’obtention de la Légion d’honneur de Patrice de Maistre.

Que ce soit un mensonge, une omission ou un malentendu, il risque de coûter très cher – sa place au gouvernement ? – à Eric Woerth. D’autant qu’en reconnaissant jeudi matin devant l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef) qu’il était intervenu personnellement auprès de Nicolas Sarkozy pour solliciter la Légion d’honneur de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, le ministre du Travail n’a pas fait preuve d’un grand mérite.

Comment, en effet, nier l’évidence, celle – imparable – d’une lettre placée sous scellés par les policiers de la brigade financière ? Les enquêteurs, comme l’ont révélé mardi L’Express et Le Canard enchaîné, ont découvert ce courrier, daté de mars 2007, à la mi-août, à l’occasion d’une perquisition diligentée par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

Noir sur blanc, Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, rappelle sur ce papier à en-tête d’une association de soutien à l’action du candidat Sarkozy, les services rendus par l’homme de confiance des époux Bettencourt.

Autrement dit, les fonds financiers – légaux – accordés au mouvement de soutien de la candidature du futur chef de l’Etat. La missive étant signée de la main de Woerth, les policiers n’ont sans doute pas apprécié les déclarations que ce dernier leur avait faites sous serment, quinze jours plus tôt.

Le 29 juillet dernier, en effet, le ministre s’était défendu de toute interférence dans l’octroi de cette décoration. Devant quelques micros et caméras, il avait également botté en touche, assurant même au début de l’été qu’il ne connaissait pas particulièrement Patrice de Maistre, néanmoins employeur de son épouse Florence…

« Conversations »

Jeudi, Eric Woerth a cédé. « J’ai fait comme de nombreux députés, c’est d’une grande banalité (la demande de remise de la Légion d’honneur, NDLR). Je n’ai jamais dit que cette lettre n’avait pas existé », a-t-il justifié.

Reste que, même s’il assure, comme il l’a encore fait mardi en marge du campus des jeunes de l’UMP réuni à Port-Marly (Yvelines), qu’il « n’a pas menti », le ministre du Travail et son rôle dans le feuilleton Bettencourt handicapent sans doute le Président.

Jeudi, Le Monde révélait que des notes saisies par les enquêteurs en juillet dernier chez l’écrivain-photographe François-Marie Banier faisaient état de « conversations » entre l’artiste et des protagonistes de l’affaire Bettencourt.

Y figureraient des mentions visant un certain « Eric W » et des rapports qu’aurait entretenus la milliardaire, protectrice de Banier, avec « M. Sarkozy » en 2007. « Ce sont des propos qu’elle m’a tenus, mais je ne sais s’ils sont vrais ou pas », aurait affirmé l’ami de l’héritière sur procès-verbal.



Par Sandrine Briclot
C'est sur France Soir !
 

Réagissez à cet article

Réagissez avec votre compte Francesoir.fr :

* Champs obligatoires
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR


  • 0

Sondage

Nicolas Sarkozy vient de se déclarer hostile au mariage homosexuel et à l'adoption par un couple homosexuel. Qu'en pensez-vous?

374 votants
PureShopping

En images

Jeannie Longo, moins propre qu'elle n'y paraît


Plus d’articles


Dernières vidéos

iPad 3 : Un écran signé Sharp pour Apple ?

» Voir toutes les vidéos
France-Soir sur Facebook

Les membres les plus actifs

Quiz

Testez vos connaissances

Mallaury Nataf