Atteint de Parkinson, un retraité assigne des médecins et des labos. Des prescriptions seraient à l’origine d’attouchements commis sur sa petite-fille.
Effets secondaires a priori dissimulés, graves troubles du comportement garantis. C’est ce que dénonce un patient atteint de la maladie de Parkinson, et sa famille, tous domiciliés près du Mans (Sarthe), dont le traitement a, soutiennent-ils, développé des pulsions sexuelles susceptibles de l’avoir conduit à abuser de sa petite-fille. Convaincus d’avoir été victimes d’une négligence caractérisée pour défaut d’information, ils assignent deux laboratoires et trois médecins, coupables à leurs yeux d’avoir menti sur la marchandise. Leur avocat, Me Victor Gioia, réclame en outre la désignation d’un expert chargé d’établir si le comportement déviant du retraité a pu être stimulé par les effets secondaires des médicaments absorbés.
Richard Pareau, paisible retraité de 70 ans, est en quête, début février 2008, d’un traitement apte à atténuer la pathologie dont il souffre depuis seize ans. Son médecin traitant l’oriente vers un premier professeur afin de dresser un bilan.
Le clinicien le dirige vers une neurologue établie à Nantes (Loire-Atlantique) qui lui prescrit aussitôt une « bithérapie dopaminergique ». En clair, des médicaments, parmi lesquels du Sifrol, du Stalevo, du Requip et de l’Azilect.
Or, petit à petit, le patient subit une sorte de dédoublement de la personnalité. Geneviève Pareau, sa femme, 66 ans, est la première victime collatérale d’effets indésirables dont elle et ses enfants ignorent tout. Le retraité connaît tout à coup une sexualité débridée, qualifiée d’« hypersexualité ». Ce que confirment des courriers échangés entre ses médecins. Ereintée par les assauts répétés de son époux, mué en un jouvenceau jamais rassasié, l’épouse, gênée aux entournures, alerte la neurologue – sollicitée par France-Soir, cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer, arguant du « secret médical ». La praticienne ne pipe mot de possibles contre-indications et maintient la solution médicamenteuse. Une absence de réaction que fustigent aujourd’hui la famille Pareau et Me Gioia. Selon eux, les molécules produisent des effets nocifs que la neurologue et ses deux autres confrères ne pouvaient à l’évidence méconnaître.
Outre les médecins prescripteurs, l’assignation déposée auprès du tribunal de grande instance (TGI) du Mans vise les laboratoires Boehringer Ingelheim France et Novartis Pharma SAS, les fabricants des médicaments. Contactés, ils se prévalent, eux, « des notices » contenues dans les boîtes de médicaments.
Pis : la prolongation de la prescription accroît la sexualité démultipliée du retraité. Incapable de se dominer, il écume moult sites pornographiques. Fort d’une libido démesurée, il entame en décembre 2010 un échange d’e-mails salaces avec sa petite-fille, 11 ans. Le caractère sexuel des mots est sans équivoque. Décontenancée, la préadolescente tait cependant les messages graveleux. La famille ne soupçonne rien malgré les récriminations de la grand-mère assiégée par la fringale de son conjoint… Sa déviance sexuelle culmine lorsqu’il pratique, à Noël, des attouchements sur sa petite-fille.
La mère de l’enfant découvre le pot aux roses en parcourant son ordinateur. Un conseil de famille se réunit aussitôt. Les faits, graves, sont signalés à la justice. « Mes clients font bloc autour du grand-père. Ils ont décidé de ne rien cacher et d’assumer l’acte en se plaçant sous l’égide médicale », résume Me Gioia, expéditeur d’une lettre détaillant l’affaire, voilà une semaine, au procureur du Mans. Tandis que le TGI vient de recevoir l’assignation visant médecins et deux laboratoires, tenus par la famille Pareau pour responsables de la dérive du grand-père, dont l’épouse doit être entendue aujourd’hui par les gendarmes. A charge pour le parquet de poursuivre ou non les faits d’attouchements reprochés au septuagénaire.
CÉCILE PAREAU
Fille du patient et tante de l'enfant abusée.
Elle explique à France-Soir les raisons qui ont amené sa famille à saisir la justice.
F.-S. Quel est l’objectif de votre assignation ?
Cécile Pareau Nous souhaitons démontrer que les médecins prescripteurs et les laboratoires ne peuvent pas donner un tel traitement sans en mentionner précisément les effets indésirables ! Car un patient – et a fortiori sa famille – ne peut se substituer aux médecins. Il faut d’urgence éviter d’autres drames. Nous voulons que notre père soit reconnu comme victime d’un empoisonnement par médicament ! Vu l’étendue des effets secondaires et la gravité de ce que nous avons vécu, nous estimons que le suivi médical de mon père a été plus que léger. Nous sommes tous très impliqués dans sa maladie. Nous sommes une famille véritablement soudée.
F.-S. Comment vous êtes-vous rendu compte de ses troubles ?
C. P. Lorsque ma mère a commencé à parler de l’« hypersexualité » de mon père – ce qui n’était pas évident, puisqu’il s’agit de leur vie de couple, de choses que l’on ne confie pas facilement. En même temps, il a développé un sentiment de frustration sexuelle tel qu’il l’a satisfait en allant sur des sites pour adultes. Lorsqu’elle s’en est rendu compte, ma mère a réagi comme une épouse trompée. Elle n’a pas songé aux effets secondaires du traitement qui ne leur ont, je le répète, jamais été rapportés.
F.-S. Par quel moyen découvrez-vous les échanges déplacés entre votre père et votre nièce ? N’a-t-il jamais eu conscience de son comportement ?
C. P. C’est en vérifiant sa boîte e-mail que ma mère a débusqué l’impensable. Elle nous a tous aussitôt prévenus et mon père a été hospitalisé, fin décembre à Nantes, où
les médecins nous ont expliqué qu’il s’agissait du cas le plus extrême qu’ils aient eu à traiter. Encore une fois, si nous avions été au courant de ces effets indésirables potentiels, nous aurions pu tout éviter ! Mon père ne s’est en tout cas jamais rendu compte de ce qui s’est passé. Il a eu des hallucinations mais n’a toujours pas conscience de la gravité des faits. Il a comme une sorte d’abolition du discernement. En plus de ma nièce, nous le considérons comme victime.
Il n’est pas coupable, car il n’est pas responsable des effets dévastateurs de son traitement.
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POVFRANCE, le 24 mai à 11:05
petalugue, le 24 mai à 11:05
non!!!!merci de vous souciez de mes neuronnes...mais vous pouvez , mettre vos conseils, aux ...
Belle FRANCE, le 24 mai à 11:04
qu'ils vont se prendre une VESTE tous les deux QUE DU BONHEUR
Belle FRANCE, le 24 mai à 11:02
Et les plus virulents seront les camarades électeurs. Motos volées, sans casque voilà la ...
patatrick, le 24 mai à 11:02
Comment peut-on être aussi naif !! pourquoi l'europe & l'euro vont bien à l'heure actuelles ?
nellyolson, le 24 mai à 10:23
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HeyBaal, le 23 mai à 16:07
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Bluesun, le 24 mai à 09:38
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pasloi, le 24 mai à 05:20
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rafale, le 24 mai à 10:32
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