Sapin et Eckert auditionnés après l'audit de la Cour des comptes

Sapin et Eckert auditionnés après l'audit de la Cour des comptes

Publié le :

Vendredi 07 Juillet 2017 - 13:42

Mise à jour :

Vendredi 07 Juillet 2017 - 13:45
© Alberto PIZZOLI / AFP/Archives
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Par AFP

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Les anciens ministres PS Michel Sapin et Christian Eckert seront auditionnés mercredi par la commission des Finances de l'Assemblée à la suite de l'audit critique de la Cour des comptes, a annoncé la commission, présidée par Eric Woerth (LR), dans un communiqué.

Dans son audit sur les finances publiques, la Cour estime à 3,2% du PIB le déficit public qui pourrait être atteint à la fin de l'année en cours, au lieu des 2,8% prévus dans le budget 2017. Elle accuse le gouvernement sortant d'avoir manqué de "sincérité" en construisant son budget, le risque de dérapage résultant "quasi-exclusivement d'une sous-estimation des dépenses de l'Etat", selon elle.

L'ancien ministre des Finances et son secrétaire d'Etat au Budget ont déjà nié dans un communiqué tout artifice comptable. "S'agissant des dépenses de l'Etat, la Cour retient une approche excessivement prudente qui sous-estime les possibilités de redéploiement (de crédits) courant 2017", ont-ils déploré.

Ces annulations de crédits devraient être évoquées mercredi à la commission par leurs successeurs Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, qui seront auditionnés dans la foulée. Bercy cherche 4 à 5 milliards d'euros pour contenir le déficit à 3% en 2017.

Alors que les Républicains avaient demandé un projet de budget rectificatif à la suite de l'audit de la Cour des comptes, le groupe La République en marche a confirmé qu'il n'y en aurait pas.

"La dérive budgétaire décrite par la Cour des comptes peut être corrigée (...) à travers les décrets d’annulation de crédits mais aussi les décrets d’avance", écrit le groupe REM dans un communiqué.

"Le débat d’orientation des finances publiques programmé le 20 juillet pourra en outre être l’occasion pour l’ensemble des parlementaires de faire valoir leurs positions", ajoute-t-il.

L'ex-ministre des finances Michel Sapin, ici lors du sommet du G7 le 13 mai 2017 à Bari


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