La commune du Val-d’Oise est le théâtre de batailles récurrentes entre police et jeunes. Le parquet de Pontoise a chargé, hier, l’IGPN d’en identifier les responsables.
Au lendemain des échauffourées intervenues, ce week-end, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), opposant forces de police et plusieurs jeunes, le parquet de Pontoise a saisi, hier, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de faire la lumière sur des troubles soldés par les blessures de cinq policiers et de deux jeunes grièvement touchés aux yeux à l’issue d’affrontements musclés. La police des polices doit en outre tenter d’éclaircir les conditions dans lesquelles les deux jeunes ont perdu, chacun, l’usage d’un œil. L’un et l’autre ont été auditionnés, lundi soir, par les policiers de la sûreté départementale.
Dans la nuit de samedi à dimanche 10 mai, divers affrontements entre plusieurs bandes et forces de l’ordre éclatent en différents quartiers de cette commune réputée bouillante depuis les troubles du 25 novembre 2007 engendrés par la mort de deux jeunes dont la moto était entrée en collision avec une voiture de police à l’issue d’une course-poursuite. Depuis lors, la ville est le théâtre d’affrontements à intervalles irréguliers entre fonctionnaires, lassés d’être ciblés et jeunes riverains fustigeant des violences policières dont ils disent être victimes de manière répétée…
D’après une source policière, cinq agents ont été légèrement blessés, dans la nuit de samedi à dimanche 10 mai, par des tirs de projectiles, tandis que deux habitants, 21 ans et 31 ans, ont été grièvement touchés aux yeux. Aucun jeune n’ayant été interpellé. Le trentenaire affirme avoir été mêlé aux troubles sans l’intention d’y participer. Selon son avocate, il se serait trouvé à son corps défendant dans cette quasi-bataille urbaine. « Il mangeait un sandwich dans la rue quand des forces de l’ordre sont arrivées, relate Me Caty Richard. Il a alors été touché à l’œil par ce qu’il dit être une balle sans qu’on sache si c’est une balle, un flash-ball ou un gomme-cogne. »
Quoi qu’il en soit, son client a définitivement perdu son œil. Il devait être opéré, hier matin, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Son conseil exige en outre que l’enquête de l’IGPN soit menée avec toute la diligence requise. « Je veux qu’il soit entendu comme une victime, qu’il y ait une réelle investigation et pas qu’on parte du principe qu’il était opposé aux forces de l’ordre. »
Selon la police et les pompiers, les faits sont limpides. Vers 21 h 25, samedi soir, une trentaine de CRS en patrouille sont pris à partie, place du Midi, par une trentaine de jeunes encagoulés. Ils ripostent par un tir de dispersion sans faire de dégâts ni de blessés, affirment-ils en substance. Non loin de là, à 22 h 30, nouvelle escarmouche. D’autres CRS en maraude, boulevard Salavador-Allende, sont attaqués par une trentaine de jeunes encapuchonnés jetant bouteilles de verre et pierres en continu.
Deux fonctionnaires sont légèrement blessés, l’un au niveau de la pommette droite, l’autre au-dessus de l’oreille gauche. Dix minutes plus tard, à 22 h 40, d’autres agents, appelés pour tapage nocturne, sont encerclés par une centaine de jeunes, allée des Bleuets, lieu d’un incendie ayant provoqué la mort, dans la nuit du 3 au 4 mai, d’une femme qui s’était défenestrée pour échapper aux flammes.
L’intervention supposée tardive des pompiers ayant provoqué l’ire des riverains malgré les dénégations du patron des sapeurs du Vald’Oise (lire notre édition du 4 mai). Les forces de l’ordre essuient un feu nourri de projectiles disparates tels bouteilles, pavés et éléments de barbecue. Trois agents sont touchés. L’un d’eux, blessé à la cuisse, à l’épaule et au pied, est admis à l’hôpital de Gonesse, trois jours d’arrêt de travail prescrits aussitôt.
Aussi fréquents qu’intenses, ces troubles alimentent désormais les craintes des habitants et des fonctionnaires toutes catégories confondues, installés aujourd’hui dans une défiance réciproque. Comme le rappelle un élu sous couvert d’anonymat : « Difficile de rétablir le dialogue lorsque chacun se sent injustement incriminé. Pas facile non plus de renouer avec un semblant de normalité quand certains périmètres de la ville concentrent tant de difficultés… »
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Wiseman, le 25 mai à 07:19
Et se prononce dabro pajalolovat. Il y a malheureusement des tarés partout! La malchance d'en ...
Danino92120, le 25 mai à 07:04
c'est une chance pour la France qui disparaît
lako, le 25 mai à 06:58
Personne n'a songé à avertir les autochtones ? C'est très impoli , ça !
lako, le 25 mai à 06:51
Disons que c'est le style "midi et quart " des étrangers en question qui n'est pas du goût des ...
tosello, le 25 mai à 06:47
Que ce soit en Afghanistan ou sur le traité europen ça craint..! Depuis que mr Sarkosy s'est ...
nellyolson, le 24 mai à 22:26
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HeyBaal, le 24 mai à 19:29
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Bluesun, le 24 mai à 21:29
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pasloi, le 25 mai à 06:27
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rafale, le 24 mai à 20:02
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