Interpellation d'Eric Drouet: LFI et RN dénoncent une répression par l'exécutif

Interpellation d'Eric Drouet: LFI et RN dénoncent une répression par l'exécutif

Publié le :

Jeudi 03 Janvier 2019 - 10:48

Mise à jour :

Jeudi 03 Janvier 2019 - 10:50
© Alberto PIZZOLI / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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La présidente du RN Marine Le Pen et le député LFI Eric Coquerel ont dénoncé jeudi respectivement "la violation systématique des droits" des opposants et une "persécution", au lendemain de l'interpellation d'un représentant controversé des "gilets jaunes" Eric Drouet.

"Les vœux de hargne du 31 décembre et la violation systématique des droits politiques de ses opposants dessinent un visage terriblement inquiétant d'Emmanuel Macron", a estimé sur Twitter la cheffe du Rassemblement national, sans citer nommément les "gilets jaunes" qu'elle soutient.

La finaliste de la présidentielle de 2017 ajoute que "le jeune homme (Macron, ndlr) empreint de bienveillance et symbole d'un +nouveau monde+ était une imposture".

Le député Eric Coquerel s'est indigné pour sa part sur FranceInfo d'une "vraie persécution" contre M. Drouet et les "gilets jaunes", critiquant le "deux poids, deux mesures" de l'exécutif.

"D'un côté, on a Éric Drouet, arrêté de nouveau hier soir avec quelques-uns de ses amis +gilets jaunes+ uniquement pour avoir rendu hommage à tous les +gilets jaunes+ tués ou blessés. Et de l'autre côté on a (Alexandre) Benalla qui est au Tchad et qui fait à peu près ce qu'il veut avec plusieurs mises en examen", a dénoncé l'élu de Seine-Saint-Denis en référence à l'ancien conseiller du chef de l'Etat.

"On a appris aussi, hier, par exemple, que désormais les gendarmes donnent des amendes très fortes aux +gilets jaunes+ qui occuperaient des ronds-points, donc manifestement c'est une répression très forte qui est décidée", a-t-il ajouté.

Le député LFI a également critiqué la "calomnie qui se met en place" à l'encontre d'Eric Drouet, à l'égard duquel Jean-Luc Mélenchon avait exprimé sa "fascination".

"Vu la situation politique dans ce pays, c'est-à-dire le fait qu'on a vécu depuis des décennies l'idée que la droite et la gauche faisaient la même politique, il est pas très étonnant qu'un des personnages soit quelqu'un qui ne se réfère pas forcément à une attitude partisane", a jugé M. Coquerel.

Le chef de file des Insoumis avait aussi pris la défense d'Eric Drouet mercredi soir après son placement en garde à vue pour avoir organisé une manifestation sur les Champs-Elysées sans autorisation. "De nouveau Éric Drouet interpellé. Pourquoi ? Abus de pouvoir. Une Police politique cible et harcèle désormais les animateurs du mouvement gilet jaune", avait-il tweeté.

Marine Le Pen en octobre 2018 à Rome


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