» S'identifier
Jeudi 09 février, 22:34
Accueil > Actualité > Société > Honoraires médicaux : l’Etat met le holà

Honoraires médicaux : l’Etat met le holà

Société

Publié le 17 juin 2009 à 15h47
Mis à jour le 12 mars 2010 à 13h11

Les parlementaires viennent d’adresser un véritable ultimatum aux médecins. Si un terrain d’entente n’est pas trouvé avant le 15 octobre prochain pour limiter les dépassements d’honoraires, c’est le gouvernement qui devra trancher.

Les dépenses de santé sont-elles appelées à s’imposer comme le casse-tête des pouvoirs publics ? Réunis en commission mixte paritaire pour la fin de l’examen du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » du ministre de la Santé Roseline Bachelot, députés et sénateurs ont en tout cas pris l’initiative, avant-hier, de voter un amendement de type quelque peu comminatoire présenté par trois députés. L’un d’entre eux, Jean-Pierre Door, a d’ailleurs profité de l’occasion pour déclarer avec force : « Nous disons aux médecins “trouvez des solutions, il faut avancer sur ce dossier”. » Un sujet qui patauge depuis décembre dernier et qui agace bien au-delà de la sphère parlementaire. Lors du 39e congrès de la Mutualité française qui s’est tenu à Bordeaux début juin, Nicolas Sarkozy a jugé qu’il « était temps » de prendre le problème à bras-le-corps et a même regretté que « les dépassements d’honoraires dans les cliniques incitent certains de nos concitoyens à renoncer aux soins, et ce n’est pas acceptable ».

Perte de la solidarité nationale

Contrairement aux patients qui cumulent stress et maladies liées au travail, les dépassements d’honoraires se portent bien. Ils s’élèveraient à 2 milliards d’euros chaque année, autant d’argent qui échappe à la Sécu, déficitaire de 20,1 milliards d’euros. Plus que de simples chiffres, c’est avant tout un risque de voir apparaître une inégalité d’accès aux soins pour tous. Faute de moyens et à cause d’une crise financière qui rend les fins de mois difficiles, certains réfléchissent à deux fois avant d’aller chez le médecin, surtout si certains praticiens n’hésitent pas à pratiquer des honoraires exorbitants. Une consultation chez un médecin de catégorie 2 coûterait en moyenne 34,7 euros, contre 23 euros chez un spécialiste de catégorie 1, et les tarifs des gynécologues sont supérieurs de 67 % aux tarifs « Sécu ».

D’où la nécessité d’un rééquilibrage des rémunérations, plus juste pour les malades, l’Etat et l’ensemble des professionnels de la santé. Conformément à l’amendement voté par les parlementaires, si une solution à caractère amiable n’était pas trouvée avant le 15 octobre, le gouvernement serait sans nul doute appelé à trancher. Par simple arrêté ministériel, il pourrait alors limiter les dépassements d’honoraires et même modifier autoritairement les tarifs.

Par Céline Maréchal
C'est sur France Soir !
 

Réagissez à cet article

Réagissez avec votre compte Francesoir.fr :

* Champs obligatoires
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR


  • 0

Sondage

Nicolas Sarkozy vient de se déclarer hostile au mariage homosexuel et à l'adoption par un couple homosexuel. Qu'en pensez-vous?

30 votants
PureShopping

En images

Jeannie Longo, moins propre qu'elle n'y paraît


Plus d’articles


Dernières vidéos

Ipad 3 : Apple va le présenter vendredi 9 mars

» Voir toutes les vidéos
France-Soir sur Facebook

Les membres les plus actifs

Quiz

Testez vos connaissances

Mallaury Nataf