Alors que les non-fumeurs se réjouissent depuis quatre semaines de pouvoir enfin respirer en mangeant ou en prenant leur café, les professionnels et autres accros à la nicotine se plaignent de ne pas être écoutés.
Ce constat, Gérard Bohelay, président du Syndicat des buralistes d’Ile-de-france, le confirme. Selon lui, le nombre de commandes de café au bar a chuté de 20 % en un mois ; même baisse pour le nombre de verres de bière (–20 %) au moment de l’apéritif. « Dans toutes les régions, le constat est le même et la situation économique est morose, ce n’était vraiment pas le moment de faire passer une telle loi », conclut-il. Bon nombre de buralistes ont menacé de rendre leur carte d’électeur car « on ne les écoute pas ».
« Néanmoins, c’est une bonne chose pour la santé, concède M. Camels. Les clients et les employés se réjouissent de ne plus avoir à subir la fumée des accros à la nicotine et c’est excellent aussi pour nos employés non fumeurs. » Beaucoup d’établissements profitent d’ailleurs de ce constat pour attirer une toute autre clientèle : notamment les familles avec enfants en bas âge et les personnes âgées.
FRANCESOIR. Quel bilan tirez-vous un mois après la mise en application de l’interdiction de fumer dans les lieux de convivialité ?
PATRICK MALVAËS. L’interdiction s’applique progressivement sans problèmes majeurs. Cependant, on note que certaines discothèques de centre-ville, en province et à Paris, luttent pour garder leur clientèle de semaine.
L’interdiction de fumer influe-t-elle sur la fréquentation des discothèques ?
Nous notons effectivement que le taux de fréquentation est en baisse, mais cela ne change rien au chiffre d’affaires des établissements, car la consommation au bar est en hausse. Ce qui prouve que les clients passent facilement de la cigarette au verre d’alcool.
Les gérants se dotent-ils d’espaces fumeurs ?
Pas du tout et c’est tant mieux ! Cela ne serait pas rentable pour les établissements accueillant 300 à 400 personnes. Pour ceux qui peuvent se doter d’une terrasse, nous les poussons à l’utiliser, mais pour les autres nous leur déconseillons de créer des espaces fumeurs.
Quelques petites anecdotes ?
Depuis l’interdiction de fumer à l’intérieur des établissements publics, nous notons une sorte de solidarité dans l’épreuve entre les clients fumeurs. C’est assez curieux. Les rencontres se multiplient à l’extérieur de nos établissements.
La fumée à l’intérieur des restaurants, bistrots et autres discothèques est désormais prohibée. Soit ! Les clients de ces établissements respirent-ils mieux pour autant ? Rien n’est moins sûr. Beaucoup se plaignent des mauvaises odeurs de transpiration dans les boîtes de nuit, ou encore des effluves de nourriture dans les restaurants. « Dans tout espace clos qui accueille du monde, il y a forcément des mauvaises odeurs, se défend Fabrice Gadeau, directeur du Rex Club, grande boîte de nuit parisienne. C’est pourquoi nous nous sommes dotés, depuis le 1er janvier, de diffuseurs de parfum. Pour le confort de nos clients. »
De plus en plus de riverains proches des boîtes de nuit et bars se plaignent des nuisances sonores causées par « ceux qui sortent dans la rue pour s’en griller une ». En général les fumeurs sortent par groupe et leur présence sur la voie n’est pas des plus discrète : surtout en pleine nuit et lorsque le voisin essaie de s’endormir car il se lève une ou deux heures plus tard.
Depuis la mise en application du décret, nombreux sont les fumeurs qui laissent tomber leur mégots par terre, sur les trottoirs. Les passant se plaignent et les restaurateurs ne savent plus quoi faire. C’est pourquoi la mairie de Paris vient d’annoncer que 3.500 établissements de la ville seront autorisés à poser des cendriers mobiles sur la voie publique.
Les restaurateurs et gérants de boîtes de nuit ne s’y attendaient pas. De nombreux clients, qui font mine d’aller fumer, prennent la fuite avant d’avoir réglé la note. Les va-et-vient des fumeurs dans l’enceinte des établissements posent de vrais problèmes de gestion de la clientèle et le personnel ne peut se permettre de surveiller chaque client. Cela ne concerne que 5 % de nos établissements, minimise Gérard Bohelay, président du syndicat des buralistes d’Ile-de-France.
Foule au bord des routes, bagarres de clients à l’extérieur des boîtes de nuit, violence des fumeurs mécontents envers les serveurs, le décret antitabac n’a pas aidé à réduire les faits de violence dans les lieux de convivialité.
Les lois sont faites pour être contournées. Du moins, c’est ce que semblent penser certains restaurateurs et responsables de bars qui ont trouvé quelques astuces pour contourner la loi sans perdre leur clientèle. C’est le cas de Jérôme, responsable d’un pub en province et qui peine à garder sa clientèle « de semaine ». Pour ce faire, après avoir fermé son établissement vers deux heures du matin, le jeune homme permet à ses habitués de rester sur place – volets fermés et musique éteinte – et d’allumer leur cigarette. Une fois cet « after improvisée » terminée, ces derniers sont alors sommés de sortir discrètement pour éviter d’éveiller les soupçons des forces de l’ordre…
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bourdel, le 25 mai à 01:53
les ponctuellement majoritaires!
KrisEon, le 25 mai à 01:42
Encore un truc fou qui vient d'Amérique. La réalité dépasse largement la fiction de la série ...
KrisEon, le 25 mai à 01:39
On redécouvre les bons vieux trucs du passé. A quand la capote en vessie de porc, comme à la ...
KrisEon, le 25 mai à 01:26
Le droit est écrit et en l'absence de texte, la justice ne peut être rendue.
KrisEon, le 25 mai à 01:23
La forme prime sur le fond, ainsi va la justice, du moins dans les pays démocratiques.
nellyolson, le 24 mai à 22:26
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HeyBaal, le 24 mai à 19:29
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Bluesun, le 24 mai à 21:29
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pasloi, le 24 mai à 23:46
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rafale, le 24 mai à 20:02
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