"Gilets jaunes"/Bordeaux : le jeune à la main arrachée veut porter plainte

"Gilets jaunes"/Bordeaux : le jeune à la main arrachée veut porter plainte

Publié le :

Lundi 10 Décembre 2018 - 14:16

Mise à jour :

Lundi 10 Décembre 2018 - 14:24
© NICOLAS TUCAT / AFP/Archives
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Par AFP - Bordeaux

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Le jeune homme qui a eu la main arrachée en ramassant une grenade lors de la manifestation des "gilets jaunes" samedi à Bordeaux a annoncé lundi sur France Inter son intention de porter plainte.

"Je suis effaré, halluciné par la violence avec laquelle ils (NDLR les policiers) répondent à des œufs et des cailloux en face, en envoyant des explosifs", dit le jeune Antoine, Bayonnais de 26 ans, à France Inter.

Selon deux journalistes de l'AFP qui ont assisté à la scène, les projectiles lancés contre les forces de l'ordre ne consistaient pas uniquement en "oeufs" et "cailloux".

Les journalistes de l'AFP ont ainsi pu voir durant ces affrontements que quelque 200 manifestants venus en découdre lançaient des pavés déterrés dans une petite rue adjacente, des fusées d’artifice, des fumigènes, de la peinture, des aérosols, des balles de plomb, des cartouches de fusil, et aussi des bombes artisanales d’acide.

"Il y avait un feu au niveau du tram (à la station) Hôtel de Ville, j'ai essayé de voir ce qui se passait et là, un truc roule à mes pieds. Je n'ai pas réfléchi, je ne savais pas ce que c'était, je décide de le prendre à la main et de le relancer. Et le truc explose, ma main explose", raconte encore Antoine.

Le manifestant, qui assure que c'était la première fois qu'il se joignait aux "gilets jaunes", a probablament rammassé une grenade GLI-F4, utilisée par les forces de l'ordre.

L'usage de ces grenades lacrymogènes assourdissantes, qui contiennent une charge de TNT, a été critiquée la semaine dernière par un collectif d'avocats, qui ont demandé au Premier ministre Edouard Philippe de les interdire.

Pusieurs victimes, blessées à Paris lors des journées de mobilisation des "gilets jaunes", ont aussi décidé de porter plainte contre X.

Des policiers à Bordeaux lors d'une manifestation de gilets jaunes le 8 décembre 2018


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