Les otages du bar-PMU de Blagnac libérées, le forcené arrêté

Les otages du bar-PMU de Blagnac libérées, le forcené arrêté

Publié le :

Mardi 07 Mai 2019 - 19:38

Mise à jour :

Mercredi 08 Mai 2019 - 01:08
©DR
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Par Hugues JEANNEAUD - Blagnac (France) (AFP)

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Les quatre femmes retenues en otages depuis mardi après-midi par un jeune homme de 17 ans dans un bar-PMU de Blagnac, près de Toulouse, ont été libérées "saines et sauves" en début de soirée et le forcené arrêté peu avant minuit.

"#Blagnac : le mis en cause a été interpellé. Reconnaissance et gratitude à l'antenne du RAID et à la BRI pour leur sang-froid et leur professionnalisme. J'associe à ces remerciements toutes les forces de sécurité et secours mobilisées sous l'autorité du Préfet de Haute-Garonne", a écrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter peu avant minuit.

Il s'agissait d'une "opération délicate", a souligné devant la presse, sur place, le patron du Raid Jean-Baptiste Dulion, car il a fallu une "très longue négociation" pour le ramener "à la raison et l'interpeller en douceur". "Tout s'est bien passé au final", s'est-il félicité.

Le jeune preneur d'otage, qui était armé, avait déclenché son action à 16H20. Une première femme a été libérée vers 20h00, avant que les trois autres ne soient aussi relâchées, environ une heure plus tard. Il s'agissait de la patronne de l'établissement et d'employées.

"Les femmes ont été libérées, saines et sauves, en bonne santé, après de longues heures de négociation", avait indiqué un peu plus tôt le préfet de Haute-Garonne et d'Occitanie Etienne lors d'un point presse.

Le preneur d'otages, un jeune homme de "presque 18 ans, était défavorablement connu pour des affaires de violences, sur les forces de l'ordre notamment, de vol, mais aussi pour sa participation en décembre à une manifestation de +gilets jaunes+, où il avait été interpellé", a précisé le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari.

- "assez dépressif" -

"Ce n'était pas non plus quelqu'un de classé comme dangereux", a précisé M. Alzeari.

Il a laissé à son domicile "un courrier, où il semble assez dépressif, ou en tout cas préoccupé par son état de santé, et il fait une allusion au mouvement des +gilets jaunes+ mais en assurant que l'acte qu'il voulait commettre n'irait pas au-delà de cette démarche finalement un peu spectaculaire", selon le procureur.

La piste terroriste avait rapidement été écartée par les enquêteurs.

"Mais on est forcément inquiets quand on a un jeune homme très déterminé et armé", selon le procureur.

Le suspect avait tiré deux fois en l'air au début de la prise d'otages, selon une source proche du dossier. Il "aurait déclaré que, si la police intervenait, il tirerait sur les forces de l'ordre", a-t-elle ajouté.

Le preneur d'otage est "droit dans ses baskets avec une famille carrée", avait affirmé aux médias un livreur venu sur les lieux après, dit-il, avoir été alerté par le père du preneur d'otage, qu'il fréquentait.

Selon lui le jeune homme, prénommé "Yanis", est originaire du quartier populaire Bélisaire de Blagnac. Un livreur a affirmé avoir vu la mère du preneur d'otage escortée à deux reprises vers le PMU par la police.

- "Très calme" -

Peu avant l'annonce de la libération, un homme affirmant avoir pu parler au téléphone avec la patronne de l'établissement s'était voulu rassurant devant les médias.

La patronne "m'a expliqué qu'ils allaient bien et qu'il a libéré quelqu'un apparemment, il est en train de négocier, il est très calme, il n'y a aucun souci", a affirmé cet homme, Jamel El-Béchir.

"Sur les coups de 16H30, 16H45, j'étais dehors quand un policier, arme au poing, m'a dit de rentrer car il y avait une prise d'otage", a raconté pour sa part à l'AFP un employé d'une agence de voyage située en face du bar-PMU, Jean-Baptiste Boutié.

Les policiers ont ensuite fait évacuer la quarantaine de salariés de cette agence.

Très fréquenté, avec "beaucoup de passage en fin d'après-midi" selon M. Boutié, ce bar-PMU est tenu depuis une quarantaine d'années par la même propriétaire, a précisé la mairie.

Le preneur d'otages va maintenant être interrogé pendant 48 heures avant d'être déféré, selon le procureur.

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