Macron dans un collège de Laval pour la rentrée scolaire

Emmanuel Macron a été accueilli lundi matin dans un collège de Laval où il a assisté à la rentrée des classes des élèves de 6e, à la veille de l'annonce du remaniement à la suite de la démission de Nicolas Hulot. - © LUDOVIC MARIN / POOL/AFP


Emmanuel Macron a été accueilli lundi matin dans un collège de Laval où il a assisté à la rentrée des classes des élèves de 6e, à la veille de l'annonce du remaniement à la suite de la démission de Nicolas Hulot.

"Comment ça va les enfants?", a lancé le président en arrivant au collège Jules-Renard, où l'ont accueilli une douzaine d'élèves jouant de la percussion dans le cadre de la "rentrée en musique".

Accompagné du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d'Etat chargée des handicapés Sophie Cluzel, Emmanuel Macron est ensuite entré dans une classe de 6e de 27 élèves. Le professeur a expliqué le nouveau système des "devoirs faits", une nouveauté de la rentrée. "Qui veut le faire?", a demandé le président. Une quinzaine d'élèves ont levé la main.

Le chef de l'Etat doit inaugurer ensuite le nouvel internat du collège avant de déjeuner à la cantine avec des élèves et des enseignants. Le début d'après-midi sera consacré à la classe Ulis, adaptée aux élèves atteints de troubles cognitifs ou mentaux.

Emmanuel Macron veut promouvoir les internats, qu'il considère comme un "formidable levier de justice sociale", alors que seuls 4% des élèves du secondaire public étaient internes en 2016.

En 2017, il s'était rendu dans une école primaire de Forbach (Moselle) pour vanter les classes de CP à 12 élèves dans les quartiers défavorisés.

Après avoir quitté le collège, en milieu d'après-midi, Emmanuel Macron devrait rencontrer les élus locaux à la préfecture.

Ce déplacement en région est le premier depuis son retour de vacances, après trois jours passés au Danemark et en Finlande où il a vanté le modèle social danois et plaisanté sur les "Gaulois réfractaires au changement", phrase très critiquée par ses opposants.

Sa journée d'immersion à Laval précèdera un mardi-clé, avec l'annonce attendue du nom du remplaçant de Nicolas Hulot et une réunion à l’Elysée sur le prélèvement à la source, avec le Premier ministre Edouard Philippe et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics.

Aucun favori ne se dégage pour l'instant pour prendre le portefeuille de Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit ayant annoncé dimanche soir avoir renoncé, en accord avec le chef de l’Etat.

Quant au prélèvement à la source, objet de déclarations contradictoires au sein du gouvernement, le président devrait réclamer mardi à Gérald Darmanin, qui pilote la réforme, les garanties précises dont il a fait la condition pour donner son feu vert.


Voir la version optimisée mobile de cet article