Des milliers de "gilets jaunes" et quelques heurts avec la police dans le Sud-Est

Des milliers de "gilets jaunes" et quelques heurts avec la police dans le Sud-Est

Publié le :

Samedi 19 Janvier 2019 - 13:19

Mise à jour :

Samedi 19 Janvier 2019 - 20:26
© Pascal GUYOT / AFP
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Par AFP - Béziers

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A Béziers, Montpellier, Marseille ou Toulon, plusieurs milliers de "gilets jaunes" ont manifesté samedi au cri de "Macron démission" dans le Sud-Est de la France, où quelques heurts avec la police ont éclaté en fin de journée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Béziers, dans l'après-midi quelque 2.500 manifestants selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont défilé dans le centre-ville. Dans la matinée, une première manifestation organisée par d'autres groupes de "gilets jaunes" avait rassemblé 400 personnes selon la police, 800 selon les organisateurs.

"On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là, pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, nous on est là", chantaient les manifestants qui en milieu d'après-midi avaient brièvement envahi les voies de la gare avant d'en être délogés.

Parmi eux, de nombreux "gilets jaunes" se disant de gauche avec notamment des autocollants de la France insoumise ou anarchistes chantaient sur le thème du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) alors que d'autres, vêtus de tenues de camouflage, arboraient des gilets sur lesquels étaient écrits des slogans d'extrême droite comme "Les Français d'abord".

"Emmanuel Macron, on va venir te chercher chez toi", "Macron démission" ou encore "Macron en prison", a scandé la foule entre deux Marseillaise. "Nous on déconne pas, on fait l'effort d'être là" ou encore "Laissez-nous vivre pas survivre", pouvait-on lire sur une banderole.

Dans la matinée, au passage du cortège devant la sous-préfecture, les manifestants ont aussi copieusement hué les gendarmes mobiles déployés. Plusieurs pancartes dans le cortège demandaient la libération des "gilets jaunes" incarcérés la semaine dernière après l'incendie d'un bâtiment de Vinci mi-décembre au péage de Bessan (Hérault).

A Montpellier, 1.300 manifestants, selon la préfecture ont défilé dans le centre, où ils ont notamment perturbé la circulation des tramways. En fin d'après-midi, des heurts ont éclaté devant la préfecture de l'Hérault avec un groupe de 100 à 200 personnes qui a lancé des projectiles contre les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l'AFP. La préfecture faisait état dans la soirée de quatre interpellations et de deux blessés légers parmi les manifestants.

A Marseille, 2.500 manifestants, selon la préfecture de police - soit presque autant que la semaine dernière - ont manifesté depuis le Vieux-Port à travers la ville. Après de brefs affrontements avec les forces de l'ordre qui tentaient de l'empêcher d'approcher de la préfecture, le cortège est reparti et a rejoint la gare Saint-Charles.

Dans la soirée, 200 à 250 manifestants "de l'ultra gauche et des cités", selon la préfecture de police, ont mis le feu à des containers poubelles et des sapins de Noël voués à la déchèterie. Dix personnes ont été interpellées et quinze policiers légèrement blessés, a-t-elle précisé.

"Je me suis toujours battue contre les inégalités et les injustices et je continuerai tant qu'il faudra", explique Sylvie Pille, enseignante à la retraite. "Tant qu'on n'a pas obtenu des mesures immédiates pour la hausse du pouvoir d'achat, on sera là", poursuit la retraitée marseillaise qui a inscrit sur son gilet jaune "Macron traverse et retourne chez Rothschild".

A Toulon, 1.700 personnes ont défilé avant que n'éclatent des échauffourées au moment de la dispersion de la manifestation entre 150 personnes, pour certaines masquées et cagoulées, et les forces de l'ordre, a indiqué la préfecture du Var. Six ont été interpellées, a-t-elle ajouté.

Des "gilets jaunes" bloquent les voies en gare de Béziers, le 19 janvier 2019

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