"Taxe mégot": une "nouvelle taxe sur les prix" selon Philip Morris France

"Taxe mégot": une "nouvelle taxe sur les prix" selon Philip Morris France

Publié le :

Mercredi 25 Avril 2018 - 19:43

Mise à jour :

Mercredi 25 Avril 2018 - 19:56
© THOMAS COEX / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Le cigarettier Philip Morris France a estimé mercredi que la possible mise en place d'un nouveau prélèvement pour financer le ramassage des mégots jetés au sol n'était autre "qu'une nouvelle taxe sur les prix".

Le gouvernement français, qui souhaite supprimer pour quelque 200 millions d'euros de taxes à faible rendement dans le cadre du budget 2019, propose notamment la mise en place d'un nouveau prélèvement pour financer le ramassage des mégots jetés au sol.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a toutefois assuré qu'il n'y aurait pas de "taxe mégot", "ni pour les consommateurs ni en répercussion sur le prix du tabac".

Le gouvernement avait indiqué lundi, en présentant sa feuille de route pour l'économie circulaire et le recyclage, vouloir "mobiliser les producteurs de cigarettes pour gérer les mégots" afin qu'ils "contribuent à financer le ramassage".

Dans un communiqué publié mercredi soir, Philip Morris France a dit sa "surprise" face à "cette annonce de possible création d'une éco-contribution pour la gestion écologique des mégots qui n'est rien d'autre qu'une nouvelle taxe sur les prix et en définitive sur tous les consommateurs adultes".

Elle accentue(rait) "un peu plus encore la pression à la hausse sur les prix de vente au détail des produits du tabac, quelques semaines après des augmentations massives qui sont entrées en vigueur après homologation le 1er mars 2018", dit Philip Morris France.

Elle "n'a fait l'objet d'aucune consultation préalable des acteurs concernés", regrette le leader du secteur.

"Une nouvelle taxe sur les mégots ne règlera absolument pas la problématique des mégots jetés sur la voie publique", estime-t-il, jugeant "nécessaire de faire évoluer les comportements des consommateurs au travers de campagnes d'éducation et de sensibilisation auxquelles Philip Morris France et l'ensemble des acteurs de la filière pourraient utilement être associés".

"Les mégots jetés par les fumeurs dans la rue coûtent cher car il faut les ramasser. Rien que pour Paris, ce sont deux milliards de mégots par an qui sont jetés", a expliqué sur BFMTV la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson.

"Ce que nous allons mettre en place avec le ministère de l'Ecologie, c'est travailler sur la filière, avec un principe pollueur-payeur", a indiqué Gérald Darmanin, tout en promettant que "ce ne sont pas les Français qui vont payer une taxe sur les mégots".

Le cigarettier Philip Morris France a estimé mercredi que la possible mise en place d'un nouveau prélèvement pour financer le ramassage des mégots jetés au sol n'était autre "qu'un


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