Les buralistes vont vendre des bitcoins, la Banque de France pas impliquée

Les buralistes vont vendre des bitcoins, la Banque de France pas impliquée

Publié le :

Mercredi 21 Novembre 2018 - 11:51

Mise à jour :

Mercredi 21 Novembre 2018 - 14:48
© JACK GUEZ / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Les bureaux de tabac vont vendre, à partir du 1er janvier 2019, des coupons convertibles en bitcoin ou en ethereum, autre monnaie virtuelle sans que la Banque de France ait eu à leur fournir son autorisation, annonce la Confédération des buralistes.

La société Bimedia, qui fournit des terminaux d'encaissement aux bureaux de tabac, permettant notamment de vendre des produits dématérialisés (cartes de paiement, recharges de crédit téléphonique...), a signé un accord avec la plateforme KeplerK qui propose des cryptomonnaies, a indiqué la confédération à l'AFP.

Au terme de cet accord, les buralistes vont, "à compter du 1er janvier, commercialiser des coupons de 50, 100 ou 250 euros convertibles sur le site KeplerK, en bitcoins ou en ethereum", a précisé un porte-parole.

Ce nouveau service, présenté le mois dernier au salon national des buralistes, n'a fait l'objet d'aucun accord avec la Banque de France, a encore affirmé la confédération, allant dans le sens du démenti émis un peu plus tôt par l'institution.

"Contrairement à ce qui a été affirmé ce matin par certaines stations de radio, sans vérification préalable, aucune convention n'a été signée afin de permettre la vente de bitcoin dans les bureaux de tabac", a ainsi assuré la Banque de France mercredi.

"Aucun accord n'est par ailleurs discuté ni envisagé sur le sujet", a ajouté l'institution, rappelant avoir alerté à plusieurs reprises les usagers sur le caractère hautement "spéculatif" des crypto-actifs.

La radio Europe 1 avait assuré mercredi matin qu'un accord avait été signé entre la Fédération des buralistes et la Banque de France pour autoriser la vente de cette monnaie virtuelle à compter du 1er janvier 2019.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a mis en garde à plusieurs reprises depuis un an sur le caractère spéculatif du bitcoin, niant qu'il s'agisse d'une monnaie ou même d'une cryptomonnaie.

"Sa valeur et sa forte volatilité ne correspondent à aucun sous-jacent économique et ne sont la responsabilité de personne", a-t-il notamment assuré, estimant que ceux qui investissent dans le bitcoin le font "à leurs risques et périls".

Le cours du bitcoin, première et principale cryptomonnaie décentralisée, n'a cessé de baisser ces derniers mois, pour atteindre 4.408 dollars mercredi, loin de la barre des 11.000 dollars atteinte voilà un an.

Une représentation de bitcoin


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