Présidentielle: Macron, soutenu par défaut... mais pas seulement

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Présidentielle: Macron, soutenu par défaut... mais pas seulement

Publié le 30/04/2017 à 11:15 - Mise à jour à 15:35
© JEFF PACHOUD / AFP
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Auteur(s): Par AFP

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Plus de 40% de ses électeurs du premier tour de la présidentielle l'ont choisi par défaut mais le centriste Emmanuel Macron a aussi ses convaincus qui espèrent le voir "apaiser la France" au terme de son duel avec Marine Le Pen.

"Une reconstruction saine, c'est ça que j'attends, c'est l'espoir que je mets en Macron". Isabelle Babin, 55 ans, cadre supérieure à Lyon (centre-est) distribue des tracts pour convaincre les indécis et ceux qui veulent s'abstenir de voter au deuxième tour le 7 mai. Il y en a assez des "politiques qui se cooptent" et qui "ne peuvent pas comprendre la société car ils n'y sont pas", ajoute-t-elle.

Pour cette Française, le candidat du mouvement "En marche", arrivé en tête le 23 avril avec 24,01% des voix devant la candidate d'extrême droite, incarne à 39 ans le renouveau.

Il est "lisse", "bien poli", "bon chic bon genre, un peu premier de la classe, ce qui n'est pas forcément très rassembleur", admet-elle. Mais à ses yeux, là n'est pas l'essentiel.

Comme elle, des dizaines de partisans du centriste se sont mobilisés ce week-end pour aller à la rencontre des habitants de Lyon, ville qui a offert à l'ancien conseiller et ministre du président socialiste François Hollande un score de plus de 6 points supérieur (30,31%) à sa moyenne nationale.

Ils sont peu à imaginer Marine Le Pen triompher mais reconnaissent que leur candidat n'est pas parvenu à emporter l'adhésion générale, encore moins à créer un élan: selon un récent sondage, 41% des voix en faveur de M. Macron, ancien banquier, lui ont été accordées par défaut.

"Il est trop capitaliste pour les gens de gauche et entaché du quinquennat de Hollande pour les gens de droite", résume Emmanuelle Vignaud, 43 ans, salariée d'une multinationale.

Pour dimanche, elle n'est pas inquiète, même si elle estime que son candidat a "foiré" son début de campagne du second tour "par sa posture, décodée comme assez arrogante à un moment où il y a quand même Le Pen en face, ce qui appelle une certaine gravité".

- Drapeau européen -

Mais il "fera un très bon président", affirme-t-elle, séduite par le "bonhomme", son côté "brillant, tenace" et sa capacité à "apprendre très vite".

"Si on ne fait pas confiance aux jeunes générations, on est des vieux cons, on est irrécupérable", abonde Jean Visconte, 64 ans, commercial. Il veut faire confiance à la volonté d'Emmanuel Macron de "rassembler au-delà des clivages politiques" ainsi qu'à la "jeunesse du personnage".

Incarnation d'une nouvelle donne politique pour ses soutiens, l'ex-ministre de l'Economie (2014-2016) séduit également par son positionnement "et de droite et de gauche".

"Macron a choisi la seule alternative possible en prenant ce qu'il y a de mieux d'un côté et de l'autre" alors que les partis traditionnels "passent leur temps à démolir ce qu'ont fait les gens d'en face, alternativement", explique Alain Jacquard, médecin retraité de 75 ans.

"Macron, c'est une politique qui veut bien redistribuer les richesses mais en se donnant la garantie de pouvoir les produire", poursuit-il, satisfait de son engagement en faveur des entreprises.

Ce discours peut-il convaincre les Français les moins favorisés qui ont choisi d'autres candidats au premier tour ?

Oui, veut croire Pierre, 26 ans, fonctionnaire et militant socialiste, qui préfére ne pas donner son nom. "Ma mère ouvrière et mon père agriculteur, plutôt de droite, ont voté Macron car il portait un discours en faveur du pouvoir d'achat qui était fort", précise-t-il.

Il voit en Emmanuel Macron "celui qui peut apaiser la société" et le décrit comme le représentant d'une "gauche réaliste".

"C'est le seul à avoir fait applaudir le drapeau européen dans ses meetings", se félicite aussi Christine Montabert, 41 ans, assistante franco-allemande qui attache beaucoup d'importance à son engagement en faveur de l'Union européenne.

Auteur(s): Par AFP


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Des partisans d'Emmanuel Macron à Lyon, le 29 avril 2017.

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