La Bourse de Paris cède un peu de terrain face aux tensions commerciales

La Bourse de Paris cède un peu de terrain face aux tensions commerciales

Publié le :

Jeudi 06 Septembre 2018 - 09:02

Mise à jour :

Jeudi 06 Septembre 2018 - 18:22
©DR
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Par AFP - Paris

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La Bourse de Paris a terminé en légère baisse jeudi (-0,31%), cédant encore un peu de terrain en raison des craintes liées aux tensions commerciales.

L'indice CAC 40 a perdu 16,38 points, à 5.243,84 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,7 milliards d'euros. La veille, il avait fini en net recul de 1,54%.

Après avoir ouvert juste en dessous de l'équilibre, la cote parisienne a tenté de gagner un peu de terrain mais n'est pas parvenue à maintenir la tendance.

"Le CAC 40 était bien orienté jusqu'à l'ouverture des marchés américains, il y a une tentative de hausse, tirée notamment par le secteur aéronautique avec une très bonne publication du motoriste Safran", a commenté auprès de l'AFP Marco Bruzzo, directeur général délégué de Mirabaud Asset Management.

"Le marché est resté hésitant sur fonds de craintes quant à l'évolution des relations commerciales", a-t-il ajouté.

Les investisseurs s'inquiètent surtout de nouvelles taxes envisagées par le président américain sur 200 milliards de dollars supplémentaires de biens chinois qui pourraient entrer en vigueur dès jeudi.

"Le fait que Donald Trump peut décider de l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douanes, avec des risques de représailles de la part de la Chine rend les investisseurs nerveux", a souligné M. Bruzzo.

En outre, "il y a peu d'avancées au sujet de l'avenir de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna)", a-t-il ajouté.

L'administration Trump poursuit ses tractations avec le Canada pour tenter de trouver un compromis. La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a fait état mercredi soir de "progrès" dans les discussions à Washington, dans un climat apaisé malgré les invectives récentes du président Donald Trump.

Du côté des indicateurs, l'Allemagne a publié ses commandes industrielles pour juillet, marquées par un nouveau recul, là où les analystes tablaient sur un rebond.

L'agenda était assez fourni aux États-Unis où la croissance de l'activité dans les services s'est accélérée en août pour s'établir à 58,5%, mieux que ce qui était prévu par les analystes.

De leur côté, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage sont tombées à leur plus bas niveau en presque 50 ans pour la dernière semaine d'août.

- Safran en tête du CAC -

Sur le terrain des valeurs, Safran a fini en tête de l'indice CAC 40 avec une hausse de 6,37% à 116,05 euros, bénéficiant du relèvement de ses perspectives 2018 de chiffre d'affaires et de résultat opérationnel courant après un premier semestre marqué par une croissance de toutes ses activités, notamment de propulsion.

Dans son sillage, Airbus a pris 1,24% à 104,28 euros.

Altran a chuté de 8,07% à 8,49 euros, les investisseurs s'inquiétant d'un flux de trésorerie disponible inférieur aux attentes, contrairement au reste des résultats du premier semestre globalement en ligne avec les prévisions.

Sodexo a également été pénalisé (-1,50% à 88,24 euros), les investisseurs restant dubitatifs face à la volonté affichée par le groupe de multiplier par deux la croissance interne de son chiffre d'affaires "d'ici l'exercice 2019-2020".

Kering a été affecté (-2,07% à 430,10 euros) par un abaissement de sa recommandation par Credit Suisse. Les autres valeurs du luxe ont cédé un peu de terrain, à l'instar de LVMH (-0,21% à 280,65 euros) et de Hermès (-0,30% à 528,80 euros).

Le secteur automobile a également terminé dans le rouge. Peugeot a lâché 0,95% à 22,97 euros, Renault 0,58% à 71,84 euros et Valeo 1,10% à 36,98 euros.

De son côté, Vinci a profité (+1,18% à 80,40 euros) d'un relèvement de sa recommandation par Morgan Stanley.

Bourbon s'est enfoncé de 12,92% à 4,18 euros, fragilisé par le creusement de sa perte au premier semestre dans un marché toujours difficile en attendant une reprise des investissements de ses clients l'an prochain.

Boiron a reculé de 5,48% à 62,10 euros. Christian Boiron, emblématique directeur général du géant français de l'homéopathie, a annoncé mercredi son départ au 1er janvier 2019, alors que le groupe familial est en difficulté, sur fond de relance du débat sur l'homéopathie en France.

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