Philippe-Bayrou: le premier couac du gouvernement, selon la presse

Philippe-Bayrou: le premier couac du gouvernement, selon la presse

Publié le :

Mercredi 14 Juin 2017 - 07:48

Mise à jour :

Mercredi 14 Juin 2017 - 07:50
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives
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Par AFP

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La passe d'armes mardi entre Edouard Philippe et François Bayrou est le premier couac du gouvernement estime mercredi la presse qui met en garde le ministre de la Justice sur les conséquences pour son avenir s'il persiste dans ce comportement.

"Le ministre de la Justice qui balaie d'un revers de la main les remontrances du Premier ministre, ça ressemble sérieusement au premier couac d'un gouvernement pourtant tellement attaché à verrouiller sa communication", écrit Jean-Marie Montalie, dans Le Parisien qui titre en Une "le cas Bayrou".

Une opinion partagée par Libération pour qui "la passe d'armes entre le Garde des Sceaux et le Premier ministre, par médias interposés, constitue un premier couac pour le gouvernement".

Le Figaro parle lui de "clash, le premier pour le gouvernement".

Le garde des Sceaux François Bayrou, accusé de "pression" sur Radio France et recadré mardi par le Premier ministre, a affirmé que "chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire", il "le dira". Auparavant, Edouard Philippe avait rappelé M. Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen".

C'est un "couac" assure aussi Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne. "Le Béarnais est convaincu que son ralliement a ouvert les portes de l'Elysée à Emmanuel Macron et joue les vice-présidents", ironise-t-il.

Pour Nicolas Beytout, de L'Opinion, le président du MoDem "a rompu la ligne, refusant la règle de prudence verbale".

- 'Plus incontournable' -

Et justement, concernant la prudence, les éditorialistes mettent en garde François Bayrou sur de possibles conséquences pour son avenir au sein du gouvernement s'il persiste dans ce comportement.

"Dimanche, Macron n’aura plus besoin – politiquement s’entend – de son allié Bayrou", prévient Cécile Cornudet, dans Les Echos. "Son utilité" est "un peu moins évidente" au regard "de l'invasion de +marcheurs+", souligne également dans la Montagne Florence Chédotal qui lance : "Bayrou devrait éviter de marcher sur les pieds du Premier ministre et se méfier".

"Vu l’ampleur de la vague Macron annoncée à l’Assemblée, le MoDem n’apparaît plus incontournable", renchérit Laurent Bodin, de l'Alsace. Et dans cette configuration d'une large victoire dimanche "le chef de l'Etat, explique Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) sera délesté de sa dette" et "n'aura certainement plus besoin du Modem".

"D’allié indispensable, il ne serait plus qu’une force d’appoint", résume Jean-Louis Hervois, de la Charente Libre.

"Le centriste devrait prendre garde à ne pas asticoter plus que de raison le chef de l’Etat qui, à la veille d’obtenir un raz-de-marée à l’Assemblée, pourrait bien envisager de se passer de ses services", conclut Xavier Brouet, du Républicain Lorrain.

Le Premier ministre Edouard Philippe (g) et le ministre de la Justice François Bayrou, le 31 mai 2017 à l'Elysée, à Paris.


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