La CFDT menace de se mobiliser, mais pas le 9 octobre avec la CGT et FO

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 13 octobre 2017 au palais de l'Elysée à Paris - © Bertrand GUAY / AFP/Archives


Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, ne s'interdit pas une mobilisation dans l'hypothèse où le plan pauvreté ne serait pas à la hauteur, par exemple, mais refuse de s'associer à celle du 9 octobre, lancée notamment par la CGT et FO.

"On ne fera pas ce cadeau au gouvernement de donner le sentiment que le syndicalisme est une machine à enclencher les mobilisations sans finalités particulières pour les salariés", argumente-t-il dans un entretien publié lundi dans Le Monde.

Toutefois, "s'il y a besoin de se mobiliser, on le fera", promet-il, notamment "si la stratégie pauvreté n'est pas à la hauteur, si le plan hôpital n'a pas un volet ressources humaines, s'il n'y a pas de corrections des annonces faites pour les retraités".

"Mais le côté +on se réunit fin août et on fait une mobilisation (en) octobre contre la politique du gouvernement+, ce n'est pas notre conception de l'utilité du syndicalisme et de son efficacité", insiste-t-il.

La CFDT ne s'associe pas non plus à la journée d'actions lancée le 18 septembre par la CGT et Sud-Rail à la SNCF, Laurent Berger refusant de "rejouer les batailles menées". La loi de réforme ferroviaire "est votée, maintenant il faut regarder comment on pèse sur les négociations sur la convention collective de branche".

La CGT, FO, l'Unef et les lycéens de l'UNL ont appelé le 30 août à "une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne" pour protester contre la politique "idéologique" du gouvernement.


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