Quatennens: la question de la succession de Mélenchon "ne se pose pas"

Quatennens: la question de la succession de Mélenchon "ne se pose pas"

Publié le :

Lundi 29 Octobre 2018 - 19:20

Mise à jour :

Lundi 29 Octobre 2018 - 19:22
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Par AFP - Lille

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Le député La France insoumise du Nord Adrien Quatennens a estimé lundi que la question de la succession de Jean-Luc Mélenchon "ne se pose pas", alors que le parti tente de reprendre la main depuis les perquisitions chez LFI.

"Beaucoup ont essayé durant ces événements d’opposer Jean-Luc Mélenchon aux jeunes du mouvement. Moi, j’ai une conviction profonde: c’est Jean-Luc Mélenchon qui a tout défriché", a-t-il déclaré dans un entretien à La Voix du Nord. "Nous sommes le fruit de son travail. Moi y compris, je suis un pur produit de son travail. La question de sa succession ne se pose pas".

"Il y a entre Jean-Luc Mélenchon et moi une relation de confiance. Une complicité. J’ai pour lui de la reconnaissance et de l’affection", a-t-il ajouté à la veille du meeting que doit tenir à Lille mardi soir le leader de LFI.

Ce sera le premier discours du député des Bouches-du-Rhône depuis les perquisitions menées le 16 octobre aux sièges de LFI et du Parti de gauche ainsi qu'à son domicile et chez plusieurs de ses proches.

Jean-Luc Mélenchon s'était alors opposé avec virulence à ces perquisitions, diligentées dans le cadre d'enquêtes préliminaires sur les emplois présumés fictifs d'assistants de députés européens et les comptes de campagne de la présidentielle de 2017. Il s'en est par la suite pris aux journalistes et a affirmé que "le coupable du coup-monté est à l'Elysée".

"Je ne demande à personne d’excuser sa colère, mais de la comprendre. Elle s’est exprimée quand il a appris que plusieurs de ses collaborateurs avaient été perquisitionnés aussi", a poursuivi M. Quatennens. "Jean-Luc Mélenchon n’est pas mégalomane. Il a réagi ainsi parce qu’il a été attaqué sur ses fondements".

Et d'ajouter: "Quand le chef de famille est attaqué, je prends ma part de responsabilités, dans la mesure qui me semble être la bonne. Personne ne m’a obligé. Et j’ai répondu aux sollicitations des journalistes".

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