Affaire Romand: la demande de libération conditionnelle rejetée

Affaire Romand: la demande de libération conditionnelle rejetée

Publié le :

Vendredi 08 Février 2019 - 14:28

Mise à jour :

Vendredi 08 Février 2019 - 14:34
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Par AFP - Saint-Maur

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La demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand, condamné à la perpétuité pour avoir tué cinq personnes de sa famille en 1993, a été rejetée par le tribunal d'application des peines, a annoncé vendredi dans un communiqué le parquet de Châteauroux.

"Par jugement de ce jour, le tribunal de l'application des peines de Châteauroux a considéré qu'+en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne permettent pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné+ et a donc décidé de rejeter la demande de libération conditionnelle déposée par M. Jean-Claude Romand", a indiqué Stéphanie Aouine, procureure de la République de Châteauroux.

Pendant plus de 15 ans, le faux "docteur Romand", aujourd’hui âgé de 64 ans, a menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d'assassiner sa famille. Condamné à la perpétuité en 1996, il a déjà purgé sa période de sûreté de 22 ans.

Lors de sa demande de libération, présentée le 20 novembre et réexaminée le 31 janvier, le ministère public avait demandé le rejet de cette requête. La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.

A l'issue de l'audience fin janvier à la prison de Saint-Maur (Indre), près de Châteauroux où M. Romand est détenu, son avocat Jean-Louis Abad s'était dit "très serein", assurant que son client avait trouvé "une structure extrêmement sérieuse et qui est prête à l'accueillir".

Mais pour Me Laure Moureu, qui représente les deux frères de Florence Romand, l'épouse assassinée, le dossier ne permettait "pas d'envisager sérieusement la libération".

Une première audience avait eu lieu en novembre, mais la décision attendue en janvier avait été reportée en raison de l'apparition "de nouvelles pièces, de nature à influer sur la décision du tribunal", communiquées par l'administration pénitentiaire, avait expliqué la procureure de Châteauroux.

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