Poutine assure vouloir poursuivre le transit de gaz via l'Ukraine

Poutine assure vouloir poursuivre le transit de gaz via l'Ukraine

Publié le :

Vendredi 18 Mai 2018 - 15:50

Mise à jour :

Vendredi 18 Mai 2018 - 16:04
©DR
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Par AFP - Sotchi

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Vladimir Poutine a promis vendredi de poursuivre le transit de gaz russe via l'Ukraine à condition qu'il soit rentable, après le lancement du projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne via la mer Baltique, critiqué par Kiev et certains pays européens.

"Après le lancement de Nord Stream 2, l'arrêt du transit de gaz par l'Ukraine n'est pas envisagé. Les livraisons seront poursuivies si elles s'avèrent fondées et opportunes pour les acteurs économiques", a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a demandé de son côté des "garanties" en ce sens pour Kiev.

"Nous avons toujours vu ce projet comme exclusivement économique et nous l'avons toujours tenu en dehors de tout processus politique", a affirmé M. Poutine.

Nord Stream 2 vise à doubler d'ici fin 2019 les capacités de son grand frère Nord Stream 1, et permettre à davantage de gaz russe d'arriver directement en Allemagne via la mer Baltique, donc sans passer par l'Ukraine.

Plusieurs pays, Pologne en tête, s'opposent à ce projet qui doit aboutir à réduire le transit de gaz russe via l'Ukraine, dénonçant sa portée politique.

"Le rôle de l'Ukraine comme pays de transit doit être conservé et l'Allemagne est prête à jouer à son rôle en ce sens", a déclaré pour sa part Mme Merkel, selon des propos traduits en russe.

"Nous voyons également Nord Stream 2 comme un projet économique, mais il y a aussi d'autres composantes et c'est pourquoi il faut réfléchir à des garanties pour l'Ukraine", a-t-elle ajouté.

Pour le gouvernement allemand, Nord Stream 2 vise à mettre ses approvisionnements à l'abri des tensions russo-ukrainiennes, le gazoduc, qui doit entrer en service en 2019, contournant l'Ukraine.

La vice-secrétaire d’Etat américaine Sandra Oudkirk, chargée des questions énergétiques, a de son côté critiqué Nord Stream 2, qualifiant le projet de "mauvaise idée".

"Nous serions ravis si le projet ne voyait pas le jour ", a-t-elle affirmé dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, rappelant que des sanctions votée contre la Russie en août dernier par le Congrès américain permettaient à Washington de sanctionner à tout moment des entreprises, y compris européennes, impliquées dans des projets de gazoducs avec la Russie.

"On ne peut pas faire confiance aux garanties russes", a-t-elle encore jugé en référence aux assurances russes sur le maintien d’un transit gazier via l’Ukraine.

burs-pop/gmo/neo/eb

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