La Bourse de Paris se redresse (+0,26%) malgré des indicateurs fragiles en zone euro

La Bourse de Paris se redresse (+0,26%) malgré des indicateurs fragiles en zone euro

Publié le :

Jeudi 18 Avril 2019 - 13:48

Mise à jour :

Jeudi 18 Avril 2019 - 13:50
©DR
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Par AFP - Paris

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La Bourse de Paris se redressait (+0,26%) jeudi à la mi-journée, en dépit de chiffres montrant la fragilité persistante de la zone euro, continuant à capitaliser sur les résultats d'entreprises de plus en plus nombreux.

A 13H22 (11H22 GMT), l'indice CAC 40 prenait 14,19 points à 5.577,28 points, dans un volume d'échanges de 2,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,62%, atteignant son point le plus haut en clôture depuis fin mai 2018.

La cote parisienne a débuté dans le rouge, reprenant son souffle après six séances d'ascension d'affilée, avant de réussir à s'en extraire timidement en fin de matinée.

Wall Street se dirigeait pour sa part vers une ouverture légèrement négative. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,13%, tout comme celui sur l'indice élargi S&P (-0,07%), et celui sur le Nasdaq, à dominante technologique (-0,09%).

"Ce qui est clair aujourd'hui au vu des derniers indices PMI est qu'il n'y a pas de brise printanière pour la zone euro", a souligné Neil Wilson, un analyste de Markets.com.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a de nouveau reculé en avril à cause d'"une nouvelle contraction du secteur manufacturier", selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit publiée jeudi.

L'indice parisien a brièvement accusé le coup, avant de repartir de l'avant au point de presque toucher les 5.600 points.

Il y a également "une petite reprise de souffle à la veille de Pâques" avec encore toute une série de résultats attendus, a ajouté M. Wilson.

La cote parisienne sera en effet fermée vendredi et lundi prochain pour un long week-end pascal.

Du côté des indicateurs, les ventes de détail en mars et demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis sont aussi à l'agenda.

Les marchés continuent par ailleurs à caresser l'espoir d'un "règlement commercial entre Washington et Pékin après la publication de ce qu’on pourrait interpréter comme une +feuille de route+ où un accord pourrait être signé au plus tard début juin prochain", ont également souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.

Les États-Unis et la Chine visent à signer "fin mai, début juin" un accord pour mettre fin à la guerre commerciale entre les deux pays, selon le Wall Street Journal, citant une source proche du dossier.

- Schneider Electric recherché -

En matière de valeurs, Kering subissait la plus forte baisse (-3,93% à 516,40 euros) de l'indice CAC 40, fragilisé par le ralentissement de la croissance organique lié à la "normalisation" des performances de sa marque phare Gucci, en dépit de ventes toujours en progression au premier trimestre.

A l'autre extrémité, Schneider Electric montait de 3,92% à 77,90 euros, bénéficiant d'un chiffre d'affaires en hausse pour le premier trimestre, grâce au dynamisme de ses ventes, en particulier aux États-Unis, dans un contexte de marché favorable, lui permettant de confirmer ses objectifs annuels.

Parmi les valeurs de l'indice SBF 120, Soitec bondissait de 9,45% à 91,50 euros, bénéficiant d'un bond de son chiffre d'affaires de 53% à 140,3 millions d'euros au quatrième trimestre 2018/2019.

Sartorius Stedim Biotech montait de 2,26% à 108,80 euros, propulsé par des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre, grâce notamment à une forte demande aux Etats-Unis.

Latécoère était pour sa part porté (+3,31% à 3,59 euros) par une forte croissance de son chiffre d'affaires au premier trimestre (+16,8%), grâce aux programmes long-courrier de Boeing, et par la confirmation de ses perspectives 2019.

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