Sondage sur les "tenues correctes": Marianne et l'Ifop défendent leur démarche

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Sondage sur les "tenues correctes": Marianne et l'Ifop défendent leur démarche

Publié le 30/09/2020 à 16:32 - Mise à jour à 17:46
© BERTRAND GUAY / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Paris

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Face au tollé suscité par la publication d'un sondage sur les tenues des lycéennes, l'hebdomadaire Marianne et l'Institut de sondage Ifop ont défendu mercredi leur démarche, arguant d'un sujet "au coeur du débat public".

Le sondage controversé avait été réalisé dans le sillage des mobilisations de collégiennes et lycéennes contre "la tenue correcte" imposée aux filles dans certains établissements. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait lui préconisé de s'habiller de "façon républicaine" à l'école.

L'Ifop a demandé à plus de 2.000 personnes s'ils souhaitaient "que les lycées publics interdisent aux filles le port" d'une série de vêtements "dans l'enceinte de leur établissement", dont le "no bra", présenté comme un "haut sans soutien gorge au travers duquel la pointe de ses tétons est visible", les hauts "avec décolleté plongeant" ou encore les "crop top" ("tee-shirt laissant apparaître le nombril").

Résultat: "55% des Français souhaitent interdirent le crop top pour les jeunes lycéennes" et "66% le +no bra+", a rappelé l'institut sur Twitter, s'appuyant sur des dessins représentant des poitrines plantureuses partiellement dénudées.

S'en est suivie mardi et mercredi une vague de réactions outrées sur les réseaux sociaux. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a notamment fustigé sur Twitter "Marianne, le journal anti-dictature vestimentaire des islamistes" qui "se lance dans les sondages propagande pour la dictature des puritains".

"Vous êtes à gerber @IfopOpinion et @MarianneleMag", a de son côté réagi la militante féministe Caroline de Haas, dénonçant la "sexualisation du corps d'enfants et de très jeunes filles" et la récupération du "hashtag de la mobilisation" lycéenne (#14septembre et #balancetonbahut) "pour partager ces horreurs".

Dans la foulée, l'Ifop s'est justifié dans un communiqué, rappelant qu'il mesure "depuis plusieurs décennies le soutien des Français aux mouvements sociaux". Réaliser un tel sondage "est apparu à la fois pertinent" et "conforme aux termes du débat public en cours", a expliqué l'Institut, précisant que les pictogrammes controversés n'ont pas été soumis aux sondés.

Dans une vidéo publiée sur sa web TV, Marianne s'est également défendue par la voix de son journaliste Hadrien Mathoux, qui a évoqué des attaques "pour la plupart très injustes" et expliqué l'intérêt du sondage pour l'hebdomadaire sur un sujet "au coeur du débat public".

"On considère que c'est dans notre ADN de ne pas chercher à casser le thermomètre sur les sujets qui dérangeraient, mais plutôt à prendre la température" a-t-il lancé, rejetant le "procès en puritanisme sans doute dressé par des gens qui n'ont pas lu notre article".

Auteur(s): Par AFP - Paris


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