Le Maire ouvre une réflexion sur les charges des salaires des plus qualifiés

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Le Maire ouvre une réflexion sur les charges des salaires des plus qualifiés

Publié le 02/10/2017 à 13:57 - Mise à jour à 14:40
© ERIC PIERMONT / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP

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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a proposé lundi "d'ouvrir une réflexion" à propos des allègements de charges sur les salaires des plus qualifiés, au-delà des seuils actuels, pour soutenir l'innovation et la montée en gamme dans l'industrie.

M. Le Maire a estimé "justifié d'alléger massivement les charges sur les salaires les plus bas et sur les niveaux de qualification les plus modestes".

Cette politique "était justifiée et efficace, mais insuffisante". Elle "sera maintenue (...) dans le cadre du CICE qui sera transformé en allègements de charges directs en 2019", a-t-il rappelé lors du lancement à Bercy du label "French Fab" destiné aux PME et ETI industrielles.

"Mais je pense qu'il ne faut pas fermer la porte à des allègements de charges plus importants, au-delà de la limite des 2,6 Smic", a ajouté le ministre.

Il a dit que si l'économie française "doit avoir des salariés toujours plus qualifiés", alors il faut "ouvrir la réflexion sur des allègements de charges sur les salariés les plus qualifiés".

"Je propose d'ouvrir, ici à Bercy, une réflexion sur ce sujet de la compétitivité-coût lié au coût du travail" qui portera "sur les allègements de charges au-dessus de ce qui existe aujourd'hui", a-t-il dit.

Dans le domaine fiscal, le ministre de l'Economie et des Finances a de nouveau défendu les réformes en cours, comme la transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière.

Ce "n'est pas une politique fiscale pour les riches (...) , c'est une politique fiscale pour l'investissement, pour l'innovation", a-t-il affirmé.

"La France est appauvrie, la France est désindustrialisée, la France a perdu des emplois parce qu'elle n'a pas voulu mettre en place la politique fiscale que nous mettons aujourd'hui en place", a lancé Bruno Le Maire.

"Je ne crois absolument pas à la théorie du ruissellement des richesses (...) Je crois à la nécessité de créer des richesses avant de les redistribuer (et) d'alléger la fiscalité sur le capital pour que nos entreprises puissent mieux se financer, investir et innover", a déclaré le ministre.

Auteur(s): Par AFP


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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à Paris le 2 octobre 2017

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