Coronavirus: échos d'une France confinée, 4e jour

Coronavirus: échos d'une France confinée, 4e jour

Publié le 20/03/2020 à 16:12 - Mise à jour à 17:02
© BERTRAND GUAY / AFP
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Auteur(s): Par AFP - Paris

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Maintenant, c'est chacun chez soi: de Paris à Neuvic, échos d'une France sous cloche vendredi, au 4e jour de confinement.

. Shoot

"Deux consommations en même temps, pas plus". Gabriel Waeckerlé, directeur de la "salle de shoot" à Strasbourg.

En temps normal, la salle de consommation à moindre risque reçoit 80 toxicomanes par jour. Aujourd'hui, elle a réduit le nombre à 30 ou 40 consommations quotidiennes. "Cette semaine, les gens restent chez eux, ils ont encore accès à un peu de produits mais cela ne va sans doute pas durer...", s'inquiète M. Waeckerlé.

. De l'or

A Neuvic, en Dordogne, un producteur de caviar a décidé de faire don des masques chirurgicaux habituellement utilisés par ses employés lorsqu'ils manipulent cet "or noir". Quelque 10.000 masques, rares aussi ces jours-ci, ont ainsi été donnés: une moitié à l'Agence régionale de santé (ARS), l'autre à la mairie qui les distribuera à des Ehpad.

. La vie continue

"A la base, c'est déjà angoissant d'accoucher. Mais avec l'épidémie..." Une sage-femme dans le Doubs.

Comme le sien, la plupart des cabinets de médecine de ville ont mis en place des systèmes de visio-consultations. "Les femmes sont encore plus angoissées, elles ont peur du virus, de le donner à leur bébé", confie cette professionnelle de santé, submergée de messages et d'appels. Son cabinet reste ouvert pour les urgences, mais "ma hantise, c'est de faire une faute d'asepsie", dit-elle.

. Menace

A Nantes, la police tente d'arrêter un jeune homme qui refuse de présenter l'attestation désormais obligatoire pour circuler en temps de confinement. La situation dégénère, un passant et un agent de sécurité s'en mêlent: ce dernier finira avec une morsure à la main, un policier sera victime d'un crachat.

En temps de coronavirus, cracher sur l'autre est devenu une menace. La mise en danger de la vie d'autrui est passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.

. Exactement

"L'heure est au confinement, pas à la performance sportive". Le compte Twitter du ministère des Sports.

Depuis le début du confinement, @Sports_gouv répond aux sportifs qui ont des fourmis dans les jambes et veulent sortir à tout prix: "Non, à 4/5 km de chez vous, vous n'êtes pas +à proximité immédiate+" du domicile.

"Autant rester chez soi", lance alors un internaute. "C'est exacement le principe général. Autant que possible: #RESTEZCHEZVOUS", lui est-il rétorqué.

. Réserves

"C'est la première fois que je fais 20 minutes à moto pour le faire". Antoine Lucas, 25 ans, venu donner son sang dans un centre de l'Établissement français du sang (EFS), à Paris.

Vendredi, il fallait compter plus d'une heure d'attente dans ce centre du nord-est de la capitale. "Il faut toujours donner, et puis là on a le temps", observe Antoine. L'EFS a appelé mardi à continuer à donner son sang: "les réserves actuelles en globules rouges sont de moins de 15 jours et en plaquettes de moins de trois jours"

burs-cld/epe/or

Auteur(s): Par AFP - Paris


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