Entre découragement et colère, les taxis français se mobilisent aujourd'hui et provoqueront des rassemblements partout en France.
Etranglés par la crise économique, les taxis espèrent émouvoir l'opinion publique. Les principaux syndicats appellent leurs adhérents à se rassembler aujourd'hui devant les préfectures de région. La profession dénonce pêle-mêle la hausse du prix des carburants, la concurrence déloyale des voitures de tourisme avec chauffeur et le coût élevé des équipements obligatoires. Les taxis redoutent également la remise au goût du jour du rapport Attali, qui préconisait l'augmentation du nombre de licences et la libéralisation du secteur. Selon les organisateurs, la moitié des 55.000 taxis français devraient prendre part au mouvement. Les perturbations les plus importantes sont prévues en province : des « opérations escargot » ont notamment été programmées à Marseille, à Toulouse et à Brest. De sérieux bouchons sont à prévoir dans les autres grandes villes, ainsi qu'une pénurie de taxis dans les aéroports et les gares. A Paris, le rassemblement a été fixé au Champ-de-Mars. Les responsables doivent ensuite être reçus au ministère de l'Intérieur.
Depuis 2008, les taxis doivent payer la taxe intérieure sur les produits pétroliers (Tipp), dont ils étaient exonérés auparavant. Ils rappellent que les mesures compensatoires promises à l'époque n'ont jamais vu le jour. La note est d'autant plus salée que le prix du carburant a augmenté de 30 % cette année. Impossible de répercuter la hausse sur les clients : le tarif des courses est fixé par arrêté préfectoral. « Toutes les grandes compagnies de transport routier bénéficient d'une détaxe sur le carburant, pourquoi pas nous ? » s'interroge Didier Hogrel, qui préside la Fédération nationale du taxi. « Nous n'avons pas l'intention de mourir sans rien dire. » Principale revendication : bénéficier d'un « gasoil professionnel » à tarif négocié, comme les pêcheurs.
Les taxis s'estiment victimes de concurrence déloyale depuis la création des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) en juillet 2010. Ce statut permet à n'importe quel titulaire d'un permis de conduire de se faire payer pour transporter des passagers, sans devoir obtenir de licence. En théorie, ce nouvel opérateur de transport doit se limiter à une activité strictement touristique, utiliser un véhicule luxueux d'au moins 4,80 mètres de long et intervenir uniquement sur commande. Dans les faits, les VTC sont souvent utilisés comme des taxis low cost et accusés de casser les prix. A Avignon, les artisans taxi du Vaucluse ont obtenu en avril la condamnation du transporteur à bas coûts Easy Take, qui a dû débourser 15.000 € de dommages et intérêts. Confortés par cette victoire, les fédérations réclament « une vraie réglementation des VTC, aussi bien sur le type de véhicule de luxe que sur le travail qui doit être exclusivement axé sur le tourisme ».
A la suite d'une décision ministérielle, tous les taxis devront s'équiper d'un nouveau dispositif lumineux positionné sur le toit d'ici à la fin de l'année. Objectif du gouvernement : rendre la disponibilité du véhicule plus claire pour les clients. Mais les taxis dénoncent le « prix exorbitant » des nouveaux équipements, compris entre 2000 et 2.500 €. « Lors de la signature du protocole d'accord en 2008, le gouvernement nous avait promis que le coût du matériel ne dépasserait pas 350 € ! » s'indigne Jean-Claude Frachon, président de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI). Il ajoute que la signalétique bicolore n'est utile qu'à Paris intra-muros. « En province et en grande couronne parisienne, personne ne vous hèle, on travaille principalement sur demande des clients, à domicile ou à la gare... le voyant ne sert à rien. » Les taxis demandent que la mise en place des équipements soit reportée tant que le gouvernement n'aura pas proposé une aide ou revu le coût à la baisse. Ils réclament aussi la dispense des voyants lumineux verts et rouges pour les taxis ruraux.
Pour faire des économies, la Sécurité sociale étudie actuellement la mise en place de transports en commun pour les personnes malades. Jusqu'à présent, les patients pouvaient prendre un taxi intégralement remboursé pour rejoindre un établissement de santé. Mais à partir du 1er janvier prochain, on leur imposera peut-être d'utiliser un transporteur sélectionné par la Sécurité sociale à l'issue d'un appel d'offres. « Face aux grands groupes, les taxis indépendants n'auront aucune chance d'obtenir les marchés, se désole Didier Hogrel. Dans les zones rurales, 70 % des artisans vivent uniquement grâce au transport de malades. En cas d'arrêt brutal, ils devront rendre leur licence. » Les taxis sont également persuadés que la Sécurité sociale fait pression sur les médecins pour qu'ils prescrivent moins de courses. « C'est incompréhensible : le transport en taxi ne représente qu'1,5 % du budget de la caisse d'assurance maladie ! », souligne Jean-Claude Françon. La profession conjure le gouvernement de « pérenniser le libre choix des patients ».
A Paris, les clients se plaignent du manque de voitures et de temps d'attentes trop longs. Mais augmenter le nombre de taxis n'est pas si simple. A l'heure actuelle, une licence pour exercer dans la capitale s'échange autour de 200.000 €. Cette plaque sert de fonds de retraite pour les chauffeurs, qui la revendent quand ils abandonnent le métier. Il est donc impossible pour la préfecture d'en octroyer simplement de nouvelles : cela ferait baisser la valeur des plaques en circulation. Politiquement difficile. En son temps, le ministre des Finances Thierry Breton avait envisagé de racheter la totalité des plaques parisiennes, pour ensuite en revendre deux fois plus pour un prix divisé par deux. Même si l'opération, in fine, aurait été neutre pour l'Etat, il fallait commencer par débourser 3,6 milliards d'euros pour les 18.000 licences parisiennes. Jacques Chirac avait vite enterré l'idée.
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j'ai jusqu'ici pris sur moi de voir des mensonges, fausses vérités et j'en passe... émis par des syndicalistes sans mesure, faisant preuve de démagogie et d'apologie à l'hostilité de notre profession tourisme avec chauffeur. Contrairement au propos émis nous avons en toutes légalité droit de faire du tourisme et du transport en véhicule de moins de 10 places. Nos formations, nos expériences sur le territoire National, Européen et même international en matière de transport et sécurité des personnes est d'un niveau bien supérieur au ceux des taxis. Les taxis paye des licences, mais ce que personne ne dit, est le fait que cela constitue sur le domaine publique l'équivalence d'un fond de commerce, avec de nombreux privilèges, de référencement, conduite sur les couloirs de bus etc, pour notre part nous travaillons non pas sur un monopole, "ou un souhait de l'imposé", mais sur une clientèles que nous devons fidélisées, et satisfaire. Nous travaillons sur réservation et pas en stationnement et prise de client à la volé. Le Taxis est une corporation dans le transport de personne, tout comme nous, il appartiens au client de choisir son mode de transport, et pas à une corporation de l'imposé. Nous n'avons nous pas le droit de céder ou de vendre nos licences, ce qui annule un potentiel de fond de commerce. Mais ce qui n'est pas dit par les taxis, est qu'il existe d'autre corporation bien plus proche de leurs métier. La transport urbain intérieur de personne en véhicule de moins de 10 places, et les licences accessoires, qui dépend du ministère du Transport. Et qui on pour obligation de faire identification de leurs entreprises sur les véhicules, contrairement à nous E.V.T.C. qui n'en avons pas le droit. De ce fait les concurrents des taxis ce n'est nullement notre profession non identifiable sur nos véhicules, et travaillant par satisfaction de nos clients, car nous sommes pour eux bien plus que des chauffeurs. De plus nous travaillons sur le toutes distances. ous payons nos charges commetoutes entreprises. Le transport ferroviaire, L'aviations, les bateaux, les bus, Minibus, les Taxis... nous faisons tous du transport de personne. chacun avec sa corporation et ces compétences et ces différences. De plus nous travaillons sur le toutes distances. Nous n'avons aucun privilèges de stationnement ou de circulations, nous ne faisons pas du médicale, alors que nous avons depuis des années le secourisme, nous ne faisons pas de livraison de colis pharmacies ou autre.
Le transport ferroviaire, L'aviations, les bateaux, les bus, Minibus, les Taxis... nous faisons tous du transport de personne. chacun avec sa corporation et ces compétences et ces différences.
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Aglaë, le 22 fév à 19:05
Bigmonsterkane, le 22 fév à 19:05
C'est ce qui s'appelle de la prévoyance lol !Je n'aime pas trop le fait de comprendre uniquement ...
petalugue, le 22 fév à 19:02
cette grande dame, a le droit de dire ce quelle pense, et elle le fait, BRAVO. son amour des ...
THESSALIE, le 22 fév à 19:02
A la campagne notre maire a fait une erreur de trop, résultat il a valsé. Aux prochaines ...
réactif19, le 22 fév à 19:01
Lui demander d'abord s'il a signé pour Marine,si oui lui trouver un bon avocat,sinon le marabout ...
nellyolson, le 22 fév à 17:59
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pasloi, le 22 fév à 18:47
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THE BRAIN, le 11 Jan à 10:56
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HeyBaal, le 22 fév à 16:28
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Bluesun, le 22 fév à 17:33
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