L'Assurance maladie vise 2 milliards d'euros d'économies en 2019

L'Assurance maladie vise 2 milliards d'euros d'économies en 2019

Publié le :

Jeudi 28 Juin 2018 - 14:31

Mise à jour :

Jeudi 28 Juin 2018 - 14:38
© PASCAL LACHENAUD / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Moins d'hospitalisations, de prescriptions et de fraudes: l'Assurance maladie a dévoilé jeudi ses recettes habituelles pour économiser un peu plus de 2 milliards d'euros en 2019, et proposé de lier certaines dépenses à la qualité des soins, comme le veut le gouvernement.

Un simple renouvellement d'ordonnance, avec un dosage ajusté: la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) vise 2,01 milliards d'euros d'économies en 2019, contre 1,94 milliard cette année, selon le rapport annuel "sur l'évolution des charges et produits" présenté à son Conseil, où siègent notamment syndicats, organisations patronales, mutuelles et associations de patients.

Ce document, dont l'AFP a obtenu copie, liste les mêmes "actions" et "leviers" de réduction des dépenses que les années précédentes.

La Cnam entend surtout serrer la vis sur la "pertinence" des soins, avec un objectif d'économies relevé de 510 à 655 millions d'euros, notamment sur le transport sanitaire (ambulances et taxis) et certains actes techniques (biologie et imagerie).

En revanche, pour les médicaments et dispositifs médicaux, la cible est légèrement abaissée, de 750 à 725 millions d'euros, malgré un nouveau "plan d'actions" visant les antidiabétiques et un recours accru aux génériques.

"Ces économies n'incluent pas les actions sur les prix des produits de santé liées aux négociations" avec les industriels, souligne la Cnam.

Du côté des hôpitaux, l'objectif est aussi réduit, de 470 à 410 millions, en dépit d'une "accélération" de la chirurgie ambulatoire (sans nuitée) et des retours "précoces" à domicile, après un accouchement ou une opération.

Enfin, 220 millions d'euros sont attendus de la lutte contre "la fraude et les abus", un montant modéré au regard des 270 millions récupérés en 2017.

Ces mesures doivent permettre à l'Assurance maladie de limiter la progression de ses dépenses à 2,3% en 2019, conformément aux prévisions du gouvernement.

La Cnam suggère par ailleurs de lier certains paiements au respect de critères de qualité, comme les règles de prescription des antidépresseurs ou un nombre minimum par établissement d'opérations chirurgicales de cancers du sein et de l'ovaire.

Des pistes opportunes alors que l'exécutif a fait de la pertinence et de la qualité des actes des priorités de sa future "transformation" du système de santé.

L'hôpital de Gueret, dans la Creuse, le 17 janvier 2018

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