SNCF: la CGT et Sud-Rail envisagent une grève le 18 septembre

La CGT-Cheminots et Sud-Rail envisagent une nouvelle journée de grève le 18 septembre, moins de trois mois après la fin du mouvement commun contre la réforme ferroviaire, a-t-on appris jeudi de sources syndicales. - © JOEL SAGET / AFP/Archives


La CGT-Cheminots et Sud-Rail envisagent une nouvelle journée de grève le 18 septembre, moins de trois mois après la fin du mouvement commun contre la réforme ferroviaire, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

"La CGT a proposé une journée de mobilisation le 18 septembre, cette proposition sera soumise à la consultation de nos structures régionales (respectives) en début de semaine prochaine", a indiqué à l'AFP Erik Meyer, porte-parole de Sud-Rail, à l'issue de la réunion entre les quatre organisations représentatives du personnel de la SNCF.

L'Unsa-Ferroviaire et la CFDT ont refusé le principe d'une nouvelle grève lors de cette réunion, a précisé la même source.

"On n'a pas réussi à trouver d'accord pour une action", a confirmé Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire. "Nous donnons priorité à la négociation, sans écarter la possibilité d'actions, mais notre priorité est la négociation".

A partir de 2020, les nouvelles recrues de la SNCF ne seront plus embauchées au statut. Une convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire doit fixer leur cadre de travail d'ici là.

La commission mixte paritaire en charge de négocier cette convention se réunit le 18 septembre, d'où le choix de cette date pour une nouvelle mobilisation.

L'unité syndicale est fissurée depuis que la CGT, premier syndicat représentatif, a appelé seule -- de façon "unilatérale" disent les autres organisations -- à des grèves nationales après la dernière date de mobilisation fixée par l'intersyndicale au 28 juin.

"Il n'y a pas d'unité entre nous sur le plan de la mobilisation mais il n'y a pas de rupture non plus", a indiqué Roger Dillenseger. "Les élections professionnelles de novembre ne vont pas faciliter les relations entre syndicats mais nous nous sommes parlé normalement".


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