Présidentielle: vif échange entre Hamon et Mélenchon sur la Russie

Présidentielle: vif échange entre Hamon et Mélenchon sur la Russie

Publié le :

Mardi 21 Mars 2017 - 02:09

Mise à jour :

Mardi 21 Mars 2017 - 02:34
© Eliot BLONDET / POOL/AFP
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Par AFP

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La question des relations entre la France et la Russie a donné lieu lundi soir à un vif débat entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, qui a défendu la renégociation des frontières de l'ancien bloc soviétique, mesure approuvée par François Fillon.

"En Europe, la première chose à faire, c'est une conférence de sécurité de l'Atlantique à l'Oural, parce que toutes les tensions viennent du fait que, quand l'empire soviétique s'est écroulé, personne n'a négocié les frontières avec qui que ce soit", a exposé le candidat de La France insoumise sur le plateau de TF1.

"C'est le moment de négocier les frontières, pas la guerre, la négociation", a-t-il insisté.

Exhorté par Benoît Hamon à fournir davantage de précisions, M. Mélenchon a donné l'exemple de la Crimée.

"La frontière entre la Russie et l'Ukraine est-elle à la fin de la Crimée ou avant? Qu'est-ce qu'on applique ? La décision du bureau politique de Nikita Khrouchtchev ou bien est-ce qu'on accepte ce qu'a décidé Poutine?", a-t-il interrogé, tandis que Benoît Hamon lançait tout haut "c'est extrêmement dangereux".

"Je ne sais pas ce qu'il faut accepter. Pour ma part, je vois bien les liens entre la Crimée et la Russie mais on doit en parler", a poursuivi M. Mélenchon sans s'interrompre.

Exprimant son "désaccord", le candidat socialiste a évoqué la question des frontières comme "la plus sensible qui soit". "Je considère aujourd'hui qu'il y a des accords qui sont mis en oeuvre, qui doivent respecter la légalité internationale (...) mais qu'il n'est pas acceptable de la part de Poutine qu'il annexe un territoire d'un autre Etat souverain, qu'il considère aujourd'hui légitime d'entretenir une guerre chez un pays voisin", a-t-il développé.

A quoi M. Mélenchon a rétorqué que "ça ne sert à rien de se montrer armés jusqu'aux dents en face des Russes".

"Quand on veut discuter avec M. Poutine, il vaut mieux arriver avec quelques arguments derrière", a renchéri M. Hamon.

Intervenant juste après, le candidat LR François Fillon a reconnu que la question des frontières "doit être posée au regard du droit international et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". "Il y a des frontières qui ont été tracées dans des conditions inacceptables pour les peuples, qui ont séparé des peuples et ce débat là on ne peut pas refuser de le voir s'ouvrir", a insisté l'ancien Premier ministre, donnant raison à M. Mélenchon.

Jean-Luc Melenchon lors du débat télévisé du 1er tour de la présidentielle, le 20 mars 2017


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