"Gilets jaunes": Mélenchon fustige Luc Ferry, pour qui les policiers doivent "se servir de leurs armes"

"Gilets jaunes": Mélenchon fustige Luc Ferry, pour qui les policiers doivent "se servir de leurs armes"

Publié le :

Mardi 08 Janvier 2019 - 19:14

Mise à jour :

Mardi 08 Janvier 2019 - 21:00
© Alain JOCARD / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est insurgé mardi contre les "excès" de l'ancien ministre Luc Ferry, qui a appelé les forces de l'ordre à "se servir de leurs armes" pour "mettre fin" aux violences dans les manifestations de "gilets jaunes".

"Quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier par terre, que (les policiers) se servent de leurs armes une bonne fois! Ca suffit, ces nervis d'extrême droite et extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. (...) On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies", a tranché lundi l'ex-ministre de l'Education (2002-2004) sur Radio Classique.

De quoi suscité la colère de plusieurs personnalités de gauche. "Avez-vous entendu quelqu'un de la majorité parlementaire, du gouvernement ou de LREM condamner de tels propos? Ils m'inquiètent au plus au point", s'est insurgé dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux Jean-Luc Mélenchon, dénonçant des "excès".

Le député européen Guillaume Balas, coordinateur de Générations, le mouvement de Benoît Hamon, a aussi critiqué sur Twitter "Luc Ferry qui demande le tir à balles réelles contre les manifestants".

M. Mélenchon a demandé à ses auditeurs "d'exercer la plus grande vigilance possible dans les prochaines mobilisations nécessaires et légitimes des +gilets jaunes+: faites en sorte qu'on ne puisse tirer parti d'une escalade, d'une surenchère".

Le patron des députés LFI lance un appel à des "casques blancs, c'est-à-dire des personnes respectées, tranquilles, dont la présence ferait baisser les tensions". "Ne laissez pas ces violents qui sont au gouvernement manipuler l'opinion, et surtout vous mêmes, en vous poussant à aller là où je sais que vous ne voulez pas aller, dans la violence", a-t-il poursuivi.

"Nous n'avons aucun intérêt à faire croire que la violence serait du côté du peuple", a dit M. Mélenchon. "C'est en y venant de plus en plus largement en famille qu'on arrivera à augmenter la pression sur ce gouvernement et à faire baisser la tension."

Le leader de LFI s'est dit "inquiet" de "la détermination irresponsable d'un gouvernement à aller de plus en plus loin dans une confrontation avec le peuple français".

Lundi, Benjamin Griveaux a dénoncé "une capitulation morale et intellectuelle" et "l'esprit munichois" d'"une grande partie" de l'opposition dans la crise des "gilets jaunes", dont Jean-Luc Mélenchon, qui à ses yeux "a quitté le champ républicain".

Jean-Luc Mélenchon le 20 décembre 2018 à l'Assemblée nationale

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