Les Champs-Elysées pas encore conquis par le masque obligatoire

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Les Champs-Elysées pas encore conquis par le masque obligatoire

Publié le 15/08/2020 à 17:34 - Mise à jour à 17:36
© BERTRAND GUAY / AFP
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Auteur(s): Par Maryam EL HAMOUCHI - Paris (AFP)

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"Ridicule" pour certains, "rassurant" pour d'autres: les passants des Champs-Elysées se familiarisaient samedi avec le port obligatoire du masque, étendu depuis le matin à la célèbre artère parisienne et à de nombreux autres quartiers de la capitale.

A côté de la sortie du métro Charles-de-Gaulle Etoile, une famille de huit personnes se positionne face à l'Arc de triomphe, prend la pause et sourit. Une fois prise la traditionnelle photo devant le monument, ils remettent aussitôt leurs masques chirurgicaux.

Teyi-Afidegnou Lawson-Helou, le père de famille, se sent "rassuré" par la généralisation du port du masque. "Je suis asthmatique donc il faut que je fasse attention".

Face à la circulation active du virus dans la capitale, la préfecture de police de Paris a étendu à de nombreux quartiers l'obligation du port du masque qui était en vigueur depuis lundi, intégrant notamment une partie des Champs-Elysées ou encore la zone du Louvre.

Si le père de famille savait que le port du masque était devenu obligatoire, la plupart des badauds rencontrés par l'AFP l'ignoraient totalement.

"Ah, je ne savais pas. Du coup, je vais le mettre", s'étonne Laëtitia Ben Amziane en sortant de son sac un masque en tissu noir. "C'est bien, parce qu'il faut faire attention à la recrudescence mais en même temps c'est difficile. J'ai pris le RER et le métro et là, j'en profitais pour respirer un peu", raconte la Cristolienne, qui attend son amie pour se rendre à une exposition au Grand Palais.

Vidée par la torpeur de l'été et privée de touristes par le Covid-19, la célèbre artère ne compte pour le moment aucun panneau informant les passants de la nouvelle mesure. Pour y remédier, une patrouille de cinq policiers scrute les passants et rappelle, lorsque c'est nécessaire, que le masque y est désormais obligatoire.

Emelyne Rodrigues de Jesus s'est renseignée avant de venir au magasin du Paris Saint-Germain, impatiente d'acheter le maillot de l'attaquant parisien Mauro Icardi. Masque chirurgical bien positionné sur le visage, elle estime que la mesure aurait dû être "mise en place plus tôt".

"C'est quand même une avenue fréquentée par pas mal de monde", explique l'étudiante rennaise venue à Paris "sur un coup de tête pour le weekend". Selon elle, "il faudrait le rendre obligatoire dans tout Paris", ce que la préfecture envisage si la circulation du virus continue de s'accélérer.

- "Dans la rue, c'est ridicule" -

La mesure laisse pourtant dubitatifs pas mal de passants. Ekaterina, ingénieure allemande de passage à Paris avec son conjoint, ne cache pas sa surprise. "On est dehors, pas dans un bâtiment donc ce n'est pas nécessaire », considère-t-elle.

"Quel est le sens de cette carte (du port obligatoire du masque, ndlr)?", s'agace Gabrielle, qui rejoint l’avenue Montaigne, à la lisière de la zone obligatoire. "Le virus ne s'arrête pas à la rue", lance cette directrice d'une boutique de luxe, lassée de devoir déjà porter le masque au quotidien dans son travail.

Pour Matthieu Jacquot, en balade avec ses amis, "le port du masque faudrait que ce soit partout ou nulle part, sinon c'est un peu idiot". "Je comprends que si la densité est trop importante, il faut le mettre mais dans ce cas-là, on le met partout", ajoute l'ingénieur en sécurité, tout en mettant son masque.

"Dans les lieux fermés, je ne dis pas mais dans la rue c'est ridicule", estime Olivier Robbé, en promenade avec sa petite amie, tous les deux démasqués. "Si ça ne tenait qu'à moi, il n'y aurait rien, parce que je n'en ai pas peur et si on vit dans la peur, on s'arrête de vivre", développe le jeune homme, employé dans un bowling à Château-Thierry (Aisne).

meh/jt/nm

Auteur(s): Par Maryam EL HAMOUCHI - Paris (AFP)


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Un policier municipal demande à des passants de porter un masque de protection, le 15 août 2020 à Paris

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