Maëlys: nouvelle enquête du parquet pour violation du secret de l'instruction

Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour violation du secret de l'instruction suite à une information du Dauphiné Libéré annonçant une reconstitution dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Maëlys. - © PHILIPPE DESMAZES / AFP/Archives


Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour violation du secret de l'instruction suite à une information du Dauphiné Libéré annonçant une reconstitution dans le cadre de l'enquête sur la disparition de la petite Maëlys.

Sur son site internet, le quotidien régional a indiqué samedi après-midi, qu'une "reconstitution de la mort de Maëlys est prévue ce jeudi 13 septembre, à cheval sur les départements de l’Isère et de la Savoie".

Dans un communiqué, le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat "précise qu'il n'est pas informé de cet acte judiciaire" et "qu'il en demandera le report quand l'ordonnance prévoyant cet acte lui sera notifié, comme le prévoit le code de procédure pénale", écrit-il.

Il fait également savoir "qu'il déclenche une nouvelle enquête pour cette nouvelle violation du secret de l'instruction".

Il s'agit de la deuxième enquête ouverte suite à des "fuites" dans la presse, dans le cadre de cette même affaire.

La première, ouverte près de deux mois après la mort de la fillette, "est toujours en cours", précise le procureur à l'AFP.

Elle avait été confiée à la police, alors que l'enquête est menée sur le terrain par la gendarmerie.

Cette nouvelle "fuite à des conséquences: annoncer à l'avance une reconstitution dans ce type d'affaire très médiatisée relève de l'inconscience", assène M. Coquillat.

Cela fait plus d'un an que Maëlys De Araujo, insouciante petite fille brune de 8 ans en robe blanche, a disparu lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère) dans la nuit du 26 au 27 août 2017.

Il faudra attendre près de six mois pour que Nordahl Lelandais, présent au mariage et acculé de preuves matérielles, avoue en février le meurtre "involontaire" de l'enfant et conduise les enquêteurs jusqu'aux restes de Maëlys dans le massif de la Chartreuse.

Le mis en cause a alors expliqué la mort de Maëlys par un coup porté au visage, alors qu'elle paniquait dans sa voiture dans laquelle elle était montée pour aller voir ses chiens.

Il a été mis en examen pour "enlèvement" et incarcéré le 3 septembre dernier, puis pour "meurtre" fin novembre.


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