Soupçons de pratiques anticoncurrentielles chez les cigarettiers: procédure classée

Soupçons de pratiques anticoncurrentielles chez les cigarettiers: procédure classée

Publié le :

Lundi 27 Août 2018 - 10:45

Mise à jour :

Lundi 27 Août 2018 - 14:46
©DR
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Par AFP - Paris

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L'Autorité française de la concurrence a classé sans suite son enquête sur de possibles pratiques anticoncurrentielles de la part des cigarettiers British American Tobacco (BAT), Seita, Japan Tobacco International (JTI), Philip Morris et Logista, a-t-elle annoncé lundi.

Fin janvier, l'Autorité avait procédé à des perquisitions inopinées auprès d'entreprises "suspectées d'avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la production, de l'importation et de la distribution de produits du tabac".

"Après examen des pièces saisies, les services d'instruction ont décidé de clore la procédure", affirme l'organisme dans un communiqué.

Les quatre groupes qui étaient ciblés par les enquêteurs de l'Autorité de la concurrence sont des mastodontes du marché du tabac: BAT commercialise les marques Lucky Strike et Pall Mall, tandis que la Seita vend Gitanes et Gauloises, JTI des marques comme Camel ou Winston, et Philip Morris Marlboro ou Chesterfield.

Logista France, fournisseur de la quasi-totalité des buralistes, était également visé.

Dans un communiqué, BAT France, premier cigarettier à réagir, a dit "prendre bonne note" du classement sans suite de cette procédure, rappelant avoir "toujours veillé à respecter les règles de concurrence dans le cadre de ses activités".

Dans une déclaration transmise à l'AFP, le président de JTI France, Yves Barbier, s'est quant à lui "félicité de la décision de l'Autorité de la concurrence qui confirme que nous opérons dans le respect des règles de droit en vigueur et qui montre une fois de plus que les allégations portées par les associations anti-tabac sont infondées".

Contactés par l'AFP, la Seita (filiale française de Imperial Tobacco, ndlr), Philip Morris et Logista France n'avaient pas encore réagi en début d'après-midi.

L'origine de l'enquête de l'Autorité de la concurrence n'est pas connue.

En France, ce sont les industriels du tabac qui fixent les prix de vente, mais l'Etat peut inciter à des augmentations en faisant varier les taxes, qui représentent plus de 80% du prix final (8,74% reviennent aux buralistes, et le solde aux fabricants).

Au premier trimestre 2018, les ventes de tabac avaient chuté de 9,1% en un an. Sur le seul mois de mars, juste après la hausse d'un euro du prix du paquet de cigarettes, les ventes avaient reculé de près de 20%.

En 2017, elles avaient reculé de 1,48% en volume, un an après l'entrée en vigueur du paquet neutre en France.

Les associations de lutte contre le tabagisme soupçonnent depuis plusieurs années une entente entre les groupes.

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