Mélenchon: "Wauquiez s'est pris une lourde attaque globale du parti médiatique"

Mélenchon: "Wauquiez s'est pris une lourde attaque globale du parti médiatique"

Publié le :

Lundi 26 Février 2018 - 23:16

Mise à jour :

Lundi 26 Février 2018 - 23:18
© boris HORVAT / AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Jean-Luc Mélenchon a dénoncé lundi "une lourde attaque globale du parti médiatique" ayant visé le président des Républicains Laurent Wauquiez, regrettant qu'on ne puisse "plus nulle part parler librement", la presse étant devenue selon lui "la première ennemie de la liberté d'expression".

"Wauquiez s’est pris une lourde attaque globale du parti médiatique. +L’affaire+ est ridicule: trois phrases volées dans une conférence", affirme le chef de file des Insoumis sur son blog, à propos de la polémique déclenchée par des propos du président des Républicains, enregistrés à son insu dans une école de commerce de Lyon, peu amènes envers Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou Valérie Pécresse.

"Mais +l’affaire+ a tenu cinq jours de médias. Sans aucun contenu, l’opération est destinée à empêcher la droite de se regrouper autour de son parti traditionnel au moment où l’opération +Macron chef de toutes les droites+ a du plomb dans l’aile du fait des sondages", ajoute le député des Bouches-du-Rhône.

"Déjà, Wauquiez a appris l’essentiel: ne pas reculer. Et même prendre appui sur l’effet voulu par la pauvre cloche de journaliste à la manoeuvre. En effet, la plupart d’entre eux (ndlr: les journalistes) ne connaissent de l’art du combat que les méthodes des coups tordus des salles de rédaction. Ils ne savent rien de la façon avec laquelle se construit l’opinion populaire qui nous intéresse. Leur culture de classe les handicape", affirme-t-il également.

Selon M. Mélenchon, dans cet "épisode des +écoutes aux portes+, Wauquiez a fortifié son autorité et s’est débarrassé d’une nouvelle poignée de traîtres. De son point de vue, il s’est renforcé. Autant de tireurs dans le dos de moins pour le prochain épisode".

"Quant à nous, nous avons dû subir +l’affaire des comptes de campagne+", dénonce-t-il. "Un pur coup monté. En première ligne : France inter, France info et le +service enquête de radio France+, nom pompeux pour une équipe de bras cassés, une sorte de CIA médiatique vouée à propager les dénonciations, même pas très anonymes dans notre cas, et à organiser des +coups+ déstabilisateurs".

La Commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février ceux des onze candidats à l'élection présidentielle, mais en retranchant un certain nombre de dépenses, notamment concernant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon à Marseille, le 19 janvier 2018

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