Deux jeunes tués dans des rixes en région parisienne

Deux jeunes tués dans des rixes en région parisienne

Publié le :

Mercredi 24 Octobre 2018 - 11:14

Mise à jour :

Mercredi 24 Octobre 2018 - 14:18
©DR
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Par AFP - Paris

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Deux adolescents ont été tués mardi et mercredi dans des rixes, à Sarcelles (Val-d'Oise) et dans l'est de Paris, dix jours après la mort d'un jeune de 13 ans aux Lilas (Seine-Saint-Denis) qui avait suscité un vif émoi.

Un jeune homme de 17 ans est mort après avoir été frappé à la tête lors d'une bagarre près de la gare RER de Sarcelles, qui s'est déroulée vers 19H30 mardi, selon une source policière.

Selon les premiers éléments, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit à l'AFP une source proche de l'enquête. "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé le procureur de la République de Pontoise Eric Corbaux. Le jeune homme, habitant du quartier des Sablons, est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures.

Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le procureur. Une enquête a été ouverte pour "homicide volontaire" et des examens vont avoir lieu sur la victime pour "déterminer les causes exactes" de sa mort.

Plus tard dans la nuit, à Paris, un autre homme a été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement de Paris, dans l'est de la capitale, selon des sources concordantes.

Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été interpellées, a précisé une source judiciaire.

Selon Europe 1 et Le Parisien, la victime est un adolescent de 16 ans. Après la rixe, elle a été transportée à l'hôpital où elle est décédée, selon la source judiciaire.

"Tout doit être fait pour élucider les circonstances" de cette mort "révoltante", a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a également affiché son intérêt pour conquérir la mairie de Paris lors des municipales de 2020. "L'ordre républicain et la sécurité de tous sont notre priorité, à chaque instant et partout", a-t-il ajouté.

- Série de violences -

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence!", a réagi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France.

Ces deux décès interviennent après une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas, avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents.

Le ministre de l'Intérieur fraîchement nommé, Christophe Castaner, s'était rendu sur les lieux deux jours plus tard. Il faut que "toute la transparence soit faite" sur l'"événement extrêmement grave" des Lilas, lié selon lui "à des rivalités des bandes", avait-il estimé.

Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués.

Selon l'autopsie, le jeune homme, qui avait des antécédents cardiaques, est décédé d'un "œdème pulmonaire massif", après deux malaises.

Il aurait notamment reçu "un coup de pied" alors qu'il se trouvait au sol après une altercation avec un groupe armé de bâtons, de barres de fer et d'un pistolet de paintball, selon une source proche de l'enquête.

Selon cette source, deux groupes d'adolescents venus de communes limitrophes (Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Les Lilas, Bagnolet) s'étaient donnés rendez-vous via l'application Snapchat "pour en découdre".

Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département. Deux autres personnes avaient été blessées dans cette fusillade qui avait "choqué" cette ville populaire.

npk-sab-tll-sva/spe/or

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