Les syndicats empochent 3 milliards d’euros par an… avec seulement 8 % d’adhérents. C’est le constat d’un rapport parlementaire qui finira aux oubliettes : le financement des syndicats français ouvriers et patronaux reste « illégal » à hauteur de presque 3 milliards d’euros par an.
Aussi bien à droite qu’à gauche, aucun responsable politique ne semble prêt à en parler, et y mettre un peu d’ordre. Les cotisations des adhérents ne représentent que 3 à 4 % dans le budget des grandes organisations syndicales ouvrières, et 15 à 60 % pour les organisations professionnelles patronales. C’est un cas unique en Europe, selon le député Nouveau Centre du Loir-et-Cher, Nicolas Perruchot. Rapporteur d’une commission d’enquête visant à étudier « la représentativité et le financement des syndicats », ce parlementaire vient de rédiger un rapport officiel sur le sujet. Ce document précise que chez tous nos voisins, « les cotisations des membres occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80 % dans l’ensemble ». Les « mauvaises habitudes » françaises touchent peu les PME et les entreprises moyennes. En revanche, elles concernent presque systématiquement les sociétés du CAC 40, les grosses entreprises publiques et les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière).
Mis à l’index par les politiques dès sa création, en juin dernier, la commission a auditionné une centaine de personnalités. Bernard Thibault (CGT), qui redoutait un « procès d’intention », François Chérèque (CFDT), « au départ choqué et surpris », avaient finalement joué le jeu, tout comme les responsables du patronat. Sans danger… En effet, le rapport final, qui a été présenté mercredi dernier à la commission par Nicolas Perruchot, ne sera pas publié. Les députés PS ont voté contre. Ils l’auraient voulu « plus équilibré ». Les élus UMP présents se sont abstenus. Les propositions, dont certaines « pouvaient poser problème ne pouvant pas être mises en application avant la fin de la législature », a précisé le président de la commission, Richard Mallié (UMP).
Ces largesses financières, bien françaises, au profit des syndicats concernent notamment des détachements de délégués syndicaux, des décharges horaires, des subventions aux comités d’entreprise ou, encore mieux, plus juteux, la gestion d’organismes sociaux ou de la formation professionnelle. Ce serait, selon la commission, un système opaque de détournement l’argent public ou privé, mis en place à la fin de la dernière guerre, dans l’euphorie du début des Trente Glorieuses. Sur la vague de l’inflation des prix et des salaires décidée à l’époque pour faire redémarrer une croissance languissante depuis la crise de la crise de 1929, socialistes, communistes et gaullistes ont fermé les yeux sur ces mécanismes opaques qui s’assimilent tout simplement à des abus financiers. L’indiscipline budgétaire de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises a permis de financer cette gabegie, dont on ne parle pas beaucoup…
Conseiller régional PS, syndicaliste à SUD chez Veolia et responsable administratif des fontaines de la Ville de Paris, Jean-Luc Touly, a expliqué cette omerta à France-Soir : « Je suis convaincu qu’il existe une alliance objective entre les syndicats, les politiques et les grandes entreprises. Un exemple : si la CGT n’a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, c’est parce que le gouvernement avait une monnaie d’échange : le vote d’une vraie loi sur la transparence des comptes syndicaux. » Pour Nicolas Perruchot, l’explication est plus nuancée. La non-publication du rapport « montre qu’il ne faut jamais parler dans ce pays du travail des syndicats », selon lui. La commission a pris acte d’un « début de transparence » dans les organisations d’employeurs et de salariés. Mais leur structure génère une « grande complexité » et il existe « un manque évident de lisibilité, tout particulièrement dans le monde patronal », dit le rapport, selon les documents obtenus par l’AFP.
Le rapport souligne que « l’essentiel des moyens vient des temps de délégation ». Selon Nicolas Perruchot, « personne avant nous n’avait posé ces chiffres. Ils mettent le doigt sur un tabou : aujourd’hui, les syndicats ne sont pas financés par leurs adhérents. ». Selon une estimation de 2010, basée sur un rapport dans deux départements, les moyens seraient de 250 € par an et par agent. Rapportée à l’ensemble de la fonction publique, l’enveloppe s’élèverait à 1,3 milliard d’euros : « De nombreux agents publics, intégralement déchargés de service, sont de fait à la disposition des organisations en tant que permanents sans cadre de droit le prévoyant », note le rapport. Il répertorie des personnels « assez, voire très nombreux, mis à temps plein à la disposition des syndicats, comités d’entreprise et des fédérations professionnelles (près de 200 à la SNCF, 35 permanents et 47 personnels de secrétariat à EDF) ».
« Soumis à des règles de transparence minimalistes », les comités d’entreprise (CE), bénéficient de versements financiers « considérables », ajoute le texte qui fait référence aux soupçons sur la gestion d’un CE de la SNCF. D’autres CE (Air France, RATP, EDF) ont vu leur gestion critiquée, des cas toutefois très rares proportionnellement au nombre de CE. Pour limiter la durée de mise à disposition, Nicolas Perruchot propose d’imposer une obligation de transparence et de certification de leurs comptes, et de procéder à des appels d’offres pour leurs achats. Il souhaite également aussi que les employeurs ou salariés puissent solliciter l’inspection du travail pour des contrôles. Il préconise surtout de limiter la durée de mise à disposition des délégués syndicaux par leur employeur. Sur le chapitre des organisations patronales, le rapport note que certaines disposent de patrimoines « considérables » (plus de 500 millions d’euros de trésorerie pour l’UIMM, le patronat de la métallurgie) et que leurs ressources annuelles représentent au moins « 500 millions d’euros, sans doute 1 milliard ». En France, les syndicats n’ont pas l’obligation d’avoir des comptes transparents…
La compagnie Air France traverse une zone de turbulences. Elle vient même de reconnaître que la ...
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Les syndicats et le sénats sont des parasites pour ne pas dire pire ! Ajoutons les partis politiques qui eux aussi se sucrent avec nos impots .
vous croyez vraiment que les syndicats sont la pour vous défendre et bien vous etes naifs pognon pognon pognon voila
C'est un abcès qu'il faut crever dans toutes les entreprises, et particulièrement celles de l’État! Il y a trop de temps que cela dure...
à porter au crédit de l'umps, qui avec un peu de chance, touche quelque chose pour ne pas faire de vagues !!!
quand vont ils faire le nécessaire pour que toutes ces magouilles cessent ??
et les CE des grosses sociétés edf ratp sncf, il doit certainement y avoir quelques millions à récupérer et à remettre au service de la population.
et comme disait Coluche: "un pour tous, tous pourris", une fois de plus, paroles d'actualité à méditer !!!
cela dur depuis des années ,et l'enquête n'est faite que maintenant,les syndicats des entreprises touchent de belles enveloppes ,pour ne pas faire de vagues,exemple france télécom voyage en plus .Ce n'est pas nouveaux (de gauche ou de droite)c'est du pareil au même.Et ils prétendent nous défendre quelle rigolade!!!demandez le salaire a tous ses guignols!!!
c est drôle cette foi du charbonnier dans ces "informations" sûrement pas innocentes ! les mêmes qui critiquent aveuglément les politiques "tous pourris" en se référant au grand homme de science Coluche le SDF milliardaire (LOL)! Il y a de quoi se marrer devant tant de crédulité et d'inconscience. Croyez vous vraiment que cette info grossière qui révèle tout de même les bonus exorbitants revenant au patronat, vous est jetée en pâture pour la défense de vos intérêts , avec l'appui du gauchiste Sud ? Tout juste bon pour la famille Le Pen (qui perçoit 30000€ à l'UE!) qui déteste les ouvriers revendicatifs !
Camps CCAS et chateaux luxueux sur tout le territoire la CGT, pour ne citer qu'elle est un repaire de voyous, richissimes, aux manières semblables à celles de la mafia.
L'état complice continue de verser un % sur le chiffre d'AFFAIRE de la SNCF et de l'EDF à ces syndicats malhonnêtes alors que les déficits catastrophiques de ces sociétés devraient absolument interdire cette pratique. :(
Courant électrique gratuit, voyages en train gratuits, prime de charbon..etc. alors que le charbon a disparu des trains depuis plus de 30 ans !!
Les syndicats sont noyautés par des "gangters" qui peuvent vous faire embaucher si vous adhérez ou vous faire licencier si votre tête ne leur "revient" pas.
Leur toute puissance au sein de ces grandes entreprises fait penser aux actions que menaient le KGB en URRSS.
C'est la lutte finale....:D
pourquoi, vous trouvez normal, vous, qu'un syndicat comme celui de l'edf puisse acheter des société sur le compte des cons-ommateurs ???
Pour aller à la poubelle....
t celui d'EDF ??? ah ! encore l'omerta !!! la France est la reine !!!!
et tous ces pauvres gens manipulés qui partent défiler à la moindre manif' on croit rêver.... poue mizux mettre le pays par terre !!
Affirmer que les responsables syndicaux CGT et autres sont des escrocs et des voyous ne sert pas à grand choses tant que la brigade financière et le fisc n'a pas procédé aux perquisitions et mises en examen des fameux gangsters.
Procédons par ordre et ensuite des que le "pot aux roses" aura été découvert nous en saurons plus.
Néanmoins j'affirme que les magouilles, détournements de fonds, trafics d'influence, menaces et autres délits existent vraiment .
L'enquête diligentée nous en dira plus... si elle voit le jour
entre un conseil constitutionnel,à mourir de honte,ou de rire et les C.E,rien d'anormal pour une République Bananière .
Voilà , c'est ici encore ce qui fait que la France reste et restera la France avec son argent malsain. Combien de gens les syndicats, ces humanites, pourraient offrir au sans-papiers ou aux sdf pendant la période hivernale notamment ! ! !
Pourquoi 1% de votre facture EDF et reversé aux C.E.
Pourquoi les agents E.D.F, ne paient que 10% de leur facture et cela à vie . Viva la Farce (he,la France) )
Vous avez raison. Par les temps qui courent, ce genre de "détail" devient insupportable !.
Il va falloir faire le ménage dans ces écuries là !
il faut une représentation syndicale, il faut un patronat, il faut un état, ceci est évident pour ne pas tomber dans l'anarchie. Le problème français est de ne plus avoir de syndiqués surtout dans le privé. Principalement parceque syndicalisme = contre pouvoir et que le Patronat privé ou d'état n'aime pas ça. Les syndicats ne sont donc utilisé que parce qu'il faut avoir un interlocuteur, ils sont là pour canaliser les revendications de la masse. On voit très bien le problème lorsque les conflits dégénèrent et que les syndicats sont débordés par leur base. Sans syndiqués pas de moyens, il a donc fallu trouver des financements et c'est là que le patronat à mis en place des permanents (dans les grandes entreprises). Il n'y a rien d'occulte, seulement du discutable mais comment faire, faut-il une cotisation obligatoire comme pour les cotisations sociales ? Les syndicats deviendraient indépendants et donc représentatifs de leur base avec des comptes à rendre. En France une comptabilité est obligatoire donc auditable et transparente. C'est au législateur de prendre ses responsabilités. Il faut aussi changer les mentalités car tout le monde veut l'argent du beurre gagné par les syndicats (avancés sociales) mais personne ne veut en payer le prix (cotisations, grèves ...)
Voilà de nouveau un rapport
qui cette fois arrive à semer le doute avec sa non publication. Encore
une fois l'idée colportée selon laquelle les syndicats seraient
grassement financés par des fonds publics refait son chemin... Pourtant,
depuis la loi de 2008 les comptes des syndicats sont publiés et validés
par des commissaires au compte ; cette publication est faite notamment
sur internet par obligation. Il est maintenant possible de consulter les
comptes certifiés des organisations représentatives et ce après 125 ans
au moins d'opacité sur lesdits comptes. Bref, c'est un progrès de
transparence avec lequel il serait plus malin de faire le tris pour
comprendre la situation avant de prendre les syndicalistes pour des
gangsters cupides. Par exemple, la Cgt qui a pourtant un célèbre CE chez
Edf et qu'on ne présente plus, sinon en détaillant par le menu ses
ressources et dépenses, se fait conchier sur des exemples le concernant :
mais on peut aussi s'interroger si les ressources et les dépenses sont
pour le moins équilibrées. Tout le monde n'aura noté au final que les
lignards syndicalistes font la fête à tout casser avec les sous du
contribuable : quelle caricature! Mais si le syndicalisme était résumé à
de telles pratiques, les élections professionnelles auraient montré des
sanctions démocratiques de la part des travailleurs, une confédération
qui se trouve en tête des élections professionnelles d'un secteur ne s'y
trouve pas par hasard, elle reçoit bien la reconnaissance des
travailleurs concernés et en connaissance de cause ; bref, les
syndicalistes (presque tous bénévoles) font du syndicalisme ou se font
sortir par les électeurs professionnels. De même concernant les
délégations, ce n'est pas au frais du contribuable qu'elles se trouvent
financées, mais de l'employeur. Cela parce que notre code du travail
garantis au syndicats les moyens de travailler. Quand un délégué se
trouve en délégation au lieu de bosser et que son entreprise le paye,
c'est pour faire une permanence syndicale, une réunion de travail à son
l'organisation, une négociation collective, une assistance pour un
entretient de licenciement, une représentation au tribunal des
prudhommes etc. C'est d'autant plus vrais aujourd'hui que les
organisations sont obligées de valoriser leur action de façon comptable,
notamment la valorisation des militants bénévoles de toutes les petites
organisations ; car tout le monde ne travaille pas à Edf... Maintenant
argumenter que les délégations syndicales des agents publics seraient
financées par le contribuable, c'est vrais comme tout ce qui est financé
par les collectivités territoriales et l'état ; devrait-on pour faire
plaisir au contribuable retirer aux syndicats de fonctionnaires les
moyens de travailler? Ce serait impossible au vu de l'inégalité de
traitement et en comparaison avec le code du travail. Pire, cela
pourrait se résoudre en faisant de même avec ce dernier. J'en connais
qui en rêvent tous les jours, ce sont justement les patrons. Parlons en
tien, car on évoque aussi les organismes de formation professionnelle
qui sont tous gérés par les organisations patronales ; le véritable
scandale est aussi que les travailleurs ne vont que trop rarement
prendre le bénéfice pour lequel ils cotisent et dont l'accumulation dans
les caisses permet aux gestionnaires (les employeurs) de bien se payer
pour le moins (ou le plus). Ne pas prendre son droit à un CIF ou un DIF
ne fait que profiter aux patrons et par la faute ou peut être par la
flegme des travailleurs à ouvrir ces droits censés permettre un meilleur
épanouissement personnel et qui ont été arrachés de dure lutte par les
syndicats ...de salariés. Pour finir et revenir à la vrais info du jour ;
les syndicats publient désormais des
comptes certifiés qui montrent tout le contraire des idées reçues
tenaces comme une rumeur : la part de leur revenus montre une faible
participation de l'état toutes ressources confondues. Par exemple, la
Cgt publie des ressources internes correspondent à 72.9% de son budget,
pour 1 euro de cotisation syndicale, la subvention publique est de 12
centimes. No comment. Je vous laisse vérifier l'état des autres
organisations, mais je pense que cela pourrait être semble pour la
plupart.
À titre d'information, je rappelle aussi que les revenus d'un syndicat
peuvent être de différentes natures ; en dehors des cotisations et des
revenus publicitaires tirés des publications (soumis à la TVA), il y a
l'aide au paritarisme dont l'origine et la destination consiste à
permettre aux syndicats signataires et négociant les conventions
collectives de les faire respecter. Ces mêmes conventions peuvent aussi
parfois permettre de créer des fonds d'action sociales, comme avec les
villages de vacance ou des droits de tirage pour les salariés sous forme
d'activité ou de voyages par exemple ; des cotisations patronales avec
une destination, le salarié. Les conventions collectives étendues sont
des lois, elles représentent les progrès sociaux qui sont gagnés avec
grande difficulté par les travailleurs. C'est le seul endroit ou un
citoyen peut améliorer sa condition et celle des autres et avec sa seule
compétence d'ouvrier. Curieusement, ceux qui conchient les syndicats
parmi les travailleurs et qui sont probablement victimes d'un syndrome
de larbin trop aiguë, sont les mêmes qui se plaignent de n'avoir aucune
prise sur la société et ils le disent dans une confortable posture
démissionnaire... Je pèse mes mots pour ne pas être modéré, mais je
reconnais que ces propos frisent l'insulte ; ce n'est pourtant qu'une
faible réponse à ces jugements sans appel ni mesure proférés dans ce
topic et qui sont tout aussi insultants pour tous ces travailleurs
passionnés qui font encore vivre le syndicalisme aujourd'hui. Le tau de
syndicalisation des travailleurs qui frise le ridicule est à comparer
avec celui des employeurs qui sont tous syndiqués ! Et je ne vous parle
pas des cotisations qu'ils payent à leurs organisations. Si vous
souhaitez que la situation reste toujours autant en faveur du patronat
chantre du profit, restez comme ça, sinon revoyez vos jugements et
syndiquez vous vite pour renverser la vapeur et permettre une société
plus juste.
j'en rajouterai en indiquant qu'à la lecture de l'article qui finit par dire "qu'en France, les syndicats n’ont pas l’obligation d’avoir des comptes transparents", on ne peut qu'être navré de voir un article écrit avec des sources datant du siècle dernier ; écrit comme ça, il est proprement partisant, dit des contre-vérités (les syndicats publient leurs comptes depuis la loi de 2008) et fait de la pensée magique. Bonjour la déonthologie de base censé être enseignée au premier cours de journalisme ; vérifier, encore vérifier et sourcer ses propos.
Chronique du mardi 6 décembre
Nicolas Perruchot est l'invité de Robert Ménard pour une interview sans concessions ni faux-fuyants
http://www.itele.fr/emissions/chronique/menard-sans-interdit/video/19005
Les syndicats empochent 3 milliards d’euros par an… avec seulement 8 % d’adhérents
Et combien donc les partis politique empochent avec encore moins d'adhérents ???
voila peut-être la raison de l'enterrement de 1ére classe du fameux rapport
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